Archive for mars 2009

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Le hockey pour les filles: Le « jerseygate» ou le Canadien en pays hipster

mars 31, 2009

Par Miss Miller

Chichicago 1 MTL 4

Le Canadien est une institution tradionnaliste qui, d’ordinaire est aussi réticente à admettre ses erreurs que le Pape à accepter que l’abstinence est une pratique vétuste, so yesterday. Quelle ne fut pas ma surprise lorsque j’appris aujourd’hui que l’organisation centenaire revenait sur sa décision de faire porter à nouveau la honte du chandail du barbier.

Faute passée à moitié-pardonnée… 

La partie bachelière en arts / photographe de mon être était en train de se dire que la qualité visuelle du spectacle de ce soir allait augmenter considérablement pendant que la partie hockey écoutait les experts CKAC lui expliquer le scandale du jerseys. Cela a créé un mélange des genres…

Ça été le SEUL sujet de la journée : le vestiaire du Canadien aurait piqué une crise vestimentaire, refusant de revêtir le ridicule chandail rayé qui avait encaissé une défaite contre Boston en janvier dernier. Du coup, cette affaire de chiffon a pris les proportions de l’Affaire Madoff.

Chassez le naturel, TQS revient au galop, Michel Villeneuve faisait de la psycho de 2X4 : le fait que les joueurs ne soient pas capables de gagner avec ce chandail prouvent leur faiblesse mentale ; boys don’t cry.

Dany Dubé, zen comme un moine, a essayé de lui expliquer qu’une émotion n’est pas une maladie transmissible et que, faire preuve de psychologie, c’est parfois champion, le gars est resté buté. Refuser de porter le chandail ridicule, laid, tellement démodé mais loin du come back, c’est pour les faibles, pas pour les hommes.  Un homme, un vrai, de type défricheur abitibien capable d’ouvrir une canne de conserve avec ses dents, ça se sacre pas mal d’être habillé comme la chienne à Jacques, tout le monde sait ça.

Tellement Cro Magnon qu’il doit croire la terre plate ou voir en 2D.

Pendant 4 heures, j’ai ingurgité des arguments à faire monter aux barricades des groupes de défenses des droits femmes, des gay, des handicapés, des nains de jardins, puis, j’ai compris le point de Mister Villeneuve: les joueurs du CH, en avouant être influencés psychologiquement par leurs fringues font un fashion statement et sortent du garde-robe.  

Ils veulent être cools.

Les joueurs du Canadiens sont  en fait  des HIPSTERS.

Le hockey pour les filles l’a toujours dit : le hockey c’est 60% mental, 40% vestimentaire, le reste se passe sur la glace. Et c’est déjà fort demandé au mental de certains. Ceux qui prétendent le contraire n’y connaissent rien.

 

          

 

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Le hockey pour les filles: the deal breaker

mars 29, 2009

MTL 3   Bû-ffa-lo 4

millers

 

L’amour rend aveugle mais pas tant. En deuxime , après un tic-tac-toe de buts, l’idée que le Canadien puisse mettre un terme à la soirée de Miller m’a traversé l’esprit. Bien assis sur le banc, avec pas de cass, j’allais enfin savoir s’il portait vraiment la moustache ou si j’avais la berlue.

***

Dans toute relation, il y a des situations limites, des deal breakers

J’avais dit: «tu nous la laisses, celle-là, ce soir, Ryan. Sinon c’est dodo sur le sofa.»

Il a choisi dodo sur le sofa.

Aucune loyauté. Bad boy.

Le hockey pour les filles se magazine un nouveau nom de famille. 

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Le hockey pour les filles: le match de l’année

mars 25, 2009

Par Miss Miller

ATL@ MTL

MTL: ATL

Je déteste quand le Canadien perd contre Atlanta, à cause de leur suit bleu.

C’est un traumatisme visuel qui doit remonter à l’enfance mais, peut-être parce que je suis une gohabsgo de Québec, perdre contre un club à la fois bleu ET poche, me semble la pire des offences. Flashback des Nordiques.

C’est donc le genre de match que je regarde avec un bon livre, de la musique, un jeu de carte, pas mal d’amis en retouchant de photos d’une main, le téléphone de l’autre. Mieux-de-préparer-un-plan-B kind of game.

Hier, j’ai abandonné mon roman en première, sur le but de Tanguay, raccroché  au nez de ma soeur, à 0 :32 de la deuxième après avoir appris que Metroplit porte le numéro 15 et qu’il peut compter des buts.  J’ai manqué la riposte de Kovalchuk, je troquais mon pyjama pour des jeans, suis partie retrouver des amis pour la troisième. J’avais espoir.

En fin de troisième, j’ai fait le tour de la table : ok, nommez-moi une autre victoire de la saison qui vous a rendu aussi euphorique, hen ?

J’ai proposé la victoire contre Détroit; j’ai eu pas de réponse.

Hier, c’était le match de l’année.  Le match de l’année, ça n’a rien à voir avec l’équipe battue ou le pointage final. Rien à voir avec un tour du chapeau ou un blanchissage.  C’est celui qui rend totalement irrationnel et bêtement fier d’être dans le lot de ceux qui l’ont vu, qui n’ont pas fermé la télé, quand ça allait tant mal, en fin de première.

C’était le match de l’année et j’ai déjà oublié que c’était contre Atlanta.

Le hockey pour les filles est une chronique pour mon amie Mimi. Mimi, le match de l’année, c’est celui dont on va encore parler, fin juillet, les 2 pieds dans le sable du Maine en buvant de la Miller.

 

 

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Le hockey pour les filles: Je me souviens (un peu, des bouts en tout cas)

mars 23, 2009

Par Miss Miller

(Y’en reste 10, des matchs)

Il y a quelques semaines, Tout le monde en parle acceuillait le réalisateur indépendant absolument génial et dégenté, André Forcier venu présenté son dernier film, je me souviens. En guis d’intro, une phrase délicieuse: 

«Est-ce qu’à défaut de croire en l’avenir. on se tourne vers le passé?»

Si vous trouvez que l\’histoire qui se joue ici et maintenant pousse à l’oublie, vous pouvez toujours utiliser la méthode Je me souviens avec ce petit fix de passé glorieux. La téquilla marche aussi, mais il est un peu tôt, dans la journée, et dans la semaine.

Le hockey pour les filles a aussi vu le celui sur RDS mais trouve que des fois, ça ne fait pas de tord de changer de poste.

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Le hockey pour les filles: Objects in the mirroir are closer than they appear

mars 17, 2009

MTL@NYR

table-hockey-breakaway-7-copy1

Dans le jargon, un match comme ce soir, on le dit être de 4 points.

Les Montréalais ont 80 (petits) points. Les New Yorkais aussi. Les deux entassés à la frontière du huitième rang, avec  l’exclusion des séries comme un angoissant possible. Les équipes mauvaises n’ayant plus de complexes face aux (non)-glorieux, tantôt tallonnent, tantôt se tapissent dans l’angle-mort, menacent de passer par l’accotement.

Ça veut dire que ce soir, il faut que les petits bonhommes rouges, ils obtiennent les deux points de la victoire et que les petits bonhommes blancs, ils n’obtiennent pas les 2 points because défaite. Ainsi on profite doublement de l’effet.

Ça veut dire que non seulement il faut gagner, mais il faut que les autres perdent.

Sauf que depuis un mois, une victoire de 2 points, c’est tellement dur, qu’on en vire les entraîneurs. Alors 4 points…

***

On revenait de courser à pied, ce soir, mes runnings shoes et moi, quand, en passant derrière la benne à ordures d’un immeuble de béton, j’ai aperçu, trônant sur les sacs puants, un jeu de hockey sur table, sans manettes, sans filets, sans joueurs.

Sale, cassé en deux, disfonctionnel.

La marque: PLAYOFFS.

Ça vallait pas mal de mots. Milles, au moins.

J’ai ris.

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Le hockey pour les filles: Le Sportnographe se jette dans le fleuve, ce soir, à 19h

mars 13, 2009

La semaine dernière, le Sportnographe (émission diffusée tous les vendredis soirs à 19h à la radio de Radio-Canada) fermait son émission avec la phrase suivante: 

«Si Canadien perd, on se jette dans l’fleuve!!!»

Les raisons s’étant accumulées, cette semaine: j’attend, avec impatience d’entendre le plouf!

Écoutez avec moi : http://sportnographe.radio-canada.ca/


___Le hockey pour les filles se demande beaucoup s’ils vont prendre le temps de se mettre en speedo de Canadien.

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Le hockey pour les filles: the moment

mars 12, 2009

Islanders@ Montréal

Je suis toujours à l’affût du moment magique. C’est ce qui fait battre le coeur.

Fin de troisième, à 2-2, le défenseur rouge numéro 44 a perdu son bâton dans sa zone. Peu pratique quand il vient le temps de sortir la rondelle vers le gardien bleu-blanc-orange. Rouge numéro 40 a donné son bâton à défenseur récupérant ensuite celui de numéro 6 qui se garocha t-au banc prendre le celui d’un rouge assis.

Pas de l’espoir, ce serait exagéré, juste un soubresaut.

Tache de couleur sur le tableau bien morose d’une semaine qui me laisse un goût de cendre dans la bouche.

Le seul moment de la semaine qui a mérité d’attirer mon oeil sur la glace.

___Le hockey pour les filles est une chronique pour mon amie Mimi.  Mimi, cherche pas les Islanders sur le classement, ils sont en bas de la ligne, dans la partie qu’on n’imprime pas, qu’on ignore. Quoi? Oui, c’est l’équipe qui a gagné, oui.