Archive for octobre 2008

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Le hockey pour les filles: Aller chez Serge et être sérieusement polytraumatisée

octobre 31, 2008

Par Miss Miller

À lire demain sur le HPLF.

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Le hockey pour les filles: Pratiquer ouvertement l’abstinence.

octobre 29, 2008

Par Miss Miller

MTL – Carolina

On pourrait. Parler des revirements, du manque synchronisme, du but de Kovy qui doit relancer le trio ou des chances de marquer manquées de Lang, de Plekanec.  Mentionner le lancer de pénalité de Tanguay, la rondelle dans les gradins de Price ou les stats de Cam Ward (Mimi, tu te souviens pas, mais tu l’hais depuis les playoffs 2006, Ward).

Mais.

Je vais juste dire pas de mots.

Check ça:

(…)

Le hockey pour les filles est une chronique pour mon amie Mimi. Mimi, prends les 2 points, mets-les dans ta sacoche, ferme ta geule pis cours.

 

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Du hockey avec la fille: Au moins, Kostopoulos joue du très bon hockey.

octobre 26, 2008

Par Miss Miller

Anaheim – MTL

C’était 2-2 en 2ème quand un but a été compté en rebondissant sur la côte flottante de Number 6, nous donnant l’avance quelque 1 minutes et 6 poussières. Ensuite… hum, pas le temps de battre de la paupière et le filet d’Halak s’est rempli: maudite bonne pêche: 4-3.

Au moins, Kostopoulos joue du très bon hockey…

Quand Carbo a soustrait 10 au chiffre de son gardien partant, remplaçant Jaro par Carey, ça m’a donné espoir. Au pire, en troisième, on remplacera Jésus par St-Pierre. Car, Mamzelle St-Pierre a «remplacé» Mister Price, atteint de je ne sais quoi, grippe-tuberculose-maladie-au-milieu-du-corps, cette semaine. Le temps d’une pratique. Moment historique. Pas parce qu’elle ait quoique ce soit à envier à ces grands six pieds, la Kim, mais c’était de facto la première fois qu’une fille jouait avec le Tricolore. Ça m’a extrêmement plu. Pour des raisons non féministes. Kim St-Pierre est une-joueuse-médaillée-gardienne-de-Team-Canada. Ce n’est pas Minon Rhéaume qui avait un brushing laid, qui a perdu tout le temps avant de servir de coup de marketing pour une équipe en manque de couverture à Tampa. C’est une pro. Et le fait d’être une maudite belle grande blonde, vive et intelligente, capable de faire des réponses à trois niveau d’interprétation n’enlève rien au fait qu’elle goal comme une championne.

Ça m’a extrêmement plu que le Canadien invite une fille, que ce soit notable, sans que personne n’en fasse une maladie mentale. Parce que dans une société où la femme est une égale, c’est normal qu’une fille joue au hockey.

Comme une fille. Avec les hommes.

En tout cas, c’était un grand coup de patin pour le monde du hockey.

Le hockey pour les filles est une chronique pour mon amie Mimi. Mimi, des patins, ça doit faire comme des talons de 3 pouces, je dirais…

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Le hockey pour les filles: Pas de facile.

octobre 25, 2008

Par Miss Miller
En attendant le match.

Il y en aura pas de facile, on dit.

Pour Ryan Miller, qui a élégament envoyé la rondelle entre ses poteaux, jeudi, après avoir pris une marche loin du filet. PAS un bon moment pour dégager par le centre. PAS la fin du monde, non plus, car les Sabres sont derrière lui et ont gagné, encore, nous faisant chuter au classement. Juste une méchante belle tache dans le film d’une saison.

Pas facile pour le grand Kostitsyn, non plus. Pas dans l’alignement ce soir.

Le cas K, est particulièrement inquiétant, je trouve. D’accord, il a patiné, ce matin, et il a même souris un peu, fait rarissime. Mais à sa vue, aux infos, aujourd’hui, j’ai frissonné. D’abord, il portait la grosse poque épeurante sur la joue, réminiscence de samedi dernier. Isssh.

Je me souviens assez vaguement de mes cours de biologie, mais il me semble que la face, c’est assez proche de la tête. Et une blessure à la tête ça peut être un bleu, une poque, une coupure, une égratignure, une ecchymose, okay, mais c’est aussi une parfois une commotion cérébrale. Et une commotion cérébrale à un des attaquants les plus prolifiques d’une équipe, ça s’appelle une stifie de mauvaise nouvelle pour mon pool pour une équipe.

Les commotions sont une engeance. Demandez aux Bruins. Demandez aux Flyers. Une chance qu’on a un Kostitsyn de rechange.

Autre problème grave à la tête, Andrei, ta coupe de cheveux va être à repenser, calvitie oblige. Tu sais, les filles, on aime beaucoup ça, les têtes à zéro.

NOTE:
Pour plusieurs et pour l’entourage de ces plusieurs, atteints du cancer et qui, définitivement, ne l’ont pas facile, c’est la soirée de lutte contre le cancer/ hochey night.

Mise au jeu par ces enfants courageux…

No-non, Mimi, j’pleure pas, c’est le chauffage qui me fait mal aux yeux.

___Le hockey pour les filles est une chronique pour mon amie Mimi. Mimi, ce soir, j’aime mieux le hockey que toi. Et toi, t’aime mieux ton nouveau Dell que moi. C’est de bonne guerre.

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Le hockey pour les filles: Ça sent plus l’échange que la coupe.

octobre 18, 2008

Match MTL-Coyotes

Par Miss Miller

Être une fille, ça a un ou deux avantages non-négligeables dont celui de se faire offrir un verre, ici et là ou bien de se faire tenir la porte. Si dans le merveilleux monde de l’amatoriat de sport, être une fille est un moins, moi, je tourne la chose à mon avantage. Ça diminue la pression une fois le temps des déclarations venu.

Comme:

«Ils vont échanger Higgins.»

According to mon p’tit doigt. Ils vont échanger Higgins.

Je. Le. Sens.

Je le sens dans mes trippes et panique. Je. N’veux. pas.

Quand je l’ai dit, à voix haute, j’étais prète à assumer le rire, les ben voyons! de mes amis. Pile, j’ai tord et les gars vont dire que je suis une fille, alors c’est normal que je dise des âneries. Face, j’ai raison et j’ai l’air d’un sti de génie. Le fait d’être une fille me confère un status particulier, sorte d’immunité qui me permet de prendre des risques et me vaccine contre l’ineptie.

Ce soir, Higgins n’est PAS à droite de Lang et tout le monde sais que ce n’est pas parce que Kostopolous joue du trèèèèès boooon hhhhhhockey. Just kidding. Je le sais pas, où on le mettrait, Gaborik.  Je ne le sens pas, ce joueur diva et ne veux pas vraiment qu’il vienne à Montréal sabotter l’esprit d’équipe. Mais on a trop de joueur, le Wild n’a probablement pas un intérêt démesuré pour Dandenault, 21 n’est pas sur la glace et on s’enflamme pour Guigui. Komo porterait très bien le A (Mais bon, Komisarek, un rien l’habille).

Ça sent l’échange. Où est Higgins? Il fait des boîtes.

Mais je dois être 10 pieds dans le champ.

Le hockey pour les filles est une chronique pour mon amie Mimi. Mimi, le hockey c’est à la fois émotif et intuitif. L’escarmouche entre Sergei et le Coyote qui a conduit à une pénalité, en deuxième était un statement: touchez pas à mon frère.

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Le hockey pour les filles: De Buffalo à Boston: une dose d’humilité (voyage à Bû-ffa-lo, deuxième partie)

octobre 16, 2008

Juste après Buffalo.
Par Miss Miller

Veni. Vedi. Pas Veci.

Mais j’en ai rien à battre. Je suis allée à Buffalo pour voir l’amour de Buffalo pour les Sabres. De fan à fan. Et j’ai compris mais à retardement.
Sur le coup j’étais dans le noir.  Pourtant je devais voir bleu et jaune.

Avant la partie, sur le parvis du HSBC, l’ambiance est fraternelle. Il y a un dialogie entre les Bleus et les Rouges.

Sur les trottoirs de la ville, une vague déferle. Des Sabres’ jerseys all over the city. Parce qu’ils sont hockey, comme des dingues et/ou parce qu’il n’y a rien au TNM ou au Club Soda de Miller Land. Il y a pas mal de bleu-blanc-rouge, aussi, sur les pavés ce soir-là. Des fans Québécois qui ont abdiqués : des billets scalpés pour le Centre Bell ou un voyage au HSBC, so far, prennent le même espace sur une visa, alors pourquoi pas se road tripper.

Après la défaite, on s’est fait ramassé. Solidement.  De la haine au pouce carré; ça faisait mal. J’ai vu dans les yeux des Buffaliens, un plaisir absolument sadique de nous voir incliner la tête. On ne s’est pas ramassé de pieuvre sur la tête, thank god, on n’est pas à Détroit, mais une pluie d’insultes. Un sentiment laid mais légitime. J’ai aimé Buffalo, pas les go-back-home.

J’ai compris plus tard.  En route pour Toronto via Nigagara falls (what the f… il y a à faire là-bas, je n’ai bien saisis), la lumière rouge s’est allumé: we deserved it.

Je veux dire la haine.

Pour les gens de Buff, nous sommes premiers au classement, nous sommes équipe de stars. Nous sommes avantage-numérique, talent, gardien vedette. Nous sommes organisation légendaire, 24 Coupes Stanley, hall of fame. On vient les baver, avec nos gilets glorieux.

Nous sommes conquérants.

Je suis allée à Bu-ffa-lo. Voir mes 2 équipes. Et j’ai compris plus tard, sous l’orage d’insultes, que pour les autres, on était surtout des arrogants gagnants. Comme une invasion en territoire ennemie. Je me suis sentie en Afghanistan. Me serais injectée de l‘humilité.

Mea Maxima culpa.

***

Normand Land. Ce soir. Bah, c’est la Montréalo-ouverture.

Je suis arrivée en retard, 2 iéme période, shame on me. La première étant superbe, je suis allée rejoindre des copains, dans un bar, près de chez-moi.

Damn.
N’aurait pas dû bouger, la fille. (Huuuuum, Bob, on n’est pas doué pour les openings, on dirait?!) Ça m’a enlevé toute pulsion conquérante. À 55 secondes de la fin, je (et les autres) suis devenue particulièrement humble.
Grosse dose d’humilité.
On va pas perdre l‘ouverture?

***

Pas tant l’fun parce que Max a scoré.
Pas tant parce Max a une nouvelle coupe de cheveux.
Pas tant parce que Ryder n’a pas compté, en fusillade.
Pas tant le 4-3 MTL.

La victoire donne un rush.
Just great to be back home, sweet home.

Le hockey pour les filles est une chronique pour mon amie Mimi. Mimi…Tu étais là; gagner n’égal PAS bien jouer.

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Le hockey pour les filles: Approche formelle et symbolique d’un jersey: (voyage à Bû-ffa-lo, première partie)

octobre 12, 2008

9 octobre ou Buffalo moins 1 jour.
Par Miss Miller

Il y a 4 billets sous 4 magnettes de 4 frigos déssimées à travers l’Île, près depuis 4 semaines. Sur le calendrier, vingt-huit grands X, chemin de croix de notre attente vers le match d’ouverture du CH, à Buffalo. Un rayon X de ma valise dévoilerait 2-3 vêtements, 4 paires de chaussures, autant de cameras et une absence absolue…de jersey!

On ne se tape PAS 1000 KM pour aller (-retour) voir une partie de hockey sans jersey. C’est inscrit au code pénal.

Pourtant, j’hésite.

Indécise, je tergiverse, j’hésite, je gosse, je niaise.
Totalement incapable de faire mon choix de numéro de joueur: je les aime tous et puis, j’ai le CH déjà scarifié sur le coeur… Mes coéquipiers de voiture ont déjà le 84, le 31 et… bon Gab a pas de numéro mais il a acheté un chandail vintage en laine, ça compense. À 24 heures du depart, je porte le doute, l’angoisse vestimentaire comme survêtement.

Mimi:
«Ok ben prend Miller! Tu vas à Buffalo, prend Miller. Jersey des Sabres.
–    Trop fille.
–    Je ne veux pas que ça t’arrive comme une surprise, mais… T’es. Une. Fille.
–    Parfait…Trouve ça, Miller 30, taille 3, à Montréal, un 8 octobre.

Finalement decidée à le porter, trop tard pour le trouver sur E-Bay, je l’ai… ben scrapbookée!

Pile: Le Bû-ffa-lo

L’étape du devant est simple: un t-shirt blanc, un logo des Sabres, imprimé sur du A4, inversé horizontalement sinon, votre Bû-ffa-lo, il va être ouest-est au lieu d’est-ouest et puis, ça va changer tout le sens de l’oeuvre. J’ai sous-traité la chose au gars de la photocopieuse et ça s’est passé A1.

Face: Le Miller

Ça s’est compliqué là.

Je suis entrée au Sport EX à 19h40. Légèrement dernière minute.
Like a bill bull in a china shop.
Un éléphant dans un jeu de quilles.
Ou juste comme une fille.

–    Excuse-moi, on m’a dit, au téléphone, que vous posiez des noms et des numéros, sur des chandails.
–    Oui, c’est dans la section…
–    Des chandails de hockey, hen? Pas fou.

Peu confiant, le gars est allé me conduire jusqu’à la dite section en général et à Nicolas, en particulier. Nicolas-de-la-section-hockey doute, mais plein de bonne volonté, me réfère à Rémi-le-responsable qui tout de suite, hésite: indécis «c’est qu’on a pas de technicien, mais, heu, attend…»Et comme ça, pendant 20 minutes, on me balle de ping pong dans tous les coins du Sport Expert sous le regard amusé d’au moins 16 gars. Finalement, retour à Rémi en zone centrale qui allume enfin: «Manu! Manu est capable, de faire un t-shirt!»

Passe à Manu.

***
20h40.

Les gars du sportex m’attendent, fiers comme s’ils venaient de sauver un vie mais en plus important. Ils sont 16, au moins et je me dis que pendant cet épisode, cette succursale a fait mon16 $ de lettrage et rien d’autre, comme profits.  Manu, mon héros, flip le chandail:

M.I.L.L.E.R
30

Une perfection.
Wow! Les gars! En plus il n’y a même pas de fautes! (Merde, je l’ai dit à voix haute…)

« Oui, dit Manu, le chouette processeur de jersey, mais on a vérifié sur internet!»

La crise vestimentaire est un problème de fille qui, turns out, a parfois besoin de solutions de gars…Merci Manu.

Le hockey pour les filles est une chronique pour mon amie Mimi. Mimi…si on choisissait en fonction du potentiel de magasinage, j’irais plutôt voir un match Mtl-Rangers à l’étanger.

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Le hockey pour les filles: Fous de même.

octobre 5, 2008

No semaine land avant la saison
Buffalo – 6 jours.
Par Miss Miller

Folle de même.

En vrai, c’est un fantasme que j’avais depuis…iiiiishh…longtemps.

ll y a 2 ans, lors d’un duel Montréal- Buffalo, j’avais eu 2 révélations.

A) Buffalo nous en sacrait une sincère à chaque occasion.
B) Leur gardien avait les sourcils pas-au-même-niveau.

Comme mon amour du hockey n’a d’égal que les bizareries…

Bah, bref, du coup, mon amoureux de l’époque, Christo et moi, on est devenus des fans indéfectibles des Sabres et de Miller, Ryan. Ils garochaient, cette année-là, avec Drury et Brière… Quand Afinogenov se lançait vers Huet et sortait Souray de ses chaussures, je me cachais les yeux derrière un coussin, terrorisée. Armée puissante, les Sabres, cette années–là. Sortis trop tôt des séries par les Sénateurs, j’avais eu un craquement au coeur en voyant le gardien recrue pleurer sur la glace.

Depuis, they are my second best.

Alors je demandais, une fois de temps en temps, à mes copains:
«Et si on allait voir un match, à Buffalo?»
«Ban oui, ben oui, on devrait. »
On s’est dit ça pendant 2 ans.

***
Ce que j’aime, de Buffalo, c’est le…la…gestion des capitaines: frise la schizophrenie.

En 2006, z’en avait 2. Deux capitaines, autant bons l’un que l’autre, inspirants, du reste, et ont amené loin l’équipe en série. J’aimais l’idée de 2 capitaines. Je connais une autre équipe qui pourrait étudier le projet.

Visiblement, ils ont fait une erreur de calcul pendant cet été-là. Ou de stratégie.
Ils ont perdus et l’un, et l’autre, autonomes, sont partis.
Pendant l’été sans «C», je me questionnais et ne voyais que le gardien pour prendre la relève. Miller étant le leader… J’ignorais cependant que les «G» ne portent pas le «C» et fut surprise la saison venue.

Lindy Ruff, coach des Sabres devant l’Éternel, est pour la capitainerie, un vrai artiste experimental. Il repousse les limites du genre.

En 2007, au lieu de questionner le leadership des membres de son équipe, il a fait le test. Le capitaine a changé à chaque mois, les assistants aussi, en rotation. Toi, là, l’jeune qui a 5 buts, trois passes, ça te tenterais-tu, d’avoir le «C»?

Employé-du-mois-kind-of-thing…

(Hum, non, Mimi, je sais pas s’ils ont des velcros, ou s‘ils coudent les lettres eux-mêmes…)

À l’aube de la saison 2008-09, nul ne sait ce que nous reserve Mister Ruff?

Fou de même. But I do believe in Lindy.

***

Folle de même, donc.

Le calendrier de la saison est sorti, fin-août, tel un verdicte: premier match de la saison 2008: Montréal-Buffalo. Je veux dire à Bû-ffa-lo!

– Hey! Le premier match de la saison est à Buffalo! Heille! Waaaaaa! Wouououohoue! Malade! Hey! On va à Buffalo?

– Okay! Oui! Non! C,esgt ou quand! mallade je sais pas j’ypens e en parle à m ablonde ça serait cool, why not!

On a finalement budgeté pour oui. Fou de même, on va à Buffalo. Le 10 octobre 2008.
Le. Billet. Est. Sur. Mon. Frigo.

***

Okay, c’est où, Buffalo?!

Le hockey pour les filles est une chronique pour mon amie Mimi. Mimi, Je sais pas trop ce que je peux te ramener de Buffalo, hormis des ailes de poulets…

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Le hockey pour les filles: Beaucoup de mots pour rien: le camp est un placebo.

octobre 5, 2008

Dernier match hors-concours.
Buffalo – 7 jours.

Par Miss Miller

Ça me tourne dans la tête depuis le début du camp d’entraînement comme une roulette à hamster.        Trop de mots. Pas assez hockey. Trop de mots.

Ce camp est un allumeur inconscient qui me titille, m’allume, me hook, me nargue puis me laisse insatisfaite. Depuis 2 semaines, on est noyé dans une mer d’informations sur les recrues et autres bébés joueurs qui finiront, en Ontario ou sur la Côte Est, sur le conflictuel calcul des minutes d’avantage numérique, ou sur la surabondance de talent.

Mais on n’en voit rien.
On a télévisualisé 8 heures sur 15 jours. (Le petit Max est bon? Ah ben si vous le dites…)

C’est aguicheur et ça m’agace, le camp.
Parce qu’on entend trop et ne voit rien. La pré-saison est un festival du show de chaise, où on m’explique Pacioretty, me raconte Mini-Streit ou le dilemne Lapierre-Chipchura.

Les émissions des sports deviennent des copines.

Guillaume a perdu du poid.
Kovalev a perdu quelques livres, question d’avoir l’air plus jeune.
Carey a perdu beaucoup de poid: 27 livres. Et tout-le-monde-en parle.
(Bon, d’accord, la plupart des gens que je connais perdent ça et on les hospitalise, mais Price perd ça, à 255 livres, on peut se détendre…)

Hockey?
C’est grand. Ça parle fort. Ça a de la barbe, mais quand ça parle de kilos, ils ne sonnent pas quand même un peu comme des pré-ado-rexiques?  C’est même pas permis dans les soirées de filles, de parler de poids comme ça! Basta la balance!

Je te dis, Mimi, trois jours, là-dessus, le poids de notre gardien.
Est-il malade? Est-il en dépression? Est-il anorexique-en-peine-d’amour-traumatisé-végétalien? A t-il vécu un traumatisme infantile qui a fait surface lors de la série Flyers–Habs?

Janette-sors-de-ce-corps!

Depuis 2 semaines, je regarde, ne dis rien et n’en pense pas moins. Je piaffe d’impatience.
Le camp est un placebo.
Parce que, contairement à l’an passé, l’alignement est constitué à 98% déjà.
Parce que bon, même Stéphane Dion sait que le capitaine, c’est plus Kovy que Koivu.
Parce que trop de mots tuent… l’envie.

J’en ai marre de cette attente.

Say no more.
Kiss me. Drop the puck.

Le hockey pour les filles est une chronique pour mon amie Mimi. Mimi, de fille à fille, mon coup de coeur du match: la nouvelle coupe de Chantal Macchabée. Je veux la même!