Archive for the ‘Le hockey pour les filles 1’ Category

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Le hockey pour les filles : À la manière d’un couple qui bat de l’aile. Just before the break up…

janvier 1, 2008

Canadiens-Rangers
Chronique du 30 décembre 2007
Par Miss Miller

Lorsque le Canadien a compté son troisième but, ce soir, une onde de joie a envahi mon être. Ce qui restait de mon jugement, de nature solitaire, voire sauvage, m’a quitté momentanément. Hystérique, je hurlais, mon Dieu qu’on joue bien!!!

Ma lucidité est revenue.
Je me suis tue, avant que mon voisin ne me tape sur la tête pour se plaindre.

Diagnostique de mon état, j’avais l’air d’une amoureuse. Et l’on est tous comme ça avec le hockey : comme une fille dans un couple qui bat de l’aile.

On cherche les failles, on a des attentes pièges, disséminées comme des mines.

J’illustre :

Je savais qu’il ne sortirait pas les poubelles (je savais que Ryder ne compterait pas);
Il a oublié notre anniversaire (ils ont encore perdu le 23 décembre);
Deux jours sans je t’aime (deux défaites de suite).

On se laisse déconcentrer par un plus jeune, plus cute (Price est plus jeune, plus cute…);

Paradoxalement, ces tares permettent souvent d’apprécier mieux les miettes de bonheurs éparses. On attend juste un geste, au fond…

Et ce soir, je ne me cherche pas d’excuse.
Je suis comme une amoureuse dans un couple qui bat de l’aile et qui vient de se faire faire à souper.

J’ai les larmes aux yeux et je suis conquise.
J’aime chaque seconde, chaque présence, chaque arrêt et chaque tir.
Je gobe les chances de marquer comme si c’était de la crème glacée.
Les statistiques débitées par les analystes forment un son duveteux dans lequel je m’enroule.
Le hockey devient un confort food a-calorifique.

Quand on en gagne trois de suite, quand on compte à cinq contre cinq, quand Buffalo fait les séries, quand Kostitsyn obtient un 2/3 de tour du chapeau, quand les Rangers se font refuser un but, on se souvient pourquoi, finalement, on était tombé amoureux.

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J’ai appris l’assassinat de Benazir Bhutto par le biais de l’analyste de RDS, ajoutant que c’était un jour triste.
C’est drôle car une journaliste de Radio-Canada avait insinué récemment qu’elle avait pris du poids pendant son exil…
Ça oblige à revoir certains préjugés.

****

Résultat du match : 4-3 New York.
Je le savais qu’on allait perdre!

____ Le hockey pour les filles est une chronique pour mon amie Mimi qui est la seule à comprendre que je préfère les équipes dont les jersey matchent avec mes murs…

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Le hockey pour les filles : Une petite dose de méchanceté…

janvier 1, 2008

Noel et 2 jours
Chronique du 27 décembre 2007
Par Miss Miller

Je m’étais fait cette promesse quelque part entre le spécial de RBO et le levée du soleil, l’an dernier, au jour de l’an. Étant donné que j’avais moi-même fait mes drinks (j’ai deux amis qui sont de dangereux barmans, limite criminels), j’étais assez lucide pour m’en souvenir.

Par pur esthétisme.
Par un élan post-moderne.
Parce que franchement, je n’y crois pas.
J’avais pris une résolution.

Celle de devenir gentille.

Cynisme interdit, ironie aussi. Gentille, donc, je voulais devenir. Un cœur pur, plein d’empathie, une vraie Nathalie.

Bah, je suis un peu trop franche pour être fine comme ça, mais j’ai travaillé fort et, sans avoir une fiche parfaite, je dois bien être à +3.

Mais ce soir j’ai triché.

Montréal-Tampa, c’est pas toujours mieux qu’un party de Noel. À part Lecavalier et St-Louis, c’est pas les gros char. Leur gardien est pas tout à fait du calibre de la ligue américaine, et leur défensive n’est pas assez bonne pour le parc Laurier.

Par instinct de survie, j’ai suivi le sage conseil de mon ami qui n’a pas RDS. J’ai écouté la première à la radio.

C’était 3-0 après 21 minutes. J’ai ouvert la tivision.
Fin du sevrage visuel. Je me suis gavé de la troisième comme d’un bucket de crème glacée. J’ai pris plaisir à voir les autres souffrir…

C’était 5-0 Montréal, tous les joueurs avaient un point ou presque. Le Cavalier avait l’air de Kostopoulos quand il joue mal, Tampa prenait les mauvaises pénalités, a eu un joueur expulsé. Ils ont changé 2 fois de gardien.
Ils avaient l’air d’un club de 3ième trios; une vraie bande de cols bleus.

Tous ces affreux scénarios familiers.
Tout ce qu’on reproche au Canadien quand il fait honte leur arrivait.
J’avais plus de plaisir à les voir perdre qu’à nous voir gagner.

Mademoiselle M., pénalité pour conduite anti-sportive.
Attendez 2008…

____ Le hockey pour les filles est une chronique pour mon amie Mimi. Mimi, la question fondamentale, cette semaine est « pour ou contre la tuque sous le casque de gardiens lors des matchs extérieurs »?

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Le hockey pour les filles : Comme une maladie honteuse…

novembre 26, 2007

The day before tomorrow.
Chronique du 26 novembre 2007
Par Mademoiselle Millère

Mon amie Mimi revient de voyage demain.
D’Espagne, de France; j’ai francisé mon nom afin de l’aider à revenir en Amérique du Nord doucement.
Elle m’a manqué, Mimi et j’ai hâte de voir ses yeux trop grands.
Je suis surtout contente car elle, elle ne sait pas que le Canadien s’est fait scalper deux parties de suite par Bu-ffa-lo.

Quand on a pas de facebook (shame on me), on a plein de temps pour faire des choses qu’on n’a pas besoin de faire. La beauté résidant parfois dans la gratuité de l’acte, je me suis développé un loisir d’une insipidité fabuleuse.

J’ai commencé en dilettante.
J’ai fait des débuts timides, des choix moraux.
Markov, Beauchemin, Leclaire.
Facile à justifier, statistiques éloquentes, favoriser toujours des Québécois.

C’est devenu un plaisir coupable.
Les poseurs de tablettes, de préférence.

J’ai pris de la confiance, probablement, avec le temps.
Je me suis lancé des défis. Que Buffalo, que Détroit.
Thank God, je suis la seule à oser ça.

Virtuosité ou compulsion?
J’ai trouvé 8 noms avec des Z, choisis 4 duos de frères.

Je suis devenue accro.
Vendredi, j’ai voté exclusivement pour des roux.

Voter pour les joueurs du Match des Étoiles est toxique.
J’arrête demain. Promis.
Cold turkey.
Et je me fais un facebook.

________ Le hockey pour les filles est une chronique pour Mimi. Mimi, ne demande pas comment le Canadien va. Si tu ne poses pas de questions, tu n’auras pas de menteries.

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À ploguer pendant une soirée de hockey.

novembre 17, 2007

C’est pratique et c’est gratuit.

Pour ceux qui se font inviter dans une soirée de hockey et qui sont plus à l’aise à discourir sur le sens du devoir selon Kant ou sur le retour des années 90 dans la collection automne 2007.

Pour bien des gens que je connais et même pas pour Mimi parce qu’elle assume totalement qu’elle n’aime le hockey que parce que ça provoque des partys le mercredi soir.

Phrases gratuites à ploguer dans une soirée de hockey. Question de se bâtir rapidement une crédibilité.

Ce week-end :

– Ils n’ont pas le choix de rebondir, après la défaite contre Buffalo.

-Il va falloir que le premier trio commence à produire.

– C’est Price, ce soir.
(votre ami va répondre : Il paraît que Carbo va faire une alternance entre les 2 gardiens.)
– Ouin, ça va être intéressant de voir ce que Price va faire contre Boston, il a eu l’habitude de jouer contre des équipes de premier plan.

– (jusqu’à Noel, vous pouvez dire…) Je me demande si Montréal va arrêter de bien jouer après les fêtes….

* En cas de problème, toujours répondre par un son entre le bruit et le mot OUAN, ça éteint généralement la conversation.

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Le hockey pour les filles : When do you cross the line?

novembre 17, 2007

Soir Montréal-Buffalo
Chronique du 16 novembre 2007
Par Miss Miller

C’est arrivé hier.

Pas la neige. Pas tombée en amour.
Pas de téléphone de ma proprio pour annoncer qu’elle envoie son gars installer le coupe-froid de ma porte.

I just crossed the line.

Sur MSN, Ja-Nathan demande si j’ai vu le but de Komisarek en prolongation. (Komisarek qui compte en supplémentaire, c’est comme Hélène de Rumeur qui fait de l’abstinence).
Je m’énerve : oui! Mon dieu! Wow! Je sais! En plus, c’est moooooooooon joueur!
Enter.
Ah oui? Je savais pas qu’il était cute?
Enter.
J’étais passé de l’autre côté.
J’avais un joueur, j’étais une fille.

Je peux expliquer le système de jeu d’au moins 40% des équipes de la LNH, démontrer que l’avantage-numérique du Canadiens se passe facilement de Souray, comparer les débuts de saison de Vancouver, Ottawa et Pittsburg, faire le parallèle avec celui de leur club-école. Mais nommer un joueur est suspicieux.

Une fille le fait, elle traverse la ligne.

Pourtant. Les femmes, on fait du multi-tasking.

Je peux imaginer Komisarek poser une tablette ET le voir anticiper une passe.
Je peux voir que Markov a une bouche fabuleuse ET savoir qu’il est celui qui relance l’attaque massive.
Luongo besoin de changer de coiffeuse ET sera un prochain Conn Smythe.

Même pas besoin d’écouter RDS.

Pendant l’émission d’avant-match, Jacques Demers a insinuer que Ryan Miller n’était peut-être pas le gardien de but de premier plan qu’on croyait.

Résultat : 4-1 Ryan.
Je suis la seule à être sortie heureuse de Chez Bruno Sports Bar.

Toujours insulter l’adversaire après le match.
Même les filles savent ça.

_____Le hockey pour les filles est une chronique pour mon amie Mimi, qui laisse parler les gars et écoute les filles.

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Le hockey pour les filles: Les K.O.(S)

novembre 9, 2007

Jour 14
Chronique du 6 novembre 2007
Par Missmiller

Avis à tous :
Que ce soit pour prendre un verre, aller voir un film, faire de la photo m’offrir un contrat, me raconter une peine d’amour, planifier Noel, me donner la date du prochain show de Sixtoo, ne communiquez pas avec moi les 5-16-23-24 novembre.
Matches Montréal-Bû-ffa-lo.

Le premier était hier. Victoire tricolorienne 2-0. Un K.O.

K.O.
Très populaire, cette année, pour le Céhache.
Koivu.
Kovalev.
Kostopoulos.
Kostitsyn, Andrei.
Kostitsyn, Sergei
Komisarek.

Je ne sais pas si vous aviez bu assez de Labatt 50, jeudi passé, pour vous rendre compte que les trois premiers buts marqués l’étaient par des K.O….Et bien nous, oui!

J’ai regardé tout le match, hier, du début à la fin, même les entractes et le choix des étoiles parce que bon, c’était Bû-ffa-lo, Afinogenov et Ryan Miller.

(Il y a eu ce geste quasi héroïque de Komisarek, qui s’est sacrifié l’arrête du nez pour intercepter un tir.)

J’étais K.O. Plate, là, plate…

————- Le hockey pour les filles est une chronique dédiée à mon amie Mimi. Quand tu dors pendant un match, tu es assez wise pour toujours choisir la deuxième

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Le hockey pour les filles: amateur de sport et fashion police.

novembre 9, 2007

Jour 13
Chronique du 5 novembre 2007
Par Missmiller

Jeudi dernier, 19h30, on était chez Bruno sports bar.
Pas question de se faire prendre notre table, on attendait ce match depuis 2 semaines.
En tant que fille-de-la-gang, j’avais flairé de loin l’aspect émotif de ce match Montréal-Daniel Brière.
Mon instinct ne m’a pas trompé; on ne parlait que de cela dans les médias, il y avait de l’ambiance au pouce carré.

Deux 50, un bucket de peanuts, on se délecte des commentaires d’avant-match comme des boulimiques.
Les analystes font de la pub, les pubs font la promotion du hockey et ce mouvement elliptique m’hypnotisait peu à peu lorsque Gabriel me tape l’épaule.
Je reporte mon attention sur la pub de je-ne-sais-pas-qui qui fait la promotion de tuques aux logos d’équipes de la LNH.
Le gars, assis dans un bar, porte la tuque des Bruins de Boston. Il regarde une fille qui lui fait un clin d’oeil.
Hébétés, on crie en même temps: impossible!
Erreur flagrante et magistrale, même pas besoin de télépathie: un Québécois ne porterait jamais une tuque de Boston.
Ottawa, bon, on les déteste, surtout quand Emery est dans les buts, mais ils sont bons.
Toronto… provocateur, limite dangereux mais c’est plausible.
Boston, c’est pire que l’ennemi! C’est au-delà de la rivalité, c’est…un tabou.
Tout le monde sait ça!
Un Québécois dans un bar, avec une tuque de Boston n’a droit ni à l’indulgence, ni au clin d’oeil.
Fashion police, you’re under arrest!

————- Le hockey pour les filles est une chronique dédiée à mon amie Mimi. Pas toujours capable de dire c’est qui les Blancs, elle a quand même déjà identifié une pénalité pour avoir accroché.