Posts Tagged ‘Canadien’

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Le hockey pour les filles: Jean Perron, super héros ou quand les femmes s’en mèlent

février 17, 2009

Jean Perron est un héros.

Son aveu format potin digne d’une Une d’un magazine d’épicerie a sauvé ma saison, nous a sauvé…de l’ennuie. Quand le sport, opium du peuple, va mal, il reste les deux autres S pour se divertir.  Sport-Sex-Sang. Le potinage de haut niveau, ça s’est du sport.

Mais ces choses avaient à être dites, je pense. Qu’on prenne conscience de la face non glorieuse des Glorieux. Quand Perron a ouvert la bouche, hier, ce qu’il a dit a saisis tout le monde. Perron a des sources, Perron a dit des choses sensées, et il s’est passé 2 choses: j’en ai oublié les peronnismes et les gars de 110%, eux, en ont oublié de l’interrompre. Tout un exploit.

Bon, l’idée générale n’a sorti personnes de ses chaussures: les hockeyeurs sont sur le party. Big deal! Sauf qu’il a dit des noms, nous faisant vivre, du coup, un comeback des 3 amigos. Kostitsyn, Higgins, Price.  Et Perron aurait pu rallonger la liste.

Si tel est le mal qui ronge cette saison, il va falloir que la direction du Canadien prenne des mesures drastiques comme faire fermer le Club Opéra, repaire notoire des joueurs de hockey et des lapines à rondelles ou un retour à la prohibition.

Sinon, aux grand maux les grands moyens: le hockey pour les filles demande la collaboration de toutes les jolies (ou pas) jeunes filles  de Montréal et nous vous invitons à l’abstinence. Grève générale illimitée: le régime sec. Pas de party, pas de bisoux, pas de party de jambes: aucun partage de fluide avec tout joueur du CH jusqu’à ce qu’il retrouve le chemin de la victoire.

Mesdames, mesdemoiselles, l’avenir de la Nation est entre vos mains!

Note: Passez le message à nos soeurs de Hamilton.

_____Le hockey pour les filles est une chronique pour mon amie Mimi. Mimi,t’as raison, on devrait même se mettre au jogging et aux cols roulés. Ça, c’est un levier de pouvoir.

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Le hockey pour les filles: Parfum de femmes en terre d’hommes

février 12, 2009

Voyage dans l’Ouest

J’avais pourtant l’impression qu’on avait fait suffisamment de pas depuis l’époque où nos parentes brûlaient leurs dessous sur la place publique; qu’on pouvait passer à un autre appel.

Et pourtant.

On annonçait cette semaine que l’émission de fin de soirée de RDS allait être animé par des femmes. Bien sûr, bon nombre d’hommes et de femmes appuient l’initiative, même s’il a été souligné que l’événement semble être un peu une façon de s’excuser du peu de temps de micro offert aux dames. Bémol pertinent.

J’ai lu, aussi, les pires horreurs. Ma préférée: les femmes n’ont pas le gène du hockey. Yes ma’hame! Génétique, le hockey, semble t-il. Si ce sport est génétique, pourquoi n’y a t-il pas plus de Frères Staal? Pourquoi Wayne est-il le seul joueur valable de sa lignée? Et une pincée  de hockey dans les chromosomes  XY, rien, dans le XX? Vous êtes sûr que ça ne se transmet pas par frottement?

Alors qu’on célèbre le 200 ième de Darwin, on se demande vraiment si le fait que ce genre d’idée existe toujours n’est pas le signe de l’échec de sa théorie… Sélection naturelle ? Comment ce passéisme est-il encore possible ?
Ou alors il reste toujours sur terre des Néandertaliens avec qui on doit coexister…

Paradoxalement : L’Antichambre est un format show de chaise que je soupçonne avoir été conçu pour plaire à ces…quoi, plus ou moins 40% de femmes qui regardent le hockey sur ce poste en réponse à ces émissions de fin de soirée teintées de testostérone. Format d’émission typiquement destiné aux femmes… et qui est quand même en voie d’extinction.

J’ai écouté, ce soir, l’Antichambre version Ladies.
Paradoxalement : J’ai noté peu de débordements hystériques alors que la situation du Canadien est gravissime. Mais je pense que ce n’est pas tant le fait d’entendre des femmes que d’AUTRES intervenants qui était rafraîchissant. Des individu(e)s capables d’amener un point de vue nouveau dans cette tempête, moi, j’ai aimé. Une lumière dans cette grisaille. Presque fluo.

À entendre tant de commentaires négatifs sur cette incursion des filles en terre des hommes… je sais pas, j’étais drôlement restée sur l’idée qu’on était en 2009. 

 

Le hockey pour les filles est une chronique pour Mimi. Le hockey est une affaire de filles…ce soir, en tout cas.

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Le hockey pour les filles: De Buffalo à Boston: une dose d’humilité (voyage à Bû-ffa-lo, deuxième partie)

octobre 16, 2008

Juste après Buffalo.
Par Miss Miller

Veni. Vedi. Pas Veci.

Mais j’en ai rien à battre. Je suis allée à Buffalo pour voir l’amour de Buffalo pour les Sabres. De fan à fan. Et j’ai compris mais à retardement.
Sur le coup j’étais dans le noir.  Pourtant je devais voir bleu et jaune.

Avant la partie, sur le parvis du HSBC, l’ambiance est fraternelle. Il y a un dialogie entre les Bleus et les Rouges.

Sur les trottoirs de la ville, une vague déferle. Des Sabres’ jerseys all over the city. Parce qu’ils sont hockey, comme des dingues et/ou parce qu’il n’y a rien au TNM ou au Club Soda de Miller Land. Il y a pas mal de bleu-blanc-rouge, aussi, sur les pavés ce soir-là. Des fans Québécois qui ont abdiqués : des billets scalpés pour le Centre Bell ou un voyage au HSBC, so far, prennent le même espace sur une visa, alors pourquoi pas se road tripper.

Après la défaite, on s’est fait ramassé. Solidement.  De la haine au pouce carré; ça faisait mal. J’ai vu dans les yeux des Buffaliens, un plaisir absolument sadique de nous voir incliner la tête. On ne s’est pas ramassé de pieuvre sur la tête, thank god, on n’est pas à Détroit, mais une pluie d’insultes. Un sentiment laid mais légitime. J’ai aimé Buffalo, pas les go-back-home.

J’ai compris plus tard.  En route pour Toronto via Nigagara falls (what the f… il y a à faire là-bas, je n’ai bien saisis), la lumière rouge s’est allumé: we deserved it.

Je veux dire la haine.

Pour les gens de Buff, nous sommes premiers au classement, nous sommes équipe de stars. Nous sommes avantage-numérique, talent, gardien vedette. Nous sommes organisation légendaire, 24 Coupes Stanley, hall of fame. On vient les baver, avec nos gilets glorieux.

Nous sommes conquérants.

Je suis allée à Bu-ffa-lo. Voir mes 2 équipes. Et j’ai compris plus tard, sous l’orage d’insultes, que pour les autres, on était surtout des arrogants gagnants. Comme une invasion en territoire ennemie. Je me suis sentie en Afghanistan. Me serais injectée de l‘humilité.

Mea Maxima culpa.

***

Normand Land. Ce soir. Bah, c’est la Montréalo-ouverture.

Je suis arrivée en retard, 2 iéme période, shame on me. La première étant superbe, je suis allée rejoindre des copains, dans un bar, près de chez-moi.

Damn.
N’aurait pas dû bouger, la fille. (Huuuuum, Bob, on n’est pas doué pour les openings, on dirait?!) Ça m’a enlevé toute pulsion conquérante. À 55 secondes de la fin, je (et les autres) suis devenue particulièrement humble.
Grosse dose d’humilité.
On va pas perdre l‘ouverture?

***

Pas tant l’fun parce que Max a scoré.
Pas tant parce Max a une nouvelle coupe de cheveux.
Pas tant parce que Ryder n’a pas compté, en fusillade.
Pas tant le 4-3 MTL.

La victoire donne un rush.
Just great to be back home, sweet home.

Le hockey pour les filles est une chronique pour mon amie Mimi. Mimi…Tu étais là; gagner n’égal PAS bien jouer.

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Le hockey pour les filles: Approche formelle et symbolique d’un jersey: (voyage à Bû-ffa-lo, première partie)

octobre 12, 2008

9 octobre ou Buffalo moins 1 jour.
Par Miss Miller

Il y a 4 billets sous 4 magnettes de 4 frigos déssimées à travers l’Île, près depuis 4 semaines. Sur le calendrier, vingt-huit grands X, chemin de croix de notre attente vers le match d’ouverture du CH, à Buffalo. Un rayon X de ma valise dévoilerait 2-3 vêtements, 4 paires de chaussures, autant de cameras et une absence absolue…de jersey!

On ne se tape PAS 1000 KM pour aller (-retour) voir une partie de hockey sans jersey. C’est inscrit au code pénal.

Pourtant, j’hésite.

Indécise, je tergiverse, j’hésite, je gosse, je niaise.
Totalement incapable de faire mon choix de numéro de joueur: je les aime tous et puis, j’ai le CH déjà scarifié sur le coeur… Mes coéquipiers de voiture ont déjà le 84, le 31 et… bon Gab a pas de numéro mais il a acheté un chandail vintage en laine, ça compense. À 24 heures du depart, je porte le doute, l’angoisse vestimentaire comme survêtement.

Mimi:
«Ok ben prend Miller! Tu vas à Buffalo, prend Miller. Jersey des Sabres.
–    Trop fille.
–    Je ne veux pas que ça t’arrive comme une surprise, mais… T’es. Une. Fille.
–    Parfait…Trouve ça, Miller 30, taille 3, à Montréal, un 8 octobre.

Finalement decidée à le porter, trop tard pour le trouver sur E-Bay, je l’ai… ben scrapbookée!

Pile: Le Bû-ffa-lo

L’étape du devant est simple: un t-shirt blanc, un logo des Sabres, imprimé sur du A4, inversé horizontalement sinon, votre Bû-ffa-lo, il va être ouest-est au lieu d’est-ouest et puis, ça va changer tout le sens de l’oeuvre. J’ai sous-traité la chose au gars de la photocopieuse et ça s’est passé A1.

Face: Le Miller

Ça s’est compliqué là.

Je suis entrée au Sport EX à 19h40. Légèrement dernière minute.
Like a bill bull in a china shop.
Un éléphant dans un jeu de quilles.
Ou juste comme une fille.

–    Excuse-moi, on m’a dit, au téléphone, que vous posiez des noms et des numéros, sur des chandails.
–    Oui, c’est dans la section…
–    Des chandails de hockey, hen? Pas fou.

Peu confiant, le gars est allé me conduire jusqu’à la dite section en général et à Nicolas, en particulier. Nicolas-de-la-section-hockey doute, mais plein de bonne volonté, me réfère à Rémi-le-responsable qui tout de suite, hésite: indécis «c’est qu’on a pas de technicien, mais, heu, attend…»Et comme ça, pendant 20 minutes, on me balle de ping pong dans tous les coins du Sport Expert sous le regard amusé d’au moins 16 gars. Finalement, retour à Rémi en zone centrale qui allume enfin: «Manu! Manu est capable, de faire un t-shirt!»

Passe à Manu.

***
20h40.

Les gars du sportex m’attendent, fiers comme s’ils venaient de sauver un vie mais en plus important. Ils sont 16, au moins et je me dis que pendant cet épisode, cette succursale a fait mon16 $ de lettrage et rien d’autre, comme profits.  Manu, mon héros, flip le chandail:

M.I.L.L.E.R
30

Une perfection.
Wow! Les gars! En plus il n’y a même pas de fautes! (Merde, je l’ai dit à voix haute…)

« Oui, dit Manu, le chouette processeur de jersey, mais on a vérifié sur internet!»

La crise vestimentaire est un problème de fille qui, turns out, a parfois besoin de solutions de gars…Merci Manu.

Le hockey pour les filles est une chronique pour mon amie Mimi. Mimi…si on choisissait en fonction du potentiel de magasinage, j’irais plutôt voir un match Mtl-Rangers à l’étanger.

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Le hockey pour les filles: Fous de même.

octobre 5, 2008

No semaine land avant la saison
Buffalo – 6 jours.
Par Miss Miller

Folle de même.

En vrai, c’est un fantasme que j’avais depuis…iiiiishh…longtemps.

ll y a 2 ans, lors d’un duel Montréal- Buffalo, j’avais eu 2 révélations.

A) Buffalo nous en sacrait une sincère à chaque occasion.
B) Leur gardien avait les sourcils pas-au-même-niveau.

Comme mon amour du hockey n’a d’égal que les bizareries…

Bah, bref, du coup, mon amoureux de l’époque, Christo et moi, on est devenus des fans indéfectibles des Sabres et de Miller, Ryan. Ils garochaient, cette année-là, avec Drury et Brière… Quand Afinogenov se lançait vers Huet et sortait Souray de ses chaussures, je me cachais les yeux derrière un coussin, terrorisée. Armée puissante, les Sabres, cette années–là. Sortis trop tôt des séries par les Sénateurs, j’avais eu un craquement au coeur en voyant le gardien recrue pleurer sur la glace.

Depuis, they are my second best.

Alors je demandais, une fois de temps en temps, à mes copains:
«Et si on allait voir un match, à Buffalo?»
«Ban oui, ben oui, on devrait. »
On s’est dit ça pendant 2 ans.

***
Ce que j’aime, de Buffalo, c’est le…la…gestion des capitaines: frise la schizophrenie.

En 2006, z’en avait 2. Deux capitaines, autant bons l’un que l’autre, inspirants, du reste, et ont amené loin l’équipe en série. J’aimais l’idée de 2 capitaines. Je connais une autre équipe qui pourrait étudier le projet.

Visiblement, ils ont fait une erreur de calcul pendant cet été-là. Ou de stratégie.
Ils ont perdus et l’un, et l’autre, autonomes, sont partis.
Pendant l’été sans «C», je me questionnais et ne voyais que le gardien pour prendre la relève. Miller étant le leader… J’ignorais cependant que les «G» ne portent pas le «C» et fut surprise la saison venue.

Lindy Ruff, coach des Sabres devant l’Éternel, est pour la capitainerie, un vrai artiste experimental. Il repousse les limites du genre.

En 2007, au lieu de questionner le leadership des membres de son équipe, il a fait le test. Le capitaine a changé à chaque mois, les assistants aussi, en rotation. Toi, là, l’jeune qui a 5 buts, trois passes, ça te tenterais-tu, d’avoir le «C»?

Employé-du-mois-kind-of-thing…

(Hum, non, Mimi, je sais pas s’ils ont des velcros, ou s‘ils coudent les lettres eux-mêmes…)

À l’aube de la saison 2008-09, nul ne sait ce que nous reserve Mister Ruff?

Fou de même. But I do believe in Lindy.

***

Folle de même, donc.

Le calendrier de la saison est sorti, fin-août, tel un verdicte: premier match de la saison 2008: Montréal-Buffalo. Je veux dire à Bû-ffa-lo!

– Hey! Le premier match de la saison est à Buffalo! Heille! Waaaaaa! Wouououohoue! Malade! Hey! On va à Buffalo?

– Okay! Oui! Non! C,esgt ou quand! mallade je sais pas j’ypens e en parle à m ablonde ça serait cool, why not!

On a finalement budgeté pour oui. Fou de même, on va à Buffalo. Le 10 octobre 2008.
Le. Billet. Est. Sur. Mon. Frigo.

***

Okay, c’est où, Buffalo?!

Le hockey pour les filles est une chronique pour mon amie Mimi. Mimi, Je sais pas trop ce que je peux te ramener de Buffalo, hormis des ailes de poulets…

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Le hockey pour les filles: Beaucoup de mots pour rien: le camp est un placebo.

octobre 5, 2008

Dernier match hors-concours.
Buffalo – 7 jours.

Par Miss Miller

Ça me tourne dans la tête depuis le début du camp d’entraînement comme une roulette à hamster.        Trop de mots. Pas assez hockey. Trop de mots.

Ce camp est un allumeur inconscient qui me titille, m’allume, me hook, me nargue puis me laisse insatisfaite. Depuis 2 semaines, on est noyé dans une mer d’informations sur les recrues et autres bébés joueurs qui finiront, en Ontario ou sur la Côte Est, sur le conflictuel calcul des minutes d’avantage numérique, ou sur la surabondance de talent.

Mais on n’en voit rien.
On a télévisualisé 8 heures sur 15 jours. (Le petit Max est bon? Ah ben si vous le dites…)

C’est aguicheur et ça m’agace, le camp.
Parce qu’on entend trop et ne voit rien. La pré-saison est un festival du show de chaise, où on m’explique Pacioretty, me raconte Mini-Streit ou le dilemne Lapierre-Chipchura.

Les émissions des sports deviennent des copines.

Guillaume a perdu du poid.
Kovalev a perdu quelques livres, question d’avoir l’air plus jeune.
Carey a perdu beaucoup de poid: 27 livres. Et tout-le-monde-en parle.
(Bon, d’accord, la plupart des gens que je connais perdent ça et on les hospitalise, mais Price perd ça, à 255 livres, on peut se détendre…)

Hockey?
C’est grand. Ça parle fort. Ça a de la barbe, mais quand ça parle de kilos, ils ne sonnent pas quand même un peu comme des pré-ado-rexiques?  C’est même pas permis dans les soirées de filles, de parler de poids comme ça! Basta la balance!

Je te dis, Mimi, trois jours, là-dessus, le poids de notre gardien.
Est-il malade? Est-il en dépression? Est-il anorexique-en-peine-d’amour-traumatisé-végétalien? A t-il vécu un traumatisme infantile qui a fait surface lors de la série Flyers–Habs?

Janette-sors-de-ce-corps!

Depuis 2 semaines, je regarde, ne dis rien et n’en pense pas moins. Je piaffe d’impatience.
Le camp est un placebo.
Parce que, contairement à l’an passé, l’alignement est constitué à 98% déjà.
Parce que bon, même Stéphane Dion sait que le capitaine, c’est plus Kovy que Koivu.
Parce que trop de mots tuent… l’envie.

J’en ai marre de cette attente.

Say no more.
Kiss me. Drop the puck.

Le hockey pour les filles est une chronique pour mon amie Mimi. Mimi, de fille à fille, mon coup de coeur du match: la nouvelle coupe de Chantal Macchabée. Je veux la même!

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Le hockey pour les filles: Party de la rentrée.

septembre 24, 2008

Roberval est hockey. Roberval a le hockey, en tout cas, ce soir.
Par Miss Miller

L’avantage quand on est un grand, c’est qu’il n’y a pas de fin officielle à l’été. Pas de sac d’école qui sent le neuf, ni crayons ou cahiers. Pas d’agenda, plus tard, ou de plan de cours. Pas de Fondement de la pratique en art dans le local B-12 (Mais où est le B-12?).

Et quand on est un grand, avec un coeur d’enfant, on a un X sur le 19 du 09: camp d’entraînement. Pendant que les nombrils verts s’agitent encore sur la glace, les grands font les examens de santé: balance, cardio, patin (oui, je sais Mimi, si Guigui sait patiner, je peux apprendre aussi). Le line up étant complet, on apprend surtout les nouveaux noms pour se faire des munitions au scrabble.

J’aime bien le camp. 52 joueurs, 300 clips de RDS  par jours, ça en fait plus à aimer. Assouvissement de la pulsion boulimique. Tu as droit au CH, aux Bouledogs, à la East Cost d’un coup, sur la même glace, en même temps. (Bon, à Halifax, il y avait surtout la East Coast…)

En fait, tout est à petite échelle, dans cette avant-saison. Un peu pas vrai, expérimental. L’apprentissage par le jeu, comme à la maternelle. Ce soir, sur la bébé-glace, la camera avec un angle de match pee-wee, une vitesse d’exécution niveau Junior, l’équipe, le débat sur les batailles en moins, les Kostitsyn(s), en plus. On dirait que les trios de Buffalo avait été tirés dans un boulier à bingo. La LNH à Roberval, vous dites? Les chandails, d’accord, les joueurs, je n’sais pas… On peut prétendre cela, avec Denis et Dennis dans les buts? C’est qui, ça, Flynn?

C’était chouette, pour Hockeyville. Classe, même. Mais ils ont eu l’équipe B – de BUF et la C+ du CH. Si on me faisait le coup…

Un peu comme une blague contextuelle. Il fallait être, là, je pense, pour vraiment l’apprécier.

****
On a tous levé les yeux au le ciel, brusquement,  admirant le grand V composé d’outardes.  Concis, Lorent a  résumé notre pensée: « Fuck, déjà?»

–    Ben oui, Lo. Les feuilles rougissent, Les oies s’envollent. Les billets de hockey aussi: c’est l’automne, Lo!

Commotionnés. Lo ne saisit pas trop l’engouement pour les tickets, mais on a senti quand même les choses basculer, fin de l’été, rentrée hockey.

__________Le hockey pour les filles est une chronique pour mon amie Mimi. Mimi, tu as brillament nommé le malaise: Glumak, ça sonne comme un ingredient louche de barre tendre chimique. Un nom comme ça, ça te défigure un line up!