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Le hockey pour les filles: One of the boys ou Printemps 1993

novembre 24, 2008

Par Miss Miller
( pendant le retrait du jersey de P. E. Roy ET le match MTL-NYI)

Ce qui est bien, du retrait du numéro 33, c’est qu’une génération émergente commence à se souvenir. La mienne. En néo-trentenaire, je suis une jeune vieille. Cet événement nous fait émettre nos premiers «t’en souviens-tu», nos premières nostalgies de hockey, comme si, du coup, on était maintenant aussi, porteurs de mémoire.

Les ‘80

J’entendais, aujourd’hui, raconter le match pré-saison que Roy, un junior encore, avait arraché en prolongation aux Oilers de Gretzky and Friends… Ah oui, quand même, quelle époque. Celle où Grezky était LE JOUEUR de tous les enfants d’Amérique dont moi, où je portais la robe et jouais à la marelle.

Fan(ne) de hockey depuis le berceau, la fille. Québécoise d’origine de parents Montréalais. Ils sont CH, je suis Nordique. Du moins c’était le raisonnement des adultes. Première enfant de mes deux familles, j’étais la reine, mais, quand je voyais père, parrain et grand-père, faire du Canadien et de Hockey night une religion, je n’avais qu’une envie : être one of the boys.

Ça n’a pas marché, il m’ont acheté un gilet bleu. Je l’ai encore dans mon tiroir de bas.

Les ‘90

En ’93, donc, j’avais 14-15 ans, l’âge du consentement : résolument Canadienne, question hockey.

Pourtant, cette année-là, c’était Québec, la ville hockey. Fin du vache-maigrisme, Québec faisait peur, question talent. Faire la liste de noms, ça vous rappellerait le bijou qu’on a perdu lors de la vente de ce club. On a parlé hockey, toute l’année, dans chaque cours, chaque pause, avec quelques copains, ces gars-là m’ont appris presque tout ce que je sais. Quand on est entré en série, Olivier et moi, on était les seuls fous, fan des Rouges. Mes cours d’anglais débutaient ainsi : «Je demanderais aux partisans du Canadien de bien vouloir sortir de la classe, nous allons faire la prière, pour que les Nordiques gagnent.»

J’ai vu les 2 premiers matchs, honteuse, au Colisée. Mon ami Thomas qui était Hextallien m’invitait juste pour se foutre de ma gueule big time : oui, oui, pas génial, votre Roy. On a cru à la Coupe sur la Grande-Allée… pendant deux semaines. Après 6 matchs, finalement, c’était paper cover rock : Roy gagne sur Hextall.

Le reste n’est que folie.

J’ai vécue ces séries soudée à la télé, isolée, un peu loin de la l’action, dans une ville en deuil qui suivait, avec moins de conviction que d’amertume, la parade. Je m’en foutais totalement, vivais un rêve. Roy était un Dieu, et, par sa perfection, nous donnait l’immunité.

Les ‘00

Le retour de Patrick Roy, samedi, est un acte noble, une affaire de hockey. Mais qui, pour blanchir et déifier le personnage demandait une certaine part d’oubli.

Une affaire de mémoire (sélective) collective.


Le hockey pour les filles
est une chronique mon amie Mimi. Mimi… question mémoire, le but de O’Byrne dans son but, ça va être dur à battre.

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5 commentaires

  1. Ouain, O’Byrne dans son propre « net »… la neige mouillée sur Montréal… dur réveil. Une chance qu’il y a le nouvel album de Daniel Bélanger, en magasin aujourd’hui, pour mettre du Deep Cold sur nos muscles meurtris par le lancer de la télécommande.

    « Joli chaos »… Le titre du nouvel album de Bélanger… c’est pas un beau résumé de la saison du Canadien, ça? (De moins en moins joli et de plus en plus chaotique, par contre…)


  2. Je viens de découvrir ce blog, qui va tout de suite être ajouté à mes favoris… Très bon cet article. Je ne peux qu’imaginer ce qu’est l’atmosphère à Montréal et au Québec quand le tricolore gagne la coupe, puisque pour ma part, je suis tout ça depuis l’autre côté de l’Atlantique, en France.

    Pour O’Byrne, j’espère juste que ses coéquipiers vont l’aider à rebondir, il doit être au fond du trou aujourd’hui…


  3. moi, étant pré-pré-pré-adolescente en `90. Me rappel vaguement 1993. Me rappel, mes soirées hockey assise près de mon papa, à manger nos « petits beurre » ensemble. et je me rappel de la voix du commentateur. le ton. le débit. =souvenir d’enfance qui agit tel un somnifère… toujours est-il que je viens de catcher pourquoi je m’endors presque toujours en deuxième… zthe voix…


  4. Je me souviens,encore de la belle rivalité QC-MTL,dont une série,je me souviens plus l’année où Roy et Hextall goalaient (dict. du hockey Hum…)et ma blonde avait reçu,dans la même journée un beau sofa en coin beige acheté chez Mariette Clermont au coût de 2,000.00$,mon fils étant sur mes genoux,ns regardions le match,et tout à coup le commentateur de l’époque (CLAUDE QUENNEVILLE) se met à crier suite à un arrêt de Roy, »UN ARRÊT ÉPOUSTOUFLANT DE SA MAJESTÉ LE ROY »,Je me met à pouffé de rire sans penser que ma bouche est rempli de jus de raisin,ouch,sur le sofa beige,mon ex,à encore le sofa ds son sous-sol avec la tache en souvenir.BEN BON POUR ELLE. LOL


  5. Ah 93… c’était la belle époque! Full ado indeed! Je me souviens de ’93. Le premier match contre les nordiques, on menait 2-0 après 2… Je m’en fus me coucher, rêver en bleu blanc rouge pour me réveiller en pleurs le lendemain matin après la victoire de 3-2 des méchants nordiques!

    Une chance que Demers avait été prié à Ste-Anne…. 😉 lol. et que dire de Roy…. si ce n’était qu’il n’y avait pas de failles…

    go habs go!



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