Archive for the ‘Le hockey pour les filles 2’ Category

h1

Le hockey pour les filles: La plus belle défaite du monde.

avril 13, 2009

SÉRIE MTL-BOSTON 2009  

MTL (0) BOS (0)

Finalement, ça été jeudi dernier, le match de l’année.

On m’avait amené à l’Appartement, bar à la faune de jeunes professionnels pimentée de 2-3 «el’Gros» un peu pas mal trop «habillée» pour moi surtout un soir de Bruins. Mais au sous-sol, comme pour baver mon préjugé, il y avait des tonnes de sofas, et, mur à mur des écrans géants pleins de RDS. Du coup, le but de Kovalev m’a paru parfaitement agencé à mon cosmo.

À ma gauche, Mathilde, Française  ET absolument sympathique se lance : «Putain de saison de merde, hen ? Et là, si vous perdez, c’est fini, là, non ?

– Ben, non, il faut perdre, mais en prolongation.

– Pour gagner, il faut perdre ?

– Non. Ben, heu oui, mais non, mais, heu, oui, mais aussi on peut juste perdre et gagner, mais ça dépend alors que si on perd mais en prolongation, ce n’est pas comme perdre…»

Ça aurait pris un autre cosmo. Fort. Qui matche avec les buts de Kovalev.

Une heure plus tard, j’avais gagné mon pari : on avait perdu…mais pas trop. J’ai perdu une virginité hockey : j’ai célébré, au Perrier, la première nulle de ma vie.

Ni victoire, ni défaite, seulement un point arraché (avec quelques têtes aussi, au passage) à l’impossible. Un point qui ouvre la porte à la vraie saison. Perdre de la plus belle des façons, sauver les meubles et tourner enfin la page sur cette affreuse saison. Un point par nulle pour mettre un point final à une saison bien plus nulle, quoi.

Quand même, jeudi, j’ai fêté debout sur mon banc, la raison foutant le camp, le plus beau 4 à 4 du monde.

+++

En ski, le but c’est de descendre la pente jusqu’au bas, de prendre le télésiège, de remonter et de recommencer jusqu’à ce que l’envie d’un chocolat chaud vous fasse entrer dans le chalet. Au hockey, le but c’est de mettre le chose noir dans le filet adverse plus souvent que les bonhommes avec le chandail de l’autre couleur. Prétendre que l’essentiel au hockey n’est pas de gagner mais de participer est un raisonnement faible, pour ne pas dire un mensonge. 

N’empêche, jeudi dernier, quand le 4 à 4 est devenu 5 à 4 Boston, j’ai combattu l’amertume en me disant que le jour où j’aurais à inculquer 2-3 notions de bases en esprit sportif à Miller Junior, je pourrais toujours me souvenir de ce match-là.

«Tu sais, Chaton, perdre, c’est plate en astifi c’est pas grave… Une fois, le Canadien, après une saison de misère, ils avaient perdu contre les maudits Bruins on les haï-tu, hen les maudits Bruins et, malgré la défaite, ils avaient accédé aux séries. Puis, ils s’étaient fait sortir en 4 comme de vulgaires carpettes ils ont fait de leur mieux et on a tous eu beaucoup de plaisir…»

Non, Chaton, non, ce n’est pas bien non plus d’arracher la tête des défenseurs, non plus, tu as raison.

Le hockey pour les filles  n’aurait pas mis un vert sur la participation aux séries mais comme on était avec une Française qui pensait encore moins en nos chances, on ne pouvait pas teeeeeeeellement l’avouer à voix haute, hen ?

h1

Le hockey pour les filles: Claude Julien est un menteur

avril 13, 2009

SÉRIE MTL-BOSTON 2009

(Mensonge de Claude Julien ici)

La vérité, c’est que le Canadien peut pas mal en perdre quatre.

h1

Le hockey pour les filles: Hamilton, we have a solution ou tout sur Yannick Weber

avril 8, 2009

Enfin, une nouvelle qui calme mon envie de me jetter du haut du huitième étage de mon building et ce, même si je dois pour se faire, passer devant les bureaux de la compagnie qui teste des jeux video et qui emploie des hordes d’adolescents étranges qui se nourrissent aux Doritos et qui pensent que les vampires et les fireballs, ça existe.

C’est vous dire.

Je veux dire: pas besoin de twitter pour savoir que l’équipe séculaire a UNE  ligne d’attaque, un défenseur défensif et Pat. B pour «faire la première passe». Pas besoin d’un post-doc pour savoir que Doug Janik n’est pas un médicament assez fort. Peut-on croire que Weber puisse être la solution? Voici tout ce qu’il doit être su sur notre nouveau héros couvert d’acnée et ainsi,  être en mesure de critiquer efficacement Gainey sur son utilisation.

Bio:

Yannick Weber est très Suisse, défenseur mais offensif et, comme il est né en 1988, a fort peu connu le fluo, n’a peut-être même jamais vu Flashdance. Il a été repêché en 2007 au 73ième rang, quelque part entre John Negrin et Brett Sonne ce qui me fait croire que, pour une fois, le CH a pas trop raté son repêchage MÊME s’il n’est pas Québécois. Il a amassé pas de but, pas de passe, 2 minutes de pun en 1 match cette année mais je me suis laissé dire qu’il pivote à gauche.

****

Sur Facebook, j’ai appris que Yannick Weber appartient au réseau Switzerland, qu’il optiendra son diplome de l’Adversité  de Genève en 2011, qu’il aime Charles Baudelaire et la fondue.

***

Le forum hockey player’s girlfriend, ma source d’informations par excellence a encore une fois été une riche mine. J’y ai lu:

«Anonymous: ????????, any examples

Anonymous: i just know

Anonymous: how do you knoww?

Anonymous: pure cheater.»

(Je pense que c’est comme les disques des Beatles, il faut lire à l’envers pour avoir le message satanique)

**

Quand même, hen, je vous le demande: comment on faisait avant l’internet? Je me peux plus, je m’ouvre un twitter.

Le hockey pour les filles est une chronique ouverte à pas mal n’importe quel plan B, tant que c’est pas Steve Gainey.

h1

Le hockey pour les filles: note à moi-même

avril 8, 2009

picture-13

Envoyer une bouteille de vin aux Flyers, PIS UNE BONNE! 

On leur en doit une.

AJOUT (14h)

(ICI, Janik à Hamilton)

Enfin une bonne nouvelle: Doug Janik est échangé à Hamilton en retour de Weber. On espère qu’il comblera enfin le manque cruel de joueur suisse à la pointe.

Merci, Bob!


h1

Le hockey pour les filles: Tout sur Doug Janik

avril 6, 2009

steve1

Quand Steve Bégin a été échangé, cet hiver, le sentiment de tristesse était quasi unanime. D’une part, le Canadien perdait un Québécois-qui-a-du-coeur, d’autre part, le prix de consolation était décevant. On a eu Dong Janik. On aurait préféré  des bâtons.

Le Doug en question étant rappelé, aujourd’hui, d’un Hamilton qui devait être sa résidence permanente et définitive, j’ai décidé de glaner 2-3 infos à son sujet.

J’ai trouvé ce forum-là (cliquez ici pour être flabergasté).

Comment une chose pareille peut-elle arriver? Comment est-ce possible qu’unE personne en vienne à réfléchir à ce sujet ou à participer à ce forum. Il y a quelqu’un, quelque part qui s’est dit: aye-là-Doug-Janik- y’a-tu-une-blonde-si-oui-combien-et-en-quelle-couleur? Ça me semble encore plus improblable que le Big Bang, en terme de probabilité, mais, pourtant,  il semblerait que ça préoccupe VRAIMENT au moins une personne sur la terre, de savoir ça.

Ajoutez à cela que le monsieur va potentiellement remplacer Markov ET Schneider et, du coup, j’ai une irréprésible envie de monter au 8 ième étage de mon building et me lancer par la fenêtre. 

Le hockey pour les filles vient d’atteindre les limites de son imagination. Ça va me prendre au moins une sieste.

h1

Le hockey pour les filles: 100% Québécois

avril 3, 2009

MTL 5 @ NYI 1 (On est au 7ième rang,  ça donne le vertige, tellement c’est haut!)

Québécois

 

La phrase Ça prend plus de Québécois chez le Canadiens, est entendue presque aussi souvent dans le milieu du commentaire sportif que la phrase Je vais donner un bon show pis je vais jouer stratégique l’est à Loftstory

Je hais cet argument «Québécois», complètement passiéiste, démagogue et déconnecté de la réalité.

Cet extrait audio (cliquez ici) tiré de l’émission Vous ètes ici illustre bien l’idée. Bijou de cynisme.

Au fond, c’est pas fou: pour gagner, ça prend pas tant des Québécois, que des pareils. La preuve? Détroit a gagné la Coupe, avec un club de Scandinaves. 

Fermez vos yeux et rêvez, un instant… Imaginez, gagner la Coupe avec juste des Tremblay…

Le hockey pour les filles en profite pour souligner que Radio-Canada a annoncé la semaine dernière des coupures sévères entraînant en outre, la fin des excellentes et dégentées émissions de radio VOUS ÈTES ICI et MACADAM TRIBUS. C’est grave et ça laisse un trou béant dans les soirées radio-canadienne, un peu comme la perte de Streit à la ligne bleu, sans l’arrivée de Schneider. 

h1

Le hockey pour les filles: Le « jerseygate» ou le Canadien en pays hipster

mars 31, 2009

Par Miss Miller

Chichicago 1 MTL 4

Le Canadien est une institution tradionnaliste qui, d’ordinaire est aussi réticente à admettre ses erreurs que le Pape à accepter que l’abstinence est une pratique vétuste, so yesterday. Quelle ne fut pas ma surprise lorsque j’appris aujourd’hui que l’organisation centenaire revenait sur sa décision de faire porter à nouveau la honte du chandail du barbier.

Faute passée à moitié-pardonnée… 

La partie bachelière en arts / photographe de mon être était en train de se dire que la qualité visuelle du spectacle de ce soir allait augmenter considérablement pendant que la partie hockey écoutait les experts CKAC lui expliquer le scandale du jerseys. Cela a créé un mélange des genres…

Ça été le SEUL sujet de la journée : le vestiaire du Canadien aurait piqué une crise vestimentaire, refusant de revêtir le ridicule chandail rayé qui avait encaissé une défaite contre Boston en janvier dernier. Du coup, cette affaire de chiffon a pris les proportions de l’Affaire Madoff.

Chassez le naturel, TQS revient au galop, Michel Villeneuve faisait de la psycho de 2X4 : le fait que les joueurs ne soient pas capables de gagner avec ce chandail prouvent leur faiblesse mentale ; boys don’t cry.

Dany Dubé, zen comme un moine, a essayé de lui expliquer qu’une émotion n’est pas une maladie transmissible et que, faire preuve de psychologie, c’est parfois champion, le gars est resté buté. Refuser de porter le chandail ridicule, laid, tellement démodé mais loin du come back, c’est pour les faibles, pas pour les hommes.  Un homme, un vrai, de type défricheur abitibien capable d’ouvrir une canne de conserve avec ses dents, ça se sacre pas mal d’être habillé comme la chienne à Jacques, tout le monde sait ça.

Tellement Cro Magnon qu’il doit croire la terre plate ou voir en 2D.

Pendant 4 heures, j’ai ingurgité des arguments à faire monter aux barricades des groupes de défenses des droits femmes, des gay, des handicapés, des nains de jardins, puis, j’ai compris le point de Mister Villeneuve: les joueurs du CH, en avouant être influencés psychologiquement par leurs fringues font un fashion statement et sortent du garde-robe.  

Ils veulent être cools.

Les joueurs du Canadiens sont  en fait  des HIPSTERS.

Le hockey pour les filles l’a toujours dit : le hockey c’est 60% mental, 40% vestimentaire, le reste se passe sur la glace. Et c’est déjà fort demandé au mental de certains. Ceux qui prétendent le contraire n’y connaissent rien.

 

          

 

h1

Le hockey pour les filles: the deal breaker

mars 29, 2009

MTL 3   Bû-ffa-lo 4

millers

 

L’amour rend aveugle mais pas tant. En deuxime , après un tic-tac-toe de buts, l’idée que le Canadien puisse mettre un terme à la soirée de Miller m’a traversé l’esprit. Bien assis sur le banc, avec pas de cass, j’allais enfin savoir s’il portait vraiment la moustache ou si j’avais la berlue.

***

Dans toute relation, il y a des situations limites, des deal breakers

J’avais dit: «tu nous la laisses, celle-là, ce soir, Ryan. Sinon c’est dodo sur le sofa.»

Il a choisi dodo sur le sofa.

Aucune loyauté. Bad boy.

Le hockey pour les filles se magazine un nouveau nom de famille. 

h1

Le hockey pour les filles: le match de l’année

mars 25, 2009

Par Miss Miller

ATL@ MTL

MTL: ATL

Je déteste quand le Canadien perd contre Atlanta, à cause de leur suit bleu.

C’est un traumatisme visuel qui doit remonter à l’enfance mais, peut-être parce que je suis une gohabsgo de Québec, perdre contre un club à la fois bleu ET poche, me semble la pire des offences. Flashback des Nordiques.

C’est donc le genre de match que je regarde avec un bon livre, de la musique, un jeu de carte, pas mal d’amis en retouchant de photos d’une main, le téléphone de l’autre. Mieux-de-préparer-un-plan-B kind of game.

Hier, j’ai abandonné mon roman en première, sur le but de Tanguay, raccroché  au nez de ma soeur, à 0 :32 de la deuxième après avoir appris que Metroplit porte le numéro 15 et qu’il peut compter des buts.  J’ai manqué la riposte de Kovalchuk, je troquais mon pyjama pour des jeans, suis partie retrouver des amis pour la troisième. J’avais espoir.

En fin de troisième, j’ai fait le tour de la table : ok, nommez-moi une autre victoire de la saison qui vous a rendu aussi euphorique, hen ?

J’ai proposé la victoire contre Détroit; j’ai eu pas de réponse.

Hier, c’était le match de l’année.  Le match de l’année, ça n’a rien à voir avec l’équipe battue ou le pointage final. Rien à voir avec un tour du chapeau ou un blanchissage.  C’est celui qui rend totalement irrationnel et bêtement fier d’être dans le lot de ceux qui l’ont vu, qui n’ont pas fermé la télé, quand ça allait tant mal, en fin de première.

C’était le match de l’année et j’ai déjà oublié que c’était contre Atlanta.

Le hockey pour les filles est une chronique pour mon amie Mimi. Mimi, le match de l’année, c’est celui dont on va encore parler, fin juillet, les 2 pieds dans le sable du Maine en buvant de la Miller.

 

 

h1

Le hockey pour les filles: Je me souviens (un peu, des bouts en tout cas)

mars 23, 2009

Par Miss Miller

(Y’en reste 10, des matchs)

Il y a quelques semaines, Tout le monde en parle acceuillait le réalisateur indépendant absolument génial et dégenté, André Forcier venu présenté son dernier film, je me souviens. En guis d’intro, une phrase délicieuse: 

«Est-ce qu’à défaut de croire en l’avenir. on se tourne vers le passé?»

Si vous trouvez que l\’histoire qui se joue ici et maintenant pousse à l’oublie, vous pouvez toujours utiliser la méthode Je me souviens avec ce petit fix de passé glorieux. La téquilla marche aussi, mais il est un peu tôt, dans la journée, et dans la semaine.

Le hockey pour les filles a aussi vu le celui sur RDS mais trouve que des fois, ça ne fait pas de tord de changer de poste.