Archive for février 2009

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Le soccer pour les filles: expliquez-moi!

février 26, 2009

Hier, à peu près aux mêmes heures, hier, on a eu droit à la rediffusion du match de l’Impact au Stade Olympique. Tournois de la Concacaf, pas just an other day. Comme formule, c’était particulier: on a eu droit à l’analyse du match et au résultat final avant le voir.  Au hockey, on met le match avant, mais bon, c’est une autre cultûre. Me suis couchée tard, aussi.

Je connais que dalle au soccer. Je comprend l’essentiel, je veux dire, comme le profane normale: bonhomme bleu + chose blanc et noir + gazon dans gros but…Il parait qu’il faut contrôler le centre. Vous ne voyez pas la rondelle, au hockey? Moi, je me vois pas le contrôle du centre…

Quand même, il fallait être fait de glace pour ne pas vibrer. 55 571 spectateurs. Un festival offensif, au-delà des attentes: 2-0! Quand j’ai entendu : victoire historique, j’avais juste assez de notions ou d’ouverture d’esprit pour savoir que oui, c’était important. Un début de chauvinisme, un brin de fierté.

N’empêche, il y a un truc qui me chicotte, au soccer: pourquoi vous donnez au joueur le plus important, i.e., le gardien, le chandail beige laid?

Je veux dire: c’est chien. Avoir le jersey beige, ça ressemble plus à une punition qu’à un égard…

Le hockey pour les filles attend désespérément Le soccer pour les filles. Vraiment, ce sport est un mystère.

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Le hockey pour les filles: Moment de tendresse ou Steve Bégin raconté aux enfants

février 26, 2009

(À l’autre poste, c’est 2-1 les Sharks contre les Sénateurs)

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Comment est-ce possible que l’échange d’un joueur en garde partagée entre la passerelle et la quatrième ligne puisse tant trouvé écho dans la population. Tout le monde s’en fout mais tout le monde s’en parle.

On peut souvent prendre le poul d’un échange en vérifiant si on parle de l’immigrant ou de l’émigrant. De celui qui part ou arrive. Dans le cas présent…On a eu du tape ou on a eu des bâtons, contre le 22, hen? L’échange Bégin, au final, touche plutôt la fibre émotive du partisan.

D’ailleurs, il y a quelqu’un qui m’a envoyé ça:

«Sur SB, j’ai comme un moment de tendresse… Je l’aimais bien moi, Steve. François Gagnon (La Presse) a mentionné dans son texte l’anecdote de ma rencontre avec Steve, alors que j’écoutais mon premier match de Canadiens depuis les séries de 1993 (que je regardais pour les Nordiques):
 

Mais quand viendra le temps de penser à Steve Bégin, il me semble que c’est le souvenir du gars qui est allé manger la bande – au sens propre et figuré – dans un match de séries contre les Bruins de Boston qui devrait vous sauter en mémoire. Ce soir-là, Bégin, en voulant mettre Patrice Bergeron en échec, était passé par-dessus l’attaquant des Bruins pour aller se fracasser les dents contre la bande.

À l’infirmerie, il demandait au Dr Mulder de s’activer à vite le geler pour qu’il puisse aller compléter son match.

 

Après, quand je l’ai revu sur le banc, la ‘yeule toute pètée, j’ai eu comme un coup de foudre, une image qui restera marquée dans mon coeur à tout jamais…»
***
On parle beaucoup, ces jours-ci, du fait que les joueurs de la Flanelle se doivent d’être à la hauteur du modèle qu’ils incarnent. Steve Bégin, chez le Canadien, c’était l’esprit-de-sacrifice-pour-une-cause-plus-grande-que-soi incarné.
Un guerrier. Avec ou pas de dents.
Humblement, je dirais que toute discussion sur ce que le CH a reçu en retour est inutile. Pointless, on dit, en anglais. Gainey semble avoir offert à Bégin ce qu’il méritait: une chance de jouer, ailleurs, encore. Ce serait gentleman.
Le hockey pour les filles est une chronique pour Mimi: je sais pas si tu sais c’est qui Bégin, mais je suis sure que t’as aucune idée de qui on a eu en retour. Je te donne un indice, c’est un défenseur….
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Le hockey pour les filles: Le coin des rumeurs ou smalltalk d’ascenseur

février 25, 2009

 

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On en était à se dire que  trouver un appart décent,  dans un quartier décent, à un prix décent, c’est difficile pas mal beaucoup.

 Mel: C’est ben beau, là, mais ça prend un joueur de centre.

Miller: Nah. Ça prend un roux. Boston, ils ont pris notre roux et ils sont relancés. 

Lucas: Ça fait 4 ans que ça prend un gros centre. Connolly?

Miller: Pas un chauve, un roux! Regarde Vancouver, les Sedin’s sont meilleurs que Sundin. 

Mel, avec diplomatie:  Un centre roux?

Lucas: C’est un peu comme chercher un appartement propre, pas cher, dans le Mile End.

C’est le début d’un inépuisable sujet de discussion. Début du final countdown.

 

_____Le hockey pour les filles cherche joueur de centre roux, grand, lumineux avec entrées laveuses-chesseuses. Disponible avant le 4 mars.

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La fille est hockey: Lucky shoes, coast to coast

février 24, 2009

VAN @ MTL
Par Miss Miller

Il y a hockey night in Canada, coast to coast, ce soir.  Quand Vancouver est en ville, il y a un trait d’union hockey qui permet de former, du drop puck au sifflet, une culture commune. C’est une Vancouveroise de 15 ans qui m’a fait comprendre ça.

C’est par le biais de son professeur, un «émigrant» de la Belle Province, que j’ai fait la (web) découverte de Winnie, 15 ans, d’origine philippine, vivant à Vancouver d’une part et son amour du hockey, d’autre part.

J’avais, ce jour-là, fait allusion à ma superstition : porter des espadrilles converses rouges et blancs les soirs où ça compte. Il avait pensé nous introduire. «Les jours de match, j’ai une étudiante qui porte des converses, mais un bleu, un vert, en inversant la couleur des lacets…

(J’ai commencé à imaginer la tête du Monsieur qui me paie mon salaire, si j’étais attriquée de la sorte..)

… elle fait la même chose avec ses verres de contacts. Un de chaque couleur.»

Just kidding! Elle me bat, flush royale, je suis hors-calibre: « Ok, parle moi de ton amour du hockey ?

–    You mean, my Canucksness ?
–    Ok, c’est that grave ?

En vérité, elle est au-delà du concept cette fan(ne) qui aime trop. Elle a perfectionné, au fil du temps, un système extrêmement rigoureux de superstitions qu’elle nomme « My Twenty Two Rules about the Vancouver Canucks». Basé sur le numéro du Daniel des frères Sedin, je suppose.

L’une des règles étant de ne pas les révéler, elle accepte toutefois de lever un certain voile sur son mystère pour moi.

Par exemple, les jours de match, je refuse d’entendre toute prédiction négative ou commentaire contre mes rituels, m’avoue t-elle. Toute de vert et de bleu vêtue, elle se dédie à sa mission : soutenir les Canucks. A Full time job qu’elle assume. Elle sait même prendre ses hommes par le ventre : une fois par mois, elle fait des Canucks cookies, qu’elle distribue à l’école.

Note: Être partisane de l’équipe adverse, je me méfierais des ingrédients.

Quand elle me confirme son attachement pour le jumeau compteur du duo terrible, je me dis, normal, elle est jeune, elle est groupie. Mais comme si elle avait entendu mes mauvaises pensées, Win met en échec mon préjugé. «J’aime pas trop regarder le hockey en petit groupe. Les gens me font perdre ma concentration, je perd les changements de ligne, l’important est sur la glace…»

Mais ça te vient de où cette passion du hockey ?

«Mon père, mon frère, tu sais, au Canada, on a ça dans les veines. J’aime jouer ou regarder. Dur de ne pas aimer ça. »

Il y a plusieurs villes hockey, au Canada, finalement. Les jours de match, pour Winnie, et pour d’autres, there’s nothing else but hockey. À 15 ans, on peut être accro à pire.

Et quand on a la chance d’être presque prénommée Victoire, je suis sûre qu’on porte en soi le pouvoir de porter chance. Lucky shoes or not.

_____Le hockey pour les filles
est une chronique pour les filles qui aiment le hockey. Pour vrai.

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Le hockey pour les filles: Saluons la venue de Mats Sundin

février 24, 2009

«Hey, t’as entendu?»

J’avais encore le manteau sur le dos et les sorels aux pieds, bien tôt ce matin quand j’ai entendu la phrase qui tue.

L’actualité sportive regorgeant d’événements perturbateurs ces jours-ci, mon imagination s’emballe:  Éric Cole contrre Dandenault? Explosion du Centre Bell?Traite d’esclaves? 

«C’est Sundin.»

Mon voisin de laptop m’apprend alors comme ça, à froid, même pas de café, que le grand ex-blond s’est retrouvé bien surpris d’apprendre que le tout Québec attendait sa venue, cet été. Tombé des nues, le gars, avec la bouche ouverte, et tout. Déni ou comédie? Comment est-ce possible qu’un gars qui ait joué si longtemps à Québec et Toronto soit si peu au fait des us et coutumes des partisans Montréalais. 

Je sens que ceux-ci, ce soir, lui réserverons une pluie de huées. Un accueil intense à la hauteur de celui réservé à l’enfant prodigue, mais en nettement moins plaisant. Ça s’appelle le traitement à la Daniel Brière.

Des huées. À chaque présence.

Comme ça, Sundin apprend tout juste l’intérêt (démesuré) des Québécois à son égard.

Je… Ta…

De façon générale, trouvez-vous qu’il y a des claques derrière la tête qui se perdent, depuis une semaine….

___Le hockey pour les filles est une chronique totalement emballée à l’idée de voir des joueurs roux. C’est ça qui manque au CH: des roux!!!

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Le hockey pour les filles: La réponse de Kovalev

février 21, 2009

1 but 1 passe en mi-première. Dans les dents.

La réponse du peuple: Kovy! Kovy! Kovy!

_____Le hockey pour les filles est une chronique pour Mimi: comme tu dis: what a surprise!

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Le hockey pour les filles: Le cas K ou les dessous sans dentelle du hockey

février 20, 2009

Par Miss Miller

Si ça avait été encore de mon âge, j’aurais sérieusement considéré la possibilité de ne pas dormir, de me munir d’un sleeping bag moins 40 et d’aller camper devant mon chinois de dépanneur pour attendre La Presse. Hier soir, les mines patibulaires des gars des sports m’avaient convaincu qu’on s’aprêtait à vivre un deuil national.

J’ai mendaté mon chat: tu me réveilles quand tu entends le camelot, hen?

La bombe est tombée. Les frères K sont sur le facebook d’un criminel. Ok, ça peut pas être ça, la nouvelle. C’est assurément la pointe de l’iceberg. Parce que ce qui est sur la Une n’a pas de quoi déillusionner une  jeune vierge  hamish débarquant en cariole dans la grand’ ville. Ça ou les avocats du quotidien ont coupé des bouts…

Car les adultes savent, que le crime existe, qu’il est partout. Dans toutes les strates de la société, dans tous les milieux. À 2 degrés de séparation, vous en connaissez, des gros-méchants-pas-fins, vous le savez juste pas. Et si on ne s’en tient qu’aux faits révélés, on doit admettre que c’est condamnable, mais que c’est plus con que mal. Ce qui est révélé, ce matin sur les frères K est triste. Ça donne envie de vendre son jersey 46, mais ça ne fait pas oublier que l’équipe a eu 3 tirs aux but en première contre Pittsburg.

Note aux Frères K et, par la bande, à tous les jeunes qui n’ont jamais vu neigé: quand ton ami a des sous mais pas de job steady, ça s’appelle touche pas. Il fait dans l’économie informelle.

La bombe est tombée, même si on ne l’a qu’entre-aperçu. Et les adultes, ceux qui payent leurs comptes d’Hydro savent que l’envers du hockey est parfois pourris, sans dentelle, et que le pire est à annoncer. Plusieurs vont perdre de leur superbe.

Après Lance et Compte: la nouvelle génération, on va avoir droit à Lance et Compte: la vraie vie.

Reste plus qu’à attendre les dommages collatéraux.

Le hockey pour les filles est une chronique pour Mimi. Mimi, c’est chouette que tu sois en rouge, tu vas matcher: il va y avoir du sang.