Archive for avril 2009

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Le hockey pour les filles: Benoit Brunet ou faire danser les garçons

avril 29, 2009

Depuis une bonne semaine, sur le web, se promène la video de Chilly Chill, FAIRE LE BENOIT BRUNET, qui est en un bijou de folie, tourné chez Ménick , le salon de barbier des sportifs.

Un machin résolument absurde mais qui force mon admiration. Il fallait vouloir,  pour réaliser ça.

Un clip drôle qui bouche parfaitement des pauses à café, mais qui a tout pour devenir une inside de cours d’école. Du conbustible à party, qui aide, à faire passer la saison de misère.

Je vous jure, mesdames, mettez-ça dans un party. Même les irréductibles gars-qui-dansent-pas vont se mettre à danser «second degré.»

Ça va révolutionner la danse en ligne.

 

 

Le hockey pour les filles a VU du monde dans le Benoit Brunet.

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Le hockey pour les filles: Carey Price: Tata ou post-moderne

avril 24, 2009

ATTENTION

Ce clip est assez mauvais pour faire regretter de vivre à l’époque de la démocratisation de l’accès aux  médiums. Mais, bon il a la qualité de  servir mon propos.

 

 

Le geste de Carey Price a été analysé depuis deux jours, presque aussi souvent que la Joconde, tiens. On le qualifie de tata  ou d’immature. Je n’y crois pas. 

Dans les sombres bars de St-Laurent ou dans les piscines d’un tout-inclus, dans le cadre d’un party sauce loftstory, je ne peux pas dire, mais sur la glace, il est parfois génial. C’est plus qu’un gardien, c’est un artiste. Post-moderne. 

En effet, le post-modernisme (je vous jure je fais ça vite) est un mouvement artistique qui date, un peu comme moi finalement, de la fin des années ’70. Parmis les caractéristiques de l’esthétique postmoderne, on trouve  le recyclage de formes préexistantes : citation, pastiche, parodie. Ainsi, l’artiste utilise le mélange des genres, l’auto-référence voir la citation souvent par le biais de l’ironie, pour donner plus de sens à son oeuvre. 

Cette année, lors d’un affrontement contre Tampa Bay, le Canadien avait arraché le match en fusillade par la peau des dents. Price avait célébré en faisait le célèbre V de la Victoire d’Usain Bolt. Ce soir là, le lightning portait son troisième gilet ( vous savez, celui que les équipes portent juste pour pouvoir le vendre), celui sans logo avec seulement un mot: BOLTS.

Lors du dernier match contre les Bruins, lorsque Price a fait un clin d’oeil au geste de Patrick Roy en levant les bras au ciel, je me suis dit que ça ne pouvait être un accident. Il y a second degré. Le gars fait consciemment référence à l’histoire du sport, avec ironie, en la décontextualisant.  Il est fort, le gars, c’est un art hermétique de plus,  la performance.

En plus, ça colle au préjugé de l’artiste: incompris, sur la rumba, vivant de nuit.

Tout ce qu’il manque à Price, c’est une tournée de vernissage dans les centres d’artistes afin d’apprendtre à étoffer le discours qui sous-tend son oeuvre. La prochaine fois qu’une meute de journalistes sur-analyse tes gestes, Carey, dis-leur que t’es pas plus cynique que Jeff Koon et que ta démarche tend dorénavant vers l’esthétique relationnelle. 

Ils pourront toujours te répondre que le postmodernisme se caractérise aussi par l’expression d’individualisme, par contre. 

Ce sera de bonne guerre.

Le hockey pour les filles recommande aussi à Price la Biennal de Montréal qui commence en mai et qui va durer jusqu’a la Coupe Stanley. Maintenant que le Canadien est éliminé, j’ai même  le temps de faire le guide. (Lien)

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Le hockey pour les filles: things to do

avril 23, 2009

 

picture-42Sortir le filet de volleyball, le nain de jardin, le parasol, se magasiner un vélo____

Aller  à Christiane Charette faire le postmortem de la saison (LIEN ici)__√__

Acepter l’élimination du Canadien en 4  __√__

Acheter une caisse de rosée ____

Le hockey pour les filles est une chronique pour mon amie Nelly, comme tu dis…rêve brisé __√__

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Le hockey pour les filles: Montréal en 5

avril 21, 2009

SÉRIE MTL-BOSTON 2009  

MTL (0) BOS (3)

C’est une vieille tactique de fille qui a dormis sur la corde à linge, toute femme avisée qui en vaut donc deux vous le dira.

En cas de «gueule de déterrée» deux options sont possibles: porter la tuque, les lunettes fumées, les joggings…ou (se faire violence) se grimper sur des talons, mettre une robe, trop de mascara.

Toujours eu plus de succès avec la deuxième option. Généralement, je récolte des c’est-jolie-ta-robe-mon-dieu-t’as l’air d’une fille pour faire différent  des compliments et, du coup, les gens portent le regard ailleurs, loin, loin des cernes gros comme des rigoles de bord d’autoroute et des cheveux sales. Wow, t’as-tu des nouveaux souliers? Hahan! Hanan!

Chacun son truc, mais moi, j’ai survécu à plusieurs nuits blanches comme ça. Mes respects aux advils, aussi.

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À l’aube des séries, il y a une petite semaine,  je me suis sentie, le fusil sur la tempe, un peu comme la fille de la météo: «envoye, dis-le donc, qu’il va faire beau samedi!». Un peu obligée de faire une prédiction.

J’ai dit Montréal en 5, baveuse, avec un sourire à la Sean Avery, affrontant les amicales insultes et les sourcils froncés; j’entendais presque le «pauvre petite, comme elle est mignonne…»  J’ai dit Montréal en 5 et j’ai gagné. Ça marché à la perfection, la meilleure prédiction de ma vie.

À l’aube des séries, mon découragement s’harmonisant magnifiquement à la perte de Markov, j’ai évité la panique et clamé mon Montréal en 5 pour dissimuler le Boston en 4 qui défilait dans ma tête comme un fil de presse.

Comme pour attirer l’attention ailleurs, loin de la douloureuse vérité dont j’avais fort peu besoin. 

Le hockey pour les filles est une chronique pour mon amie Mimi. Je peux encore me tromper, mais pas beaucoup.

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Le hockey pour les filles: Pourquoi les Bruins s’appellent les Bruins et pourquoi ça ne change rien à ma haine profonde envers eux

avril 19, 2009

Dans la Presse, aujourd’hui, page 8 du cahier des sports, Miguel Bujold explique l’histoire des noms des équipes de la LNH.

On y apprend entre autre que les Flames s’appellent les Flames à cause des flammes d’un incendie et que les Ouragans de la Caroline s’appellent les Ouragans à cause des ouragans mais aussi plein d’autres petites histoires croustillantes.

Déjà, vendredi, grâce à l’internet, j’avais appris que Bruins, ça voulait dire ours et bien maintenant, je sais pourquoi les Boston s’appellent ours. Je n’en dis pas plus, question de ne pas brûler le punch comme un preview de film Hollywoodien, arrêtez tout de suite de faire la file pour avoir une crème glacée et courrez acheter La Presse.

Un article fait sur mesure pour le hockey pour les filles. Fini le blabla sur les sorties de zones, les revirements, on tient enfin un vrai sujet de discussion. Pourquoi y a t-il  tant d’équipes avec des noms de petits alimos?  

You just made may day, Miguel. Boston peut nous sortir en 4, il n’y a plus rien qui me dérange. Je touche au divin.

AJOUT 19:30

Extrait: «La guerre de Sécession est également à l’origine de l’appellation des Blue Jackets de Columbus. L’Ohio étant l’État qui a fourni le plus de soldats – que certains nommaient Blue Jackets -, il s’agirait là d’un hymne au patriotisme.»

Note à mon amie Nelly, le blue jacket n’est finalement pas  un clin d’oeil au fait que les Ohiennes sont out et portent encore le coat de jeans à la Samantha Fox. Ça casse un peu le party, mes excuses.

(lien)

Le hockey pour les filles réalise enfin qu’elle aime le hockey presque autant que les petits alimos et que les deux vont de paire. Ma-la-de.

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Le hockey pour les filles: Les séries, selon quelques filles

avril 16, 2009

SÉRIE MTL-BOSTON 2009   

MTL (0) BOS (0)

J’ai posé 3 questions à des amateuses de hockey . Plus dilletantes que amateuses, c’est ce qui fait le charme. Les questions étaient les celle-ci:

1) Canadiens/ Bruins, qui et en combien?

2) Entre ces équipes, soit la Caroline, les Blues, les Colombus et les Ducks, laquelle pourrait gagner la Coupe?

3) Qu’est-ce qu’une équipe cendrillon?

Voici ce que j’ai reçu, milles excuses pour l‘en vraquisme du style.

Question 1

Geneviève

– Moi je suis juste obligée d’entendre les games de loin parce que mon chum les écoute de proche. Pis je les regarde 10 minutes des fois parce que j’ai droit à des accolades gratuites pour ma participation. Là s’arrêtent mes connaissances.

Alors, les Bruins, ils sont à Boston me semble? C’est pas eux qui ont un coatch qui ressemble à Humpty Dumpty? Me semble que ça avait été laborieux l’an passé, que les Canadiens gagnaient tout le temps par la peau des dents… Enfin, je dis que les Canadiens vont gagner quand ils vont jouer avec leur 7ième joueur.

Mimi:

J’essaie de me rappeler nos conversations quand je ne dors pas sur la deuxième, messemble que j’étais pas tout le temps saoule quand on regardaient les matchs, donc ça devrait bien aller: 

First of all, le canadien n’a pas d’aiguille sous la botte de foin, car ils les ont toutes trouvées pendant la saison, ce qui veux dire, que Price ne pourra pas avoir une deuxième MTS, ce qui veux dire qu’on peut pas être plus Russe que les Russes, ce qui veux dire qu’on peux pas perdre le coatch encore, parce qu’on plus de coatch, ce qui veux dire qu’on est bien préparé, mettons. Canadiens en 7.

MEL

On a comme fait le tour déjà des solutions bidons tels que des concoctions de trios halucinogènes, l’utilisation de Komisarek comme coach (mais de le voir en complet cravate bien peigné avec du gel dans les cheveux était franchement un de mes moments télévisuels préférés de l’année à RDS!), le scandale-à-la-une-de-tous-les-journaux-et-c’était-même-pas-Le-Journal-de-Montréal-cette-fois-ci, le va-et-vient dans les bars et dans les mineurs, la montée de lait de Ron Fournier contre Saku et le scandale-de-la-lettre-A-et-pis-C-sur-le-ti-chandail-de-Kovy-et-celle-de-la-lettre-A-retirée-du-ti-chandail-de-Higgins. Fiou! Finalement, les playoffs devraient amener un peu de quiétude. Montréal en 6.

Véro:

Les Bruins… pcq j’écoute Radio-Can le matin pis ils disent que le CH devra être hyper vite sinon les gros monstres vont tuer nos p’tits joueurs (*&%$&*%&* ils doivent être vraiment très gros les Bruins pcq Kovalev pis Halak, c’est pas des tit-culs de ruelles… c’est des tofs !!)

Ratchel 

Ils sont méchants, les Bruins.

Nelly

Les filles de mon bureau font dire Montréal, mais elles pensent Boston. Moi, j’aime juste le gars qui bois du gatorade accôté sur le gros chose rouge avec de la corde  ET je tiens à dire que je suis allée à l’école avec Patrick Lalime.

Question 2

Véro:

C’est où, Colombus?

Mimi

Google translate Blues par chanson noire triste. Peut juste pas gagner la Coupe, un nom de même.

Geneviève

Heille, pourquoi t’as pas mis MTL, dans tes équipes poches, moi je veux Montréal, une émeute, des chars renversés, même si ça va être le festival de la pitoune coors light.

Ratchel

Moi aussi, je coche la case autre et je dis Canadiens. On peut toujours rêver … pas que j’aie vraiment envie de manger des hot dog et des pogos pendant encore 2 mois!!!

Nelly

Blue Jacket de Colombus parce qu’on aime ça le linge.

Mel

Moi je dis que comme les Québécois sont les seuls à avoir du coeur et que ça prend du coeur pour gagner la Coupe Stanley, j’ai fait la comptabilité de la quantité de joueurs québécois parmis chacune des équipes énumérées. Ma réponse est (drumroll) Les Blue Jackets de Colombus!!!! Avec leur nombre exhorbitant de 3 joueurs québécois, ils devraient être en business côté coeur au ventre (en plus, ils ont l’air en pyjama dans leur petit suit bleu alors, même côté look, j’aurais voté pour eux…)

Miller

Blues Jacket, vendu à Nelly pour la beauté de l’argument. Une finale Montréal-Ohio, kin.

Question 3

La question 3 s’en va, si elle veut une place avec vu sur un écran et non sur la machine à pinotte. Demain, question 3.

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Le hockey pour les filles: la piasse de Carbo

avril 16, 2009

Hier, dans sa chronique de La Presse, Nathalie Petrowski raconte comment René Angelil a sauvé StarAC et on ne peut s’empêcher de se dire qu’il pourrait faire la même chose avec le Canadien l’histoire derrière la publicité sur la piasse commémorative du Centième du Canadien.

À l’origine, c’est Guy Carbonneau qu’on appercevait à l’écran, pas Jean Béliveau. Mais cette pub devait être lancée la journée même de son congédiment. Hic.

 

Guy Carbonneau et la monnaie

À l’occasion du centenaire du Club Canadien, la Monnaie royale canadienne a voulu souligner l’événement par la création d’une pièce de monnaie commémorative. Une campagne de pub a été imaginée par l’agence Tank avec Véronique Cloutier dans le rôle de la fille qui part à courir après la pièce, trébuche, tombe, glisse sur le plancher et finit en tête à tête avec un joueur de hockey. Au départ, ce joueur n’était nul autre que Guy Carbonneau, choisi pour sa notoriété et parce que tout indiquait qu’il serait l’entraîneur du Canadien pendant des siècles. La pub le mettant en vedette avec Véro a donc été tournée et devait être lancée… le jour du congédiement de Carbo. Pour parer à cette cruelle ironie du sort, une nouvelle pub a été tournée avec Jean Béliveau dans le rôle de Carbo. Cette pub est maintenant diffusée sur tous les réseaux. Chaque fois qu’il la voit, je me demande si Guy Carbonneau pense à Véro, à la Monnaie royale ou au patron qui lui a remis la monnaie de sa pièce sans lui donner son change.

 

(lire ici, surtout le bout sur Star AC)

Mots-clés, ici: cruelle ironie.