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Le hockey pour les filles: Souvenirs de Buffalo, NY, dernière carte postale.

février 7, 2009

MTL @ Buffalo

Buffalo est une ville étonnante, je trouve.

Je n’y suis allée que 24 heures, pour l’ouverture de la saison, mais à chaque fois que je me retrouve avec une des personnes qui y était aussi on devient fous émotifs. Pourtant, on est allé les uns en Asie, les autres en Turquie, on a escaladée des volcans, traversé des (bouts de) déserts, habité Cuba. Je veux dire : on est déjà sorti de chez-nous, là!

Mais je vous jure, Buffalo a un-je-ne-sais-quoi.

Entre 2 périodes, je dis à Gab :

«Dans un monde vraiment parfait, tu sais, un monde où on questionnerait les vraies raisons à la crise économique, où, tu sais, le matin, quand tu essaies de tourner la page de ton journal, la personne à côté de toi t’offrirait de tenir ton café pendant la nano seconde nécessaire à l’opération… si on vivait dans ce monde, on serait à Buffalo, ce soir. Sinon, on pourrait pas juste gagner?»

Dans les yeux du gars de la table à côté, un genre de folle raide la fille d’amusement.

Gab m’appuie, à la fois d’accord et galant. Quand on voit l’image de ville, (probablement dernière dans les priorités de l’État de NY), toute magique de ses lumières nocturnes, il me teste : «tu te souviens, c’est quoi le corridor noir, sans vie, au milieu de la ville?

–    Ouep, c’est Main Street.

La rue Principale de Buffalo est complètement placardée, étrangement morte. Mais la ville est attachante parce qu’elle est jolie sans être belle, qu’elle est pleine de cicatrices, faite sur le rough.

Fière et résiliente.

Quand tu vas à Buffalo, en fan du Canadien, ton syndrome hockeytown se relativise, tout d’un coup. Je vous assure qu’ils ont le hockey en soluté, les Buffaliens, les Sabres dans le veines et que pourtant, ils n’ont pas 24 Coupes Stanley pour justifier leur fierté, même pas une.

Juste de l’espoir.
C’est fort, hen, l’espoir?

***

À Montréal, ce soir.

Dans un monde où les gens ne t’aident pas avec le café le matin, ni avec le journal et où il est un luxe d’avoir une place dans le métro à l’heure de pointe. Dans un monde pas totalement parfait MAIS, où on a quand même la chance de voir un match de hockey au chaud, avec des amis.

On avait, sur la table, plus de peanuts que d’espoir.

Le hockey pour les filles
est une chronique pour la madame, section 103 rangée 3 siège 14, à côté du banc Canadien: en dessous de votre banc, madame, il y a ma tuque du Canadien que j’ai oublié le 10 octobre, je sais pas si…

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6 commentaires

  1. c’est pas Kovi qui t’as volé la tuque ?


  2. Ma seule soirée à vie à Buffalo, je l’ai passé chez Joe Crozier… Assez impressionnant comme bonhomme, et toute une tête de hockey! Viva la French Connection!

    Sinon, Buffalo… bof 😉


  3. C’est la première fois que je vous lis :
    je DÉTESTE regarder le hockey (dans un bar ou sur la tv d’un ami, au forum ça été tripatif)
    j’ADORE lire sur le hockey, un peu comme ces vieux anachronismes qui suivent le baseball en s’immergeant de statistiques et de tableaux, qui recomposent le match par le compte rendu de chaque manche.

    Par dessus tout, je suis un fan de fragments de sociologie au naturel, des filles et de l’intelligence. Enfin, rien ne me réjouit plus qu’une belle plume.

    Mademoise Miller, vous découvrir, c’est comme aimer le fromage, l’Italie, le café, l’alcool et le gâteau… et manger pour du Tiramisu pour la première fois.


  4. Hé bien, mademoiselle Miller! Vous lui avez fait de l’effet, dis donc! « C’est comme aimer le fromage, l’Italie, le café… » C’est charmant et ça m’a fait éclater de rire. Je laisse peu de commentaires ici, mais je viens lire régulièrement vos humeurs! Voilà qu’enfin quelques gars se mettent à regarder autour d’eux et découvrent que le hockey peut intéresser les femmes « fan ». Qu’il peut y avoir une approche quelque peu différente de ce sport sans qu’il y ait de pubs de gros, gros camions et de gars qui s’éclatent en les conduisant. Loin de moi ces pubs criardes et phallocrates… Et puis, quand verrons-nous une description du hockey ou une analyste féminine à RDS? Avez-vous remarqué les deux moumounes de la dernière soirée de hockey? Quand le CH est en perte de points, Pierre Houle ne décrit plus le match et le zinzin de Benoît Brunet se fait aller le mâche patate (on dirait toujours qu’il parle avec de la purée plein la bouche) de ses commentaires insignifiants… Essayez, juste pour voir! Ces deux-là m’enlèvent le plaisir le regarder une bonne partie de hockey. Mais j’ai découvert un pouvoir immense que je peux avoir sur eux. J’appuie sur le ti bouton MUTE quand monsieur B… se fait entendre…
    Oups, c’était long, mais je n’efface rien!


  5. Il y a beaucoup d’excellents blogs sur le hockey écrits par des femmes.
    Beaucoup sont en anglais, parcequ’ils ne sont pas tous consacrés aux Canadiens, mais par exemple, Interchangeable Parts (sur les Devils) ou The Willful Caboose (sur les Sabres) font vraiment partie de mes blogs favoris (comme celui ci d’ailleurs, depuis que je l’ai découvert!) Et cette perspective un brin différente me plait vraiment.


  6. Ça fait du bien de te lire, c’est rafraîchissant. J’ai dévoré les textes jusqu’ici avant de laisser ce commentaire, sinon je risquais de me rendre jusqu’à ta conception.



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