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Le hockey pour les filles: De Buffalo à Boston: une dose d’humilité (voyage à Bû-ffa-lo, deuxième partie)

octobre 16, 2008

Juste après Buffalo.
Par Miss Miller

Veni. Vedi. Pas Veci.

Mais j’en ai rien à battre. Je suis allée à Buffalo pour voir l’amour de Buffalo pour les Sabres. De fan à fan. Et j’ai compris mais à retardement.
Sur le coup j’étais dans le noir.  Pourtant je devais voir bleu et jaune.

Avant la partie, sur le parvis du HSBC, l’ambiance est fraternelle. Il y a un dialogie entre les Bleus et les Rouges.

Sur les trottoirs de la ville, une vague déferle. Des Sabres’ jerseys all over the city. Parce qu’ils sont hockey, comme des dingues et/ou parce qu’il n’y a rien au TNM ou au Club Soda de Miller Land. Il y a pas mal de bleu-blanc-rouge, aussi, sur les pavés ce soir-là. Des fans Québécois qui ont abdiqués : des billets scalpés pour le Centre Bell ou un voyage au HSBC, so far, prennent le même espace sur une visa, alors pourquoi pas se road tripper.

Après la défaite, on s’est fait ramassé. Solidement.  De la haine au pouce carré; ça faisait mal. J’ai vu dans les yeux des Buffaliens, un plaisir absolument sadique de nous voir incliner la tête. On ne s’est pas ramassé de pieuvre sur la tête, thank god, on n’est pas à Détroit, mais une pluie d’insultes. Un sentiment laid mais légitime. J’ai aimé Buffalo, pas les go-back-home.

J’ai compris plus tard.  En route pour Toronto via Nigagara falls (what the f… il y a à faire là-bas, je n’ai bien saisis), la lumière rouge s’est allumé: we deserved it.

Je veux dire la haine.

Pour les gens de Buff, nous sommes premiers au classement, nous sommes équipe de stars. Nous sommes avantage-numérique, talent, gardien vedette. Nous sommes organisation légendaire, 24 Coupes Stanley, hall of fame. On vient les baver, avec nos gilets glorieux.

Nous sommes conquérants.

Je suis allée à Bu-ffa-lo. Voir mes 2 équipes. Et j’ai compris plus tard, sous l’orage d’insultes, que pour les autres, on était surtout des arrogants gagnants. Comme une invasion en territoire ennemie. Je me suis sentie en Afghanistan. Me serais injectée de l‘humilité.

Mea Maxima culpa.

***

Normand Land. Ce soir. Bah, c’est la Montréalo-ouverture.

Je suis arrivée en retard, 2 iéme période, shame on me. La première étant superbe, je suis allée rejoindre des copains, dans un bar, près de chez-moi.

Damn.
N’aurait pas dû bouger, la fille. (Huuuuum, Bob, on n’est pas doué pour les openings, on dirait?!) Ça m’a enlevé toute pulsion conquérante. À 55 secondes de la fin, je (et les autres) suis devenue particulièrement humble.
Grosse dose d’humilité.
On va pas perdre l‘ouverture?

***

Pas tant l’fun parce que Max a scoré.
Pas tant parce Max a une nouvelle coupe de cheveux.
Pas tant parce que Ryder n’a pas compté, en fusillade.
Pas tant le 4-3 MTL.

La victoire donne un rush.
Just great to be back home, sweet home.

Le hockey pour les filles est une chronique pour mon amie Mimi. Mimi…Tu étais là; gagner n’égal PAS bien jouer.

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2 commentaires

  1. Oui leur haine vient en partie du fait que le CH est une équipe mythique. Mais elle est surtout due aux effets pervers de l’alcool, si tu veux mon avis. Le comportement parfois bestial des fans partout dans les stades a pour origine l’abus d’alcool.


  2. And this is the main reason I love lehockeypourlesfilles.com. Incredible posts.



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