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La fille est hockey: Lucky shoes, coast to coast

février 24, 2009

VAN @ MTL
Par Miss Miller

Il y a hockey night in Canada, coast to coast, ce soir.  Quand Vancouver est en ville, il y a un trait d’union hockey qui permet de former, du drop puck au sifflet, une culture commune. C’est une Vancouveroise de 15 ans qui m’a fait comprendre ça.

C’est par le biais de son professeur, un «émigrant» de la Belle Province, que j’ai fait la (web) découverte de Winnie, 15 ans, d’origine philippine, vivant à Vancouver d’une part et son amour du hockey, d’autre part.

J’avais, ce jour-là, fait allusion à ma superstition : porter des espadrilles converses rouges et blancs les soirs où ça compte. Il avait pensé nous introduire. «Les jours de match, j’ai une étudiante qui porte des converses, mais un bleu, un vert, en inversant la couleur des lacets…

(J’ai commencé à imaginer la tête du Monsieur qui me paie mon salaire, si j’étais attriquée de la sorte..)

… elle fait la même chose avec ses verres de contacts. Un de chaque couleur.»

Just kidding! Elle me bat, flush royale, je suis hors-calibre: « Ok, parle moi de ton amour du hockey ?

–    You mean, my Canucksness ?
–    Ok, c’est that grave ?

En vérité, elle est au-delà du concept cette fan(ne) qui aime trop. Elle a perfectionné, au fil du temps, un système extrêmement rigoureux de superstitions qu’elle nomme « My Twenty Two Rules about the Vancouver Canucks». Basé sur le numéro du Daniel des frères Sedin, je suppose.

L’une des règles étant de ne pas les révéler, elle accepte toutefois de lever un certain voile sur son mystère pour moi.

Par exemple, les jours de match, je refuse d’entendre toute prédiction négative ou commentaire contre mes rituels, m’avoue t-elle. Toute de vert et de bleu vêtue, elle se dédie à sa mission : soutenir les Canucks. A Full time job qu’elle assume. Elle sait même prendre ses hommes par le ventre : une fois par mois, elle fait des Canucks cookies, qu’elle distribue à l’école.

Note: Être partisane de l’équipe adverse, je me méfierais des ingrédients.

Quand elle me confirme son attachement pour le jumeau compteur du duo terrible, je me dis, normal, elle est jeune, elle est groupie. Mais comme si elle avait entendu mes mauvaises pensées, Win met en échec mon préjugé. «J’aime pas trop regarder le hockey en petit groupe. Les gens me font perdre ma concentration, je perd les changements de ligne, l’important est sur la glace…»

Mais ça te vient de où cette passion du hockey ?

«Mon père, mon frère, tu sais, au Canada, on a ça dans les veines. J’aime jouer ou regarder. Dur de ne pas aimer ça. »

Il y a plusieurs villes hockey, au Canada, finalement. Les jours de match, pour Winnie, et pour d’autres, there’s nothing else but hockey. À 15 ans, on peut être accro à pire.

Et quand on a la chance d’être presque prénommée Victoire, je suis sûre qu’on porte en soi le pouvoir de porter chance. Lucky shoes or not.

_____Le hockey pour les filles
est une chronique pour les filles qui aiment le hockey. Pour vrai.