Archive for mars 2008

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Le hockey pour les filles : moments d’anthologie pour fille assise à la place poche ou comment survivre aux séries.

mars 16, 2008

Montréal-Islanders
Par Miss Miller

Vous avez eu de la misère à vous trouver du parking en raison de cette 78ième tempête de l’hiver ou vous avez subi une interruption de service dans le métro. Résultat : vous êtes en retard. Si vous arrivez à négocier votre entrée chez Normand avec Bob-le-gérant parce que vraiment, vous êtes très cute et adorable ce soir-là, vous allez pouvoir assister au match. Mais vous allez avoir la place poche. La celle à côté des toilettes avec vue sur pas d’écran.

Ne pleurez pas. Il vous reste un Plan B.

Car aller dans un bar voir un match de hockey permet non seulement de se livrer à une séance de défoulement collectif (et ainsi d’éviter, soit une facture de psy, soit le cancer), mais aussi d’observer des pièces d’anthologie du comportement humain.

Les soirées de hockey, dans un bar, c’est l’exact contraire des Lady’s night. Plus il y a de gars dans un bar, plus il y a de filles. Et de bière vendue. Et plus il y a de filles dans un bar sport, plus il y a de gars pour leur es-pli-quer.

J’adore ça. Voir un gars partager ses connaissances avec une fille comme s’il maîtrisait un sujet aussi complexe que « les mécanismes de transmission de la mémoire chez Les Hmongs au Vietnam. »

J’adore ça, entendre des Français expliquer notre sport national à des filles de 20 ans en utilisant des expressions telles que « palet » ou « surface glacée » avec autorité.

Je vais vous vendre le punch. Le hockey, c’est pas compliquer. Il faut mettre la rondelle dans le filet et à la fin du match, avoir plus de but que l’autre équipe. Simple de même. Et si un but est refusé parce qu’il a été lancé plus haut que la hauteur permise ou qu’il y a hors-jeu parce que Ryder est entré dans la zone avant le porteur de la rondelle, Yvon va vous le dire et ça changera pas votre vie.

Mais parce que je suis fine, je vais vous donner 2 trucs pour avoir l’air de vraiment comprendre et de vous libérer des Français ou autres intellos du hockey.

Si Koivu a une pénalité, c’est pour avoir accroché. Promis.
Et si c’est plate, plate-là, tel-le-ment plate, c’est parce que l’autre équipe, c’est New Jersey ou La Floride, qu’ils jouent la Trappe et que vraiment, jouer la Trappe devait entraîner un emprisonnement à vie.

Mais moi, je suis all about multitasking. Je peux identifier une mauvaise sortie de zone et me la faire expliquer en même temps. Parce que, finalement, il n’y a rien de plus adorable qu’un gars qui t’es-pli-que le hockey comme s’il maîtrisait…

____ Le hockey pour les filles est une chronique pour mon amie Mimi. Mimi, t’es pas mal hot quand t’expliques ce qu’est un match de 4 points à un gars!

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Le hockey pour les filles : Le hockey comme outil de socialisation.

mars 16, 2008

Post-match Montréal-Attawa
Par Miss Miller

Pour ceux qui comme mes copains Josi-fine, G. et A. sont partis se faire bronzer pendant qu’on pelte, je vous le dis : ça a commencé pendant le match Montréal-Rangers, en février. Même au Costa Rica, on a dû vous dire que le CH l’a emporté 6-5 dans une partie qu’il perdait 5-0 en début de troisième.

On appelle ça la fièvre; j’appelle ça de l’hystérie collective. Mieux que… en tout cas.

Le lendemain on s’est tous mis à y croire : les chauffeurs de taxis ont sorti leurs drapeaux, Marie-France Bazzo répétait que ça « sentait la coupe », la ville est devenue …hockey (ironie, ici)! Business sur les bord, La Presse en a fait un cahier spécial sur la fièvre montréalaise. Yves Boivert, de ce dit journal, en profite pour sortir une perle : il décrit le hockey comme « formidable outil de montréalisation » (cris de la part de gens de Québec, ici).

Le hockey est un moyen de rapprochement il est vrai. J’ai réussit à réunir une dizaine d’amis qui ne se connaissaient absolument pas autour du match contre les Sénateurs avec des arguments aussi simple que « ça va être une grosse game », « on les haï, Attawa, tu vas voir. » Et on a passé une maudite belle soirée, parce que les pas-de-buts tricoloriens nous ont permis d’aborder des sujets fondamentaux comme je le rappelle-tu ou on est dû pour aller chez IKEA, tu trouves pas?.

Au fond, en mars, quand le Canadien gagne, tout le monde est fan. En République Tchèque, les gens se réunissent dans les bars, boivent de la bière cheap et chantent. Ici, c’est le hockey qui rassemble. Et qui fait boire de la bière cheap.

Et j’en connais un qui a compris le phénomène. Jeudi soir, nous étions chez Normand, chic taverne du Plateau où il est plus difficle d’avoir une place qu’au Centre Bell (et où la bière n’est pas moins chère, so far), Bob, le gérant, applique ce concept avec virtuosité : à 22 sur une table de 8, y’a pas que le sport qui rapproche.

____ Le hockey pour les filles est une chronique pour mon amie Mimi, Mimi qui, comprenant mon amour du hockey m’invites à L’aréna…voir le show de JUSTICE.