Archive for the ‘Le hockey pour les filles 1’ Category

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Le hockey pour les filles: Se magasiner un sport de rechange.

juin 12, 2008

Post playoffs

par Miss Miller

Dans une série télé que j’ai vue deux-trois, mettons 100 fois depuis ’86 ça fini souvent par un grand tour de patinoire sur un fond de guitare-piano. Now the moment has come, take the place in the sun...Et puis, Coupe Stanley. Impossible de se tanner; c’est encore meilleur depuis que ça a mal vieilli!
J’imagine que c’est de là que me venait l’idée que lorsque la Coupe est remportée, les joueurs de l’équipe gagnante mettent des calottes ET font le tour de la patinoire pendant que les gens crient… Ça ou les temps ont changés…. Mercredi soir, assez tard, grosse dose de lucidité. À part la Coupe… Pas de cris, pas tour de la patinoire (un aller-retour ligne bleue-ligne pointillée rouge, ça ne compte pas) et même pas vraiment de calotte parce que les joueurs ont les cheveux trop longs, je suppose.
(J’en profite pour me taper sur l’épaule avec un peu de satisfaction. La moitié de ma prédiction sur le récipiendaire du C. Smythe s’est révélée exacte…. Je me cite: le prochain C.S. sera Luongo ET aura besoin d’une coiffeuse. Bon finalement il s’appelle Zetterberg, mais on se badrera pas avec des détails. Gros besoin de coiffeuse, ici).

Après l’entrevue avec le charmant ailier ci-haut mentionné, j’ai fermée ma tivision.

Il y a eu un son bizarre dans le salon. Comme un biii, un wuuu, un… un silence en fait. Le son de la fin de la saison. Un vide, en tout cas.
La vie n’étant pas strictement ingrate, Islands a choisi ce moment pour sortir son 2ième album, mais, vraiment, rien n’y fait, même le son de l’aspirateur n’arrive pas à enterré le son de la saison-morte.

Ça va prendre… un rebound. J’vois pas d’autre chose. Et, suite au dépôt du rapport de mes experts qui se sont penchés sur la question, Montréal offre 2 choix: (attation, ça fesse, les dépôts de rapport) Le football et le footboll. Ya baby!

Le foot, bon, c’est non. Ça fait 12 Superbowl en ligne qu’un gars s’essaie: bon, c’est pas compliqué, t’as 4 essaies pour faire 10 verges…. Rien à faire, mon cerveau est incapable d’assimiler la suite, bloquée-là. J’ai coulé ma maternelle du foot. Et vous me dites que le celui du Canada, il a pas les mêmes règles…Ok bye… Perdre les services de leur très télévisuel maraudeur aux mains des Jets, c’était rien pour aider…(En fait la seule chose que j’aime vraiment du foot, c’est de le mettre en background quand je fais de la peinture. À essayer à la maison, avec ou sans supervision.)

L’autre foot, alors? Plus mieux. Il y a des buts, des lignes. Va vite, jeux de passes. Les joueurs ont l’air en bonne condition physique. Ils ont pas-de-casques et ils sont en SHORTS!!! Wouaw. Je m’apprêtais à passer à la caisse pour acheter mon nouveau sport préféré quand quelqu’un m’ a vendu l’punch: Impact, saison 2008= zéro but. Oups.

Plan C, ce week-end, la ville est noire et blanche, carreautée, drapée de flyers de la F1 et pleine de filles habillées avec pas de linge. T’aimes le hockey, tu dois aimer la course automobile, qu’on me demande, un soir de match, dans un bar, cet hiver…Ça m’a pris de court, j’ai…je…plus métro-kind-of-girl.

It’s a no way highway.
Comme une fille en peine d’amour au stade de c’était-quoi-donc-ses-défauts qui se fait offrir une blind-date.
Bah, ok, mais il est cute au moins?
Tu vas voir, il est tellement fin…
Ça mar-che-ra pas.

Fidèle, je fais mon X number one sur mon calendrier. Il reste 104 jours…

Le hockey pour les filles est une chronique pour Mimi, Mimi, heu oui, la F1, c’est considéré comme un sport, même si, vraiment, je ne vois ce qu’il y a de sportif à être assis dans un char qui va vite…Mais, ça, c’est mon préjugé J’attend avec impatience la F1 pour les filles pour me raviser.

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Le hockey pour les filles : Sportive de salon.

avril 14, 2008

Playoffs – jour 7
Par Miss Miller

Aller voir le hockey, c’est du sport.
Aller voir un match dans un bar, pendant les playoffs, peut-être pas à Nashville, mais à Montréal, Québec, Canada, c’est olympien. Mé-ri-te une médaille.

Idéalement, il faut arriver vers 2h, être un groupe de 0,5 personne, peser 80 livres, mouillée, avec 250 000  piasses de cennes noires dans ses poches, accepter d’être assise derrière la videopocker ET ça, c’est si vous avez le numéro de cellulaire du gérant dans le vôtre. J’espère aussi que vous aimez la Labatt parce qu’il n’y a que sur Rachel qu’on trouve des Verres Stérilisés et de la blanche.

Parenthèse. Je soupçonne for-te-ment la 50 d’être comme…pas la meilleure amie de fille qui prépare sa saison de costume de bain.

Hier chez Norm, c’était tranquille.
Les habitués du samedi soir n’avaient visiblement pas réussi à expliquer à leurs blondes pourquoi il y avait 2 games en 2 soirs alors j’en ai délicieusement profité pour voir l’écran en plus d’être là.

Non mais je sais pas vous, mais dans les dernières semaines, j’ai un rare talent pour m’asseoir exactement derrière les ceuses pas-faits-en-vitre. Un vrai don.

Peut-être que le sens proprioceptif est devenu backorder après 1984 ou bien c’est juste pas cool de faire attention aux autres, mais même mon chat Souffe comprend quand je lui explique qu’il faut qu’on co-existe sur le sofa et qu’elle ne peut PAS prendre ma place.

Si vous étiez quelque part sur la planète Terre, vous avez vu le résultat. Défaite 2-1 en prolongation! PAS le don de choisir mon soir pour avoir une bonne place…

Quand ça va mal…
En première, la fille à côté de moi a enlevé son Jersey des Habs. Pas. Une. Bonne. Idée.
Mais elle n’avait pas tant tord.
ISSSSSSSSSSSSSH! Le power play joue déjà au golf, Komisarek a passé plus de temps dans la baie vitrée que sur la glace. Kostitsyn joue comme Ryder qui joue comme…En tout cas. Quand Kostopoulos est ton meilleur scoreur, tu ne cherches pas le problème.
Mais tu peux chercher la solution. Et remettre ta cravate laide qui gagne.

***

Un soir, cet hiver, Chez Normand a débordé jusqu’à Chez Laperrière, rue de Lorimier.
Assez post-moderne, merci.
Dans le sens mélange des genres.
Comme dans moins de Plateau et plus de pilliers de tav…plus de tradition.
Dans le sens de on ne met pas le son fort parce que ça dérange ceux qui jouent à la loto-video, disons.

Big fan de Laperrière.

Match contre les Caps, le deuxième de la semaine. Je ne sais pas si vous vous souvenez, mais il y avait des gilets rouges meilleurs que d’autres ce soir-là.À chaque but, un monsieur de 200 ans venait vérifier le score, demandant si c’était Gretzky qui venait de compter.
À ce moment, c’était à peu près 4-0 et des poussières pour O-Ovie.
Ovie, Gretzky, on se badra pas t’avec des détails.

***

En rentrant à la maison, post-défaite, avec le clac clac de mes talons sur le trottoir enfin sans neige comme soundtrack, je me disais, que le résultat, au fond, ce n’est pas le 2 à 1. C’est le ensemble. Tant pis si ensemble cache l’écran.

____ Le hockey pour les filles est une chronique pour mon amie Mimi. Toi aussi, tu penses que le pire problème de Plekanec, c’est pas tant l’effort que le col roulé.

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Le hockey pour les filles: Espoir ou déni…

avril 9, 2008

PLAYSOFFS JOUR 1 : en attendant la première défaite de Attawa….
Par Miss Miller

Je sais.

Il faudrait que je fasse les photos pour le Blog des PTITSVIEUX, que je règle mes impôts, que je prenne rendez-vous chez le médecins et que j’aille faire une file de 700 km au Bureau des Passeports.

But there’s nothing in my mind but hockey…

Alors j’ai envoyé ces trois questions, piqu inspirées de La Presse, à certaines personnes triées sur le volet…
1- Montréal-Boston. Qui et en combien ?
2- Qui seront les équipes au party de Finale ?
3- Où sera la coupe en juin?

MARTIN DIT MISTER BROWN
1- Montreal-Boston: Montreal en 5
2- Finale: Montreal VS San Jose
3- La coupe?: San Jose

Bonnes séries à tous!!!!!
(Aka: lâchez-vos-TIVI-et-allez-faire-de-la photo-bande-de-fainéants !)

TECHNI-SEB:
1- Montréal plante Boston en 4
2- Finale Montréal – San Jose
3- La Coupe à Montréal.

GAB-LE-BLOGUEUR-DICTATEUR :
(Bon ! Bon ! Voici, j’essaie quelque chose de nouveau…
pour pas avoir tous les même prédictions…)
1- Montréal en 4
2- Montréal-Calgary
3- Montréal all the way !!! (Merci à Lance et Compte, ici !)

RODOLPHE-L’OPTIMISTE :
1- Montreal en 4
2- Detroit-Montreal
3- Montreal!
Trop optimiste? (Rodolphe? Optimiste? Ah ben là je suis sciée!)

TONY-BOY-DIT-LE-BAVEUX:
(J’étais pour prédire exactement la même chose que Martin mais pour faire changement je vais y aller avec…)

1- Montréal en 5 ( 2 premières Mtl, 3ième Boston, 2 dernières Mtl )
2- Les 2 équipes pour la finale: Pittsburgh-Détroit
3- Pour juin…la coupe sera à: Détroit.

LARRY-DIT …KO-KO-VI
1- Les habitants de Montréal en 6, avec un joueur blessé dans cette serie par le géant brun qui ne pourra jamais travailler pour UPS car il ne rentre pas dans le truck.

2- J’aime beaucoup le Montréal-calgary mais imaginez juste pour le fun…Montréal-colorado : Le retour de Theo (un des plus beau cette année avec le retour de Kovi.)

3- Bien sûr que je prends pour Montréal dans le cas échéant. On va gagner sur une échappée de Brisebois qui va dejouer Theo qui va être en train de fouiller dans son masque pour trouver des cheveux qui décollent.

LUCASSSSS-FRACASS dit :
Vous est tous débiles !
ET
1- Boston en 7 (regardez ben ça!)
2- NYR-SANJOSE
3- …Pis vu que la coupe brille mieux dans le désert de la Californie : SAN JOSE, CALIFORNIE !

* NDLR/ Moi, je travaille avec M.Fracass et je sais qu’il a dit MTL-Détroit en finale avec Stanleycup su la Ste-Cath…

METALISSA :

1- Canadiens en 6
2- Canadiens vs Anaheim
3- Montréal (on est dû tabarnak!)

MIMI-QUI-APPREND-À-PATINER-TOUTE-SEULE:

1- MTL en 6 parce que Price manque d’expérience et aussi parce qu’on est une jeune équipe plein de potentiel, mais qui n’a pas l’expérience des séries et que Boston a intérêt à marquer quelques points, juste pour leur estime personnel, mais nous avons Carbo, qui lui n’est pas à sa première coupe. Donc, on va gagner le premier match, on va s’assir un peu sur notre cul, on va perdre les 2 autres, Boston va être super content, là Carbo, va se fâcher, pis on va gagner les trois autres… en faisant un peu nalalala! (Pied de nez envers Boston.)

2- J’aurais tendance grâce à mon immense optimiste de dire nous et les Sharks, et si se sont les Sharks, on va gagner parce que c’est vraiment nul s’appeler les Requins, et encore plus de dire qu’on a perdu contre les Requins, c’est pas très glamourous… Mais soyons un peu logique, alors j’y vais de mon deuxième choix, les Penguins contre les Sharks, (ici ça sent le combat d’animaux) et ça va être les Penguins, parce que des Penguins ça rock (et aussi parce que quand j’étais schtroumpfette, je prenais toujours les Penguins, parce que c’était la seule équipe que je me rappelais le nom.)

3- Dans le salon de Carbo, comme appui livre, il lui en manquait une pour faire un kit de 4… Fini le fashion faux-pas dans la biblio de Carbo.

MISS MILLER :

1- Sans même l’espace d’une fraction de seconde de nano-doute, la série va être gagnée par Mourial qui va d’abord pécher par excès de confiance et se faire enfin ramasser lors du premier ou deuxième match pour ensuite sortir Boston et Chara (AKA l’homme le plus laid de toute l’histoire de l’humanité) de notre espace télévisuel. Le Tout-Massachsett pourra retourner au Bise-ball, se concentrer sur les Sox et nous laisser jouer entre grands.

2- HUUUUUUUUUUM. Finale Canahiens – Shark-ses. Ils ont tout : un asti de bon gardien, défensive intéressante qui relance bien l’attaque. Ils sont vite et gros ET peuvent compter sur le joueur le plus roux de la LNH en Campbell. Ils ont tout à prouver ; il est temps que Thornton se lève… Je me laisserais toutefois charmer par une finale toute canadienne et monochromatique. But…just kidding.

3-Contre les Bleus ou ben donc contre les Rouges, la victoire ira au Bleu-Blanc-Rouge. Au fond, on a rien à perdre, s’ils la manquent, on se dira qu’on le savait bien, que c’est l’expérience qui rentre, au fond et que, si le Plan de Gainey fonctionne, pour le Centenaire….Et si on la gagne, je vais avoir l’air d’un sti de génie

Il y a toutefois une loi non-dite, non-écrite, rarement évoquée qui dit qu’on ne BET PAS CONTRE SON ÉQUIPE QUOI QU’ON EN PENSE !!!!!
____ Le hockey pour les filles est une chronique pour mon amie Mimi. Mimi, okay, Chaton, t’écoute quand je te parle….

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Le hockey pour les filles : moments d’anthologie pour fille assise à la place poche ou comment survivre aux séries.

mars 16, 2008

Montréal-Islanders
Par Miss Miller

Vous avez eu de la misère à vous trouver du parking en raison de cette 78ième tempête de l’hiver ou vous avez subi une interruption de service dans le métro. Résultat : vous êtes en retard. Si vous arrivez à négocier votre entrée chez Normand avec Bob-le-gérant parce que vraiment, vous êtes très cute et adorable ce soir-là, vous allez pouvoir assister au match. Mais vous allez avoir la place poche. La celle à côté des toilettes avec vue sur pas d’écran.

Ne pleurez pas. Il vous reste un Plan B.

Car aller dans un bar voir un match de hockey permet non seulement de se livrer à une séance de défoulement collectif (et ainsi d’éviter, soit une facture de psy, soit le cancer), mais aussi d’observer des pièces d’anthologie du comportement humain.

Les soirées de hockey, dans un bar, c’est l’exact contraire des Lady’s night. Plus il y a de gars dans un bar, plus il y a de filles. Et de bière vendue. Et plus il y a de filles dans un bar sport, plus il y a de gars pour leur es-pli-quer.

J’adore ça. Voir un gars partager ses connaissances avec une fille comme s’il maîtrisait un sujet aussi complexe que « les mécanismes de transmission de la mémoire chez Les Hmongs au Vietnam. »

J’adore ça, entendre des Français expliquer notre sport national à des filles de 20 ans en utilisant des expressions telles que « palet » ou « surface glacée » avec autorité.

Je vais vous vendre le punch. Le hockey, c’est pas compliquer. Il faut mettre la rondelle dans le filet et à la fin du match, avoir plus de but que l’autre équipe. Simple de même. Et si un but est refusé parce qu’il a été lancé plus haut que la hauteur permise ou qu’il y a hors-jeu parce que Ryder est entré dans la zone avant le porteur de la rondelle, Yvon va vous le dire et ça changera pas votre vie.

Mais parce que je suis fine, je vais vous donner 2 trucs pour avoir l’air de vraiment comprendre et de vous libérer des Français ou autres intellos du hockey.

Si Koivu a une pénalité, c’est pour avoir accroché. Promis.
Et si c’est plate, plate-là, tel-le-ment plate, c’est parce que l’autre équipe, c’est New Jersey ou La Floride, qu’ils jouent la Trappe et que vraiment, jouer la Trappe devait entraîner un emprisonnement à vie.

Mais moi, je suis all about multitasking. Je peux identifier une mauvaise sortie de zone et me la faire expliquer en même temps. Parce que, finalement, il n’y a rien de plus adorable qu’un gars qui t’es-pli-que le hockey comme s’il maîtrisait…

____ Le hockey pour les filles est une chronique pour mon amie Mimi. Mimi, t’es pas mal hot quand t’expliques ce qu’est un match de 4 points à un gars!

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Le hockey pour les filles : Le hockey comme outil de socialisation.

mars 16, 2008

Post-match Montréal-Attawa
Par Miss Miller

Pour ceux qui comme mes copains Josi-fine, G. et A. sont partis se faire bronzer pendant qu’on pelte, je vous le dis : ça a commencé pendant le match Montréal-Rangers, en février. Même au Costa Rica, on a dû vous dire que le CH l’a emporté 6-5 dans une partie qu’il perdait 5-0 en début de troisième.

On appelle ça la fièvre; j’appelle ça de l’hystérie collective. Mieux que… en tout cas.

Le lendemain on s’est tous mis à y croire : les chauffeurs de taxis ont sorti leurs drapeaux, Marie-France Bazzo répétait que ça « sentait la coupe », la ville est devenue …hockey (ironie, ici)! Business sur les bord, La Presse en a fait un cahier spécial sur la fièvre montréalaise. Yves Boivert, de ce dit journal, en profite pour sortir une perle : il décrit le hockey comme « formidable outil de montréalisation » (cris de la part de gens de Québec, ici).

Le hockey est un moyen de rapprochement il est vrai. J’ai réussit à réunir une dizaine d’amis qui ne se connaissaient absolument pas autour du match contre les Sénateurs avec des arguments aussi simple que « ça va être une grosse game », « on les haï, Attawa, tu vas voir. » Et on a passé une maudite belle soirée, parce que les pas-de-buts tricoloriens nous ont permis d’aborder des sujets fondamentaux comme je le rappelle-tu ou on est dû pour aller chez IKEA, tu trouves pas?.

Au fond, en mars, quand le Canadien gagne, tout le monde est fan. En République Tchèque, les gens se réunissent dans les bars, boivent de la bière cheap et chantent. Ici, c’est le hockey qui rassemble. Et qui fait boire de la bière cheap.

Et j’en connais un qui a compris le phénomène. Jeudi soir, nous étions chez Normand, chic taverne du Plateau où il est plus difficle d’avoir une place qu’au Centre Bell (et où la bière n’est pas moins chère, so far), Bob, le gérant, applique ce concept avec virtuosité : à 22 sur une table de 8, y’a pas que le sport qui rapproche.

____ Le hockey pour les filles est une chronique pour mon amie Mimi, Mimi qui, comprenant mon amour du hockey m’invites à L’aréna…voir le show de JUSTICE.

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Le hockey pour les filles : Histoire de violence.

février 19, 2008

  (J’ai piqué le titre à David Cronenberg.)                                                                       Canadiens-Rangers                                                                                                         Chronique du 19 février 2008                                                                                                   Par Miss Miller

 Prologue :

Je ne sais pas pourquoi mais après 12 minutes de jeu en première, j’ai perdu le goût au match. Peut-être parce que c’était 0-3 pour Nu-autres.Seul fait intéressant : Number eight, qui devait être moins 3, a  soudainement jeté les gants.

J’ai crié des vulgarités, mon voisin a réalisé qu’il y avait un match, mon chat Souffe s’est sauvé sous le sofa…

 

***

 Il y a quelques midis autour de la table carrée, on discutait sport.

Quelque chose comme pourquoi-violence-hockey-méchant-mal.

Les deux amateurs patinaient, pas trop convaincants, pourtant convaincus. Personne n’a envie de faire l’apologie de la violence. Tout le monde est contre les tentatives de meurtre, les gorges coupées, les commotions de Gagné et Bergeron.L. y va d’un exemple : Tu vois, au Match des Étoiles, il n’y a pas de violence et, bon, ben c’est plate…

J’acquiesce. (Ha-han-ha-han-ha-han!) Personne d’autre n’a jamais regardé ce match.On change de sujet.

 

Par le plus grand des hasards, j’avais invité M., ma-copine-qui-ne-regarde-pas-le-hockey à m’accompagné pour voir Montréal-Toronto chez Normand. Taverne assez 5 étoiles merci, de-la-classe!

 

Après 2 périodes, ça allait presqu’aussi mal que ce soir. Les 3600 personnes entassées dans ces 200 pieds carrés suaient dans leurs boques de bières en criant des mots méchants. Ma copine M. était debout sur sa chaise, tapochait sur le zinc, hurlait plus fort que le voisin. Hum, Madame-ma-copine M., tu vois ce qu’on voulait dire sur la violence au hockey?

 

Ma voix a été enterrée par les hurlements ambiants.

Peu importe, j’avais passé mon point.

Dix raisons de détester Toronto, disait RDS, ce soir-là.

Une maudite bonne raison de les aimer! 

So far, même Darcy Tucker, il a quelques avantages. Who knew.

 

Épilogue :

Quand Kovy a compté le 5ième but du Céache pour créer l’égalité… Wou-hou!

J’ai crié des vulgarités, mon voisin a réalisé que le match n’était pas terminé, et mon chat Souffe s’est scotchée dans le rideau…

Au fond, on ne juge pas un homme à ses réussites, mais à la façon dont il se relève. Et au hockey, c’est en marquant des buts qu’on gagne des matchs. Obviously.

 

 

____  Le hockey pour les filles est une chronique pour mon amie Mimi, Mimi qui sait que le hockey c’est peut-être rough, mais que prendre le Métro, ça, s’est un sport de combat!

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Le hockey pour les filles : Match des Étoiles, ennui et fashion faux-pas.

février 19, 2008

  Canadiens-Capitals                                                                                                             Chronique du 29 janvier 2008                                                                                                   Par Miss Miller

Mon amie Mimi a appelé un peu tard, ce soir.

On avait la voix en pyjamas toutes les deux.Bla-bla sur nos week-ends, sur les photos qu’on est en train de travailler. On parle de manière monocorde. La beauté de l’amitié, c’est qu’on n’a pas toujours besoin de se reconquérir.

 

Éclaircissement soudain de la voix myriamesque et je sursaute :

 

« Ah oui… what the hell avec les onesuits du Match des Étoiles!?! (accent de Pointe-aux-Trembles, ici…)

       Hen?

       Ben oui, les Blancs, ils étaient comme en onesuits! »

       HEN?! Haaaaaaaaaa.

 

Mimi, elle n’en a rien à battre, que la LNH utilise le Match des Étoiles pour faire de la promo dans des marchés moins traditionnels. Je n’ai donc pas ouvert la porte à une discussion sur les changements à apporter à la formule, mais j’ai été soufflée par la pertinence de sa question.Parce que c’est bien connu, le Match des Étoiles, c’est pla-te! Jerseys blancs sur bas blancs sur glace blanche…

Bo-ring!

A-esthétique et soporifique.

 Si ce match est une vitrine, un gros coup de pub, et bien la LNH va devoir relire Klein, McLuan, faire un stage chez Cossette.

 What the hell with the onesuit thing?

 Je sais pas, Mimi. Mais j’espère, vraiment, que quelqu’un, quelque part, a perdu sa job pour avoir conçu ça.

 

____  Le hockey pour les filles est une chronique pour mon amie Mimi pour qui l’essentiel est parfois visible à l’œil.

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Le hockey pour les filles : À la manière d’un couple qui bat de l’aile. Just before the break up…

janvier 1, 2008

Canadiens-Rangers
Chronique du 30 décembre 2007
Par Miss Miller

Lorsque le Canadien a compté son troisième but, ce soir, une onde de joie a envahi mon être. Ce qui restait de mon jugement, de nature solitaire, voire sauvage, m’a quitté momentanément. Hystérique, je hurlais, mon Dieu qu’on joue bien!!!

Ma lucidité est revenue.
Je me suis tue, avant que mon voisin ne me tape sur la tête pour se plaindre.

Diagnostique de mon état, j’avais l’air d’une amoureuse. Et l’on est tous comme ça avec le hockey : comme une fille dans un couple qui bat de l’aile.

On cherche les failles, on a des attentes pièges, disséminées comme des mines.

J’illustre :

Je savais qu’il ne sortirait pas les poubelles (je savais que Ryder ne compterait pas);
Il a oublié notre anniversaire (ils ont encore perdu le 23 décembre);
Deux jours sans je t’aime (deux défaites de suite).

On se laisse déconcentrer par un plus jeune, plus cute (Price est plus jeune, plus cute…);

Paradoxalement, ces tares permettent souvent d’apprécier mieux les miettes de bonheurs éparses. On attend juste un geste, au fond…

Et ce soir, je ne me cherche pas d’excuse.
Je suis comme une amoureuse dans un couple qui bat de l’aile et qui vient de se faire faire à souper.

J’ai les larmes aux yeux et je suis conquise.
J’aime chaque seconde, chaque présence, chaque arrêt et chaque tir.
Je gobe les chances de marquer comme si c’était de la crème glacée.
Les statistiques débitées par les analystes forment un son duveteux dans lequel je m’enroule.
Le hockey devient un confort food a-calorifique.

Quand on en gagne trois de suite, quand on compte à cinq contre cinq, quand Buffalo fait les séries, quand Kostitsyn obtient un 2/3 de tour du chapeau, quand les Rangers se font refuser un but, on se souvient pourquoi, finalement, on était tombé amoureux.

****

J’ai appris l’assassinat de Benazir Bhutto par le biais de l’analyste de RDS, ajoutant que c’était un jour triste.
C’est drôle car une journaliste de Radio-Canada avait insinué récemment qu’elle avait pris du poids pendant son exil…
Ça oblige à revoir certains préjugés.

****

Résultat du match : 4-3 New York.
Je le savais qu’on allait perdre!

____ Le hockey pour les filles est une chronique pour mon amie Mimi qui est la seule à comprendre que je préfère les équipes dont les jersey matchent avec mes murs…

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Le hockey pour les filles : Une petite dose de méchanceté…

janvier 1, 2008

Noel et 2 jours
Chronique du 27 décembre 2007
Par Miss Miller

Je m’étais fait cette promesse quelque part entre le spécial de RBO et le levée du soleil, l’an dernier, au jour de l’an. Étant donné que j’avais moi-même fait mes drinks (j’ai deux amis qui sont de dangereux barmans, limite criminels), j’étais assez lucide pour m’en souvenir.

Par pur esthétisme.
Par un élan post-moderne.
Parce que franchement, je n’y crois pas.
J’avais pris une résolution.

Celle de devenir gentille.

Cynisme interdit, ironie aussi. Gentille, donc, je voulais devenir. Un cœur pur, plein d’empathie, une vraie Nathalie.

Bah, je suis un peu trop franche pour être fine comme ça, mais j’ai travaillé fort et, sans avoir une fiche parfaite, je dois bien être à +3.

Mais ce soir j’ai triché.

Montréal-Tampa, c’est pas toujours mieux qu’un party de Noel. À part Lecavalier et St-Louis, c’est pas les gros char. Leur gardien est pas tout à fait du calibre de la ligue américaine, et leur défensive n’est pas assez bonne pour le parc Laurier.

Par instinct de survie, j’ai suivi le sage conseil de mon ami qui n’a pas RDS. J’ai écouté la première à la radio.

C’était 3-0 après 21 minutes. J’ai ouvert la tivision.
Fin du sevrage visuel. Je me suis gavé de la troisième comme d’un bucket de crème glacée. J’ai pris plaisir à voir les autres souffrir…

C’était 5-0 Montréal, tous les joueurs avaient un point ou presque. Le Cavalier avait l’air de Kostopoulos quand il joue mal, Tampa prenait les mauvaises pénalités, a eu un joueur expulsé. Ils ont changé 2 fois de gardien.
Ils avaient l’air d’un club de 3ième trios; une vraie bande de cols bleus.

Tous ces affreux scénarios familiers.
Tout ce qu’on reproche au Canadien quand il fait honte leur arrivait.
J’avais plus de plaisir à les voir perdre qu’à nous voir gagner.

Mademoiselle M., pénalité pour conduite anti-sportive.
Attendez 2008…

____ Le hockey pour les filles est une chronique pour mon amie Mimi. Mimi, la question fondamentale, cette semaine est « pour ou contre la tuque sous le casque de gardiens lors des matchs extérieurs »?

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Le hockey pour les filles : Comme une maladie honteuse…

novembre 26, 2007

The day before tomorrow.
Chronique du 26 novembre 2007
Par Mademoiselle Millère

Mon amie Mimi revient de voyage demain.
D’Espagne, de France; j’ai francisé mon nom afin de l’aider à revenir en Amérique du Nord doucement.
Elle m’a manqué, Mimi et j’ai hâte de voir ses yeux trop grands.
Je suis surtout contente car elle, elle ne sait pas que le Canadien s’est fait scalper deux parties de suite par Bu-ffa-lo.

Quand on a pas de facebook (shame on me), on a plein de temps pour faire des choses qu’on n’a pas besoin de faire. La beauté résidant parfois dans la gratuité de l’acte, je me suis développé un loisir d’une insipidité fabuleuse.

J’ai commencé en dilettante.
J’ai fait des débuts timides, des choix moraux.
Markov, Beauchemin, Leclaire.
Facile à justifier, statistiques éloquentes, favoriser toujours des Québécois.

C’est devenu un plaisir coupable.
Les poseurs de tablettes, de préférence.

J’ai pris de la confiance, probablement, avec le temps.
Je me suis lancé des défis. Que Buffalo, que Détroit.
Thank God, je suis la seule à oser ça.

Virtuosité ou compulsion?
J’ai trouvé 8 noms avec des Z, choisis 4 duos de frères.

Je suis devenue accro.
Vendredi, j’ai voté exclusivement pour des roux.

Voter pour les joueurs du Match des Étoiles est toxique.
J’arrête demain. Promis.
Cold turkey.
Et je me fais un facebook.

________ Le hockey pour les filles est une chronique pour Mimi. Mimi, ne demande pas comment le Canadien va. Si tu ne poses pas de questions, tu n’auras pas de menteries.