Archive for septembre 2008

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Le hockey pour les filles: Party de la rentrée.

septembre 24, 2008

Roberval est hockey. Roberval a le hockey, en tout cas, ce soir.
Par Miss Miller

L’avantage quand on est un grand, c’est qu’il n’y a pas de fin officielle à l’été. Pas de sac d’école qui sent le neuf, ni crayons ou cahiers. Pas d’agenda, plus tard, ou de plan de cours. Pas de Fondement de la pratique en art dans le local B-12 (Mais où est le B-12?).

Et quand on est un grand, avec un coeur d’enfant, on a un X sur le 19 du 09: camp d’entraînement. Pendant que les nombrils verts s’agitent encore sur la glace, les grands font les examens de santé: balance, cardio, patin (oui, je sais Mimi, si Guigui sait patiner, je peux apprendre aussi). Le line up étant complet, on apprend surtout les nouveaux noms pour se faire des munitions au scrabble.

J’aime bien le camp. 52 joueurs, 300 clips de RDS  par jours, ça en fait plus à aimer. Assouvissement de la pulsion boulimique. Tu as droit au CH, aux Bouledogs, à la East Cost d’un coup, sur la même glace, en même temps. (Bon, à Halifax, il y avait surtout la East Coast…)

En fait, tout est à petite échelle, dans cette avant-saison. Un peu pas vrai, expérimental. L’apprentissage par le jeu, comme à la maternelle. Ce soir, sur la bébé-glace, la camera avec un angle de match pee-wee, une vitesse d’exécution niveau Junior, l’équipe, le débat sur les batailles en moins, les Kostitsyn(s), en plus. On dirait que les trios de Buffalo avait été tirés dans un boulier à bingo. La LNH à Roberval, vous dites? Les chandails, d’accord, les joueurs, je n’sais pas… On peut prétendre cela, avec Denis et Dennis dans les buts? C’est qui, ça, Flynn?

C’était chouette, pour Hockeyville. Classe, même. Mais ils ont eu l’équipe B – de BUF et la C+ du CH. Si on me faisait le coup…

Un peu comme une blague contextuelle. Il fallait être, là, je pense, pour vraiment l’apprécier.

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On a tous levé les yeux au le ciel, brusquement,  admirant le grand V composé d’outardes.  Concis, Lorent a  résumé notre pensée: « Fuck, déjà?»

–    Ben oui, Lo. Les feuilles rougissent, Les oies s’envollent. Les billets de hockey aussi: c’est l’automne, Lo!

Commotionnés. Lo ne saisit pas trop l’engouement pour les tickets, mais on a senti quand même les choses basculer, fin de l’été, rentrée hockey.

__________Le hockey pour les filles est une chronique pour mon amie Mimi. Mimi, tu as brillament nommé le malaise: Glumak, ça sonne comme un ingredient louche de barre tendre chimique. Un nom comme ça, ça te défigure un line up!

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Le hockey pour les filles:… peut aussi être lu, en cachette, par les gars…

septembre 13, 2008

Pour Miss Miller

J’ai reçu cela, le 5 septembre, pendant mes vacances.
Je l’ai trouvé très chouette, la lettre.
Comme quoi, le hockey pour les filles…est aussi pour les gars.

Ça allait comme suit :

«Elle se réveille quand Miss Miller?»

(Promis au retour du Maine…Où j’ai jaser Red Sox avec la Mme de la boutique souvenir de Ocean Park…Il a fallu user de persuasion pour convaincre cette Floridienne que, à cause du hockey, je ne pouvais perdre ni pour les Sox, ni pour les Jays. Il a fallu négocier : j’ai promis d’haïr les Yankies, top-là, me voilà avec un jersey des Mets. Damn ! )

«J’attendais un signe de vie de toi au tournoi de Golf…
Ou dans l’indécision du gros Sundin.
Est-ce qu’on doit attendre les matchs pré-saison pour que ça bouge par chez-vous?
(Guilty …)
C’est parce que j’ai été accroché l’an passé.
Je vous ai ajouté en haut de mon Blog roll.
J’étais content de voir un (1) chez vous quand j’ouvrais mon ordi.

Moi aussi j’aime ça le hockey. (Moi aussi j’aime ça le hockey !)

Avant c’était purement monétaire.
En fait je m’en foutais.
Mais ça fait maintenant 4 saisons que je travaille dans la bâtisse.
Que je suis là. À chaque game.
Plate pas plate.
(Ça, ça doit être les Panthers…)
In the building.
Cravate consciencieusement nouée.
Tablier blanc repassé, noué autour de la taille.
J’ai attrapé la fièvre.
Petit à petit.

Et la saison passée a tué le reste de résistance en moi.
J’ai eu trop souvent les poils drette sur les avants-bras, la nuque,
hérissés par les 20queq milles personnes exaltées.
Mais ça paraissait pas.
Parce que je travaille avec une chemise à manche longue.
I’m a professional.

(…)

C’est drôle de vous lire aussi parce qu’on respire le même air.
Moi non plus j’ai pas RDS.
Been there at Bruno Sports
Been there at Normand
Et des fois à Brasserie Laurier. Jamais parlé de celle-là, mais
vraiment proche de chez nous. Gros écran géant, plancher de terrazo,
grosse bière pas cher. J’y vais quand j’ai pas d’amis pis qu’on joue à
l’étranger. Tu-seul à ma table comme un jeune pilier de taverne.

(…)

Je me trouve encore chanceux de me rendre dans le temple à 3h les
soirs de match. (…) D’aller me préparer pendant que les joueurs s’échauffent.

…Et quand tout vibre parce que Kovalev a fait un but avec pas d’cass, I’m there feeding on them.

(…)

En tout cas, je me suis un peu égaré en racontant tout ça.
En fait je voulais juste vous dire merci pour les beaux moments
d’internet/hockey. On s’en promet une bonne cette année?

(Mais oui, mais oui, mais oui!)

À la bonne vôtre,

S
***

Le hockey pour les filles se permet, pour l’ouverture de sa deuxième saison, de publier un commentaire de gars.

Bonne saison!

________Le hockey pour les filles est une chronique pour mon amie Mimi, avant tout. Mimi, repose-toi à Nouveau York, parce qu’on a une grosse saison devant nous.

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Le hockey pour les filles: Pour le meilleur et pour le pire

septembre 8, 2008

Par Miss Miller

Finalement, j’ai décroché. Des patins.

Sur la plage, avec mon chapeau de cow boy en paille, avec une alternance Matt Costa / bruit de vagues / blabla sur la vision du dogmatisme de Nietzsche me traversant oreilles et cerveau, j’avais oublié. Pendant que les Cap’taines montréalo-finlandais et toronto-suédois, pleins de doutes se terraient au Nord, je vivais la Scanie, page par page: Millenium.

Et oubliais le hockey.

Au retour de vacances, un char de journaux.

Un chat orange, aussi.

Une amie et une bouteille de rosé. J’ai ouvert le journal de MTL récupéré sur mon pallier (mon Dieu! J’ai dû m’abonné pendant mon sommeil)… par l’envers, direction les sports, pendant que Mimi sortait le maïs de l’eau.

Page 2060, photo de groupe du tournois de golf. Une ribambelle de gilets rouges s’étale, au fil des pages et me ramène vers l’automne.

Un signe, enfin, une photo de Number 8, le sourire du Kid A fendu jusqu’aux oreilles, au-dessus du polo rouge. (Bon, things has to be said: ça marchera pas, le polo rouge. Dans un polo rouge, même Kovy n’est pas sexy, Komo a l’air d’un louveteau. Bark.)

Un signe tout simple, qui fait fondre le reste de mon hibernation estivale. Retour du hockey. Indubitablement. Du coup, j’accepte l’automne, m’achète une tuque, astique mes bottes.

Ça commence quand, le camp, Miller?

«19. Le 19, j’pense,le camp. Et puis 22, le 22, j’pense, la pré-saison. Ensuite le 10, à Bûffalo… Mardi-jeudi-samedi, jusqu’à la mi-avril, au pire, la mi-juin, au mieux.»

Mimi capitule, abandonne la phrase sur son mec et lève son verre de vin rose et constate:

“Sti, je suis une veuve du hockey.”

Le hockey pour les filles est une chronique pour mon amie Mimi. Mimi, en voyant le 6ième métro nous passer dans la face, plein de trop-plein de monde, j’ai vu comme un signe. De l’automne, disons.