Archive for mai 2008

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Le hockey pour les filles : Mai 2008 ou quand le rouge est devenu le new black.

mai 26, 2008

(Les Flyers sont morts!!!)
Match number 2 Char/Animos
Par Miss Miller

Probablement un dimanche, vers 3h. Ce serait mon genre. Septembre, en tout cas.

Gare d’autobus de Ste-Foy, Québec-Unifié, je doute devant tant de choix de divertissement. Des polars, le Libération, le Gardian, puis, une voix criarde : « les passagers à destination de M… » Shit! Trêve de tergiversation : je choisi Hockey-News-Spécial-pooler-préparez-votre-saison.

Dans le bus, réduction drastique du choix.
Sur le banc à trois, adjacent toilette, j’ai partagé mon trésor avec un Max de Halifax. Un magazine de pool, c’est un peu comme un bottin. Nom, chiffres, re-nom, re-chiffres, mais avec des faces, pas de numéros de téléphone. Population 300; juste des millionnaires.

Pas vu passer la 20, bercée par l’alphabet et quelques soubresauts de craques d’asphalte.

À Drummond, surprise, je me souviens : Ha oui, Kovalchuk! Je l’aime Kovalchuk! Ste-Julie, on en est aux Staal’s brothers, puis aux Sedin’s. On se demande sérieusement si hockey est héréditaire; discussion sur l’ADN… Quand le bus est entré sur Berri, j’avais choisi Zetterberg, Henrik, 33 buts, autant de passes, +26, 92 points au scrabble si mot compte double. Definitly pool material.

J’ai pris ma petite valise rouge à roulette qui fait couic-couic, heureuse d’être chez-moi et satisfaite d’être enfin sortie de mes ornières montréalo-tricolorienne.

*****

J’ai promis de prendre pour les Pingouins. Ils sont presque de la famille. 10 québécois sur 24, cette formation représente l’Est ET a humilié Prilly. Good girl. Et puis, visuellement, avec leurs pas-de-barbes et leur t-shirts en alimos, ils ont l’air d’enfants de 8 ans dans leur pydjamas à pattes attendant l’histoire pré-dodo. (Je soupçonne fortement mon l’instinct maternel d’interventionnisme, ici.)

Mais quand Mister Zee a compté, en troisième du match 1, ça été la fin du peu de résistance des Pens et ma rédittion. Je suis passée à l’Ouest.

C’est pavlovien : je suis attirée par les gilets rouges. C’est un réflexe acquis qui maintenant m’oblige. D’abord le CH, puis Team Canada. J’ai le rouge imprimé sur la rétine.

J’ai le cœur au Michigan.

____ Le hockey pour les filles est une chronique pour Mimi. Mimi, tu sais, le hockey, ça commence par des jeux simples. Comme tenir sur ses patins, toucher la rondelle et puis, bon, compter des butrs.

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Le hockey pour les filles : La science inexacte du bilan (part 2).

mai 6, 2008

Playoffs – jour 26
En attendant que les Penguins fassent payer les Flyers.
Par Miss Miller

Depuis 3 jours, on esquisse les bilans à coups de flèches, de X et de O.

J’accumule les cahiers sportifs spéciaux extra fin de saison dans ma salle de bain. Ça servira. Pas là tout de suite, mais cet été, quand il y aura le bise-bal en front page et la F1 en S2, je combatterai l’ennui; je me les taperai en rafale, entre 2 épisode de Lost version french. (Sinon, Mimi, on s’en servira pour ton party de peinture.)

C’est la tristesse, provoquée par l’onde de choc, peut-être.  Mais j’ai l’analyse sportive au vestiaire, besoin de vacances… Pas envie de hockey. Mais c’est à regarder les joueurs qui quittaient le Centre Bell en un tour de piste sur le catwalk du Bell Center (mon Dieu, ils doivent faire vivre le quartier 10-30), je sais pas… j’ai commencé à accepter la fin.

Et si c’est dans la trentaine qu’on prépare sa quarantaine, et bien, c’est en été qu’on prépare sa Coupe Stanley. Bob, Bob, Bob, mon cher Bob, il faut qu’on jase.

Koivu, Kovy, ça marchera pas.

Une monitrice de camp de vacances vous espliquerait ça, M’sieux Gainey. Kovy, c’est le leader négatif typique. Pour que ça roule, tu l’attrapes à coup de sans-toi-ça-marchera-pas-j’ai-besoin-d’aide-t’es-tellement-plus-cool-que-les-autres, ensuite, tu lui confies une grande responsabilité telle que porter la trousse de firstaid (en cas de pas de budget pour une trousse, un gros C fera l’affaire). L’effet devrai être instantané, il va tellement être heureux qu’il va attaché les lacets des plus petits et arrêter de patiner seul dans son coin. Koivu va devoir passer au Minnesota, s’habiller en sapin et fêter Noël en famille.

Pendant ce temps, mon Bob, tu devrais nous trouver un Autonome. Un qui n’a ni entendu parlé des cratères de poules, ni du taux d’imposition, ni du budget de déneigements. Seulement du 7ième joueur. Hossa coûte 8 piastres, tu dis?

Je ne suis pas forte-forte en finance, Boby, mais j’imagine que si tu faisais passer Ryder des avions d’origami à un airbus aircanadien, le Newfondlien se transformerait en marge de manœuvre, non? Peut-être qu’être droitier et roux, ça ne vaut pas 3 millions, finalement…

Pour le reste, Bob, je te fais confiance et te dis merci.

La saison 2007-08 a été un coup de foudre, un choc amoureux, une grande passion. Il est temps d’enlever mes lucky red shoes, de mettre le fanion à côté de la pelle, dans l’armoire loin loin. Troquer la Labatt 50 pour le rosé, et aller jouer au Volley. Fin du hockey, j’arrête, cold turkey, facile de même.

Bon, ok, Gab, donne-moi le remote et dis-moi à quelle heure il commence, le match de Pittsburg?

____  Le hockey pour les filles est une chronique pour Mimi. Mimi, pour répondre à ta question, Lost, ça commence jeudi 20h.

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Le hockey pour les filles: J’ai eu Price -1 ans….

mai 3, 2008

Playoffs – jour 24

J’ai fait mon bout.

À minuit, j’ai eu 30 ans. Indubitablement. Turns out, ça ne se soigne pas à coup de shooter, je vous assure, j’ai encore 30 ans. Mais donnez-moi 20 minutes de sieste, 2 tubes de cache-cernes, 2 oeufs bacon-soucisses et je vais être fraiche comme une fe-leur.

Alors souviens toi que toi et moi, on a un deal, mon Price. Je vieilli sans chialer, tu les lessives. Sans assouplisseur.

Au Québec, l’hiver, le hockey a remplacé le soleil, disait M’sieux Germain. Ab-so-fuckin’-lutely.

Alors fini le niaisage, day 24, pluie pas pluie, je sors babouches et lunettes soleil vintage et je profite de la ride. Je vais hockey complètement. 18h30, je m’assoie tellement proche de la tivi que je risquerai le coup de soleil. Debout en talon-hauts sur ma chaise de bois, armé du tout mon vocabulaire chrétien et scatologique, je vais go-habsée-go! Fuck le résultat. Faut savoir vivre avec pas-de-cass, m’a t-on dit, récemment. Je note, je note. J’ai le hockey dans le sang, j’en parlerai jusqu’à la Coupe, jusqu’au 1er juillet (j’t’attend, Gainey), déménagement ou pas, jusqu’au camp d’entraînement, même si je vais kayaquer en Croatie.

Je hockey .


____ Le hockey pour les filles est une chronique pour Mimi. Mimi, mon chaton, on s’la gagne tu, à soir?

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Le hockey pour les filles : Avoir 30 ans le jour d’un match sans lendemain.

mai 2, 2008

Playoffs – jour 23
C’est ben pas vrai qu’on va perdre la journée de ma fête…
Par Miss Miller

3 mai two thousand eight.
Je vais avoir 30 ans. Sans aucun doute.

Il y a de ces certitudes qui forment un roc sur lequel on peut bâtir une vie, tenter d’y greffer un sens. Il en est peu, toutefois. Dans une époque où la seule constante est le changement, vieillir est quasi rassurant. Le passage du temps comme rare composante certaine dont sera fait demain.

Je voudrais bien que demain soit une science exacte. Au pire une fatalité.
Mais demain est un entonnoir à travers lequel tout le reste passe. À l’embouchure, y a-t-il une victoire?

Il y a au moins de l’espoir.
(Pas t-un char d’espoir, mais de l’espoir quand même. Qui brille plus comme un bunch de pitounes de Lightbright que comme la flamme Olympique, mais bon, on pourra toujours éviter le boycott….)

On peut attendre des changements de trio.
On peut croire au réveil de l’attaque massive…
On peut se croiser les doigts au moment où Higgins toucher la poque.
And I still believe in Price.

(Au pire, Jimmy, entre la deux et la trois, qui se lève de sa chaise roulante, inspirant les valeureux guerriers…)

Je refuse que demain soit un jour sans lendemain. Un tier parce que c’est apocalyptique pas à peu près. Un tier parce que c’est inacceptable, comme concept, pour tout esprit rigoureux. Et puis, parce que je ne veux pas que le CH se fasse sortir des playoffs le jour de mes 30 ans.

Alors on fait quoi? C’est une pile-ou-face situation.

Caribou: Biron, l’homme au yeux de husky va rejoindre Avery dans la liste (le bottin?) de joueurs à qui on souhaite du mal. Il ne me restera qu’à aller m’acheter le dernier Pulitzer qui d’ailleurs parle de fin du monde. Il y a aussi sur la Main de St-Henri, le Restaurant John, depuis 1919, miantenant brunch de cabane à sucre…

Queen: Price est un roi et on célèbre jusqu’à plus soif en espérant ne pas se faire achever dimanche à Rockytown par un joueur au nom de junkfood…

Demain, 30 ans après le mai 1978, je vais avoir 30 ans. Indubitablement.
Et c’est bien ainsi. Sur le cupcake, on mettra 3 chandelles qui brilleront plus que des Lightbrights.

Un souffle. Mais je ne vous dit rien, sinon, mon vœu ne va pas se réaliser…

____ Le hockey pour les filles est une chronique pour Mimi. Si ça devait finir, demain, Mimi je veux te dire merci. Merci d’avoir dit, raconte-moi le hockey…En passant, t’es remise de la cravate vert lime, toi?