Archive de la catégorie «Uncategorized»

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Le hockey pour les filles: Se magasiner un sport de rechange.

juin 12, 2008

Post playoffs

par Miss Miller

Dans une série télé que j’ai vue deux-trois, mettons 100 fois depuis ‘86 ça fini souvent par un grand tour de patinoire sur un fond de guitare-piano. Now the moment has come, take the place in the sun...Et puis, Coupe Stanley. Impossible de se tanner; c’est encore meilleur depuis que ça a mal vieilli!
J’imagine que c’est de là que me venait l’idée que lorsque la Coupe est remportée, les joueurs de l’équipe gagnante mettent des calottes ET font le tour de la patinoire pendant que les gens crient… Ça ou les temps ont changés…. Mercredi soir, assez tard, grosse dose de lucidité. À part la Coupe… Pas de cris, pas tour de la patinoire (un aller-retour ligne bleue-ligne pointillée rouge, ça ne compte pas) et même pas vraiment de calotte parce que les joueurs ont les cheveux trop longs, je suppose.
(J’en profite pour me taper sur l’épaule avec un peu de satisfaction. La moitié de ma prédiction sur le récipiendaire du C. Smythe s’est révélée exacte…. Je me cite: le prochain C.S. sera Luongo ET aura besoin d’une coiffeuse. Bon finalement il s’appelle Zetterberg, mais on se badrera pas avec des détails. Gros besoin de coiffeuse, ici).

Après l’entrevue avec le charmant ailier ci-haut mentionné, j’ai fermée ma tivision.

Il y a eu un son bizarre dans le salon. Comme un biii, un wuuu, un… un silence en fait. Le son de la fin de la saison. Un vide, en tout cas.
La vie n’étant pas strictement ingrate, Islands a choisi ce moment pour sortir son 2ième album, mais, vraiment, rien n’y fait, même le son de l’aspirateur n’arrive pas à enterré le son de la saison-morte.

Ça va prendre… un rebound. J’vois pas d’autre chose. Et, suite au dépôt du rapport de mes experts qui se sont penchés sur la question, Montréal offre 2 choix: (attation, ça fesse, les dépôts de rapport) Le football et le footboll. Ya baby!

Le foot, bon, c’est non. Ça fait 12 Superbowl en ligne qu’un gars s’essaie: bon, c’est pas compliqué, t’as 4 essaies pour faire 10 verges…. Rien à faire, mon cerveau est incapable d’assimiler la suite, bloquée-là. J’ai coulé ma maternelle du foot. Et vous me dites que le celui du Canada, il a pas les mêmes règles…Ok bye… Perdre les services de leur très télévisuel maraudeur aux mains des Jets, c’était rien pour aider…(En fait la seule chose que j’aime vraiment du foot, c’est de le mettre en background quand je fais de la peinture. À essayer à la maison, avec ou sans supervision.)

L’autre foot, alors? Plus mieux. Il y a des buts, des lignes. Va vite, jeux de passes. Les joueurs ont l’air en bonne condition physique. Ils ont pas-de-casques et ils sont en SHORTS!!! Wouaw. Je m’apprêtais à passer à la caisse pour acheter mon nouveau sport préféré quand quelqu’un m’ a vendu l’punch: Impact, saison 2008= zéro but. Oups.

Plan C, ce week-end, la ville est noire et blanche, carreautée, drapée de flyers de la F1 et pleine de filles habillées avec pas de linge. T’aimes le hockey, tu dois aimer la course automobile, qu’on me demande, un soir de match, dans un bar, cet hiver…Ça m’a pris de court, j’ai…je…plus métro-kind-of-girl.

It’s a no way highway.
Comme une fille en peine d’amour au stade de c’était-quoi-donc-ses-défauts qui se fait offrir une blind-date.
Bah, ok, mais il est cute au moins?
Tu vas voir, il est tellement fin…
Ça mar-che-ra pas.

Fidèle, je fais mon X number one sur mon calendrier. Il reste 104 jours…

Le hockey pour les filles est une chronique pour Mimi, Mimi, heu oui, la F1, c’est considéré comme un sport, même si, vraiment, je ne vois ce qu’il y a de sportif à être assis dans un char qui va vite…Mais, ça, c’est mon préjugé J’attend avec impatience la F1 pour les filles pour me raviser.

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Le hockey pour les filles: bouquet d’odeurs

juin 2, 2008

Avant la 3ième période de prolongation. Stanley Cup.

Par Miss Miller

L. a dit: plus ça sent dans l’vestiaire, plus ça’ a travaillé fort. Un devin.

Ça sent.

Ça sent la fatigue. Les joueurs sont rouges, la glace est molle. Les passes aussi. Tout comme les commentaires, mais ça… Ça sent la fatigue. En deuxième deuxième, j’ai les verres de contact flous, ne vois plus les numéros sur les jerseys, mets mes lunettes.. Assise dans le lit, en pyjama, pas capable d’éteindre. Je ne manquerai pas ça! Ça sent la fin. Mon chat Soufe ronfle. Les joueurs tombent de fatigue, leur temps de jeu est en Euro quand le huard va mal, multiplié par 2.5. Ça fait tellement beaucoup de minutes que sur le ET C’EST LE BUT, je fais une crise cardiaque. Claro.

00h43. Ça va finir 4-3.

____ Le hockey pour les filles est une chronique pour Mimi. Mimi, demain, ça va prendre un café format piscine hors-terre.

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Le hockey pour les filles : Mai 2008 ou quand le rouge est devenu le new black.

mai 26, 2008

(Les Flyers sont morts!!!)
Match number 2 Char/Animos
Par Miss Miller

Probablement un dimanche, vers 3h. Ce serait mon genre. Septembre, en tout cas.

Gare d’autobus de Ste-Foy, Québec-Unifié, je doute devant tant de choix de divertissement. Des polars, le Libération, le Gardian, puis, une voix criarde : « les passagers à destination de M… » Shit! Trêve de tergiversation : je choisi Hockey-News-Spécial-pooler-préparez-votre-saison.

Dans le bus, réduction drastique du choix.
Sur le banc à trois, adjacent toilette, j’ai partagé mon trésor avec un Max de Halifax. Un magazine de pool, c’est un peu comme un bottin. Nom, chiffres, re-nom, re-chiffres, mais avec des faces, pas de numéros de téléphone. Population 300; juste des millionnaires.

Pas vu passer la 20, bercée par l’alphabet et quelques soubresauts de craques d’asphalte.

À Drummond, surprise, je me souviens : Ha oui, Kovalchuk! Je l’aime Kovalchuk! Ste-Julie, on en est aux Staal’s brothers, puis aux Sedin’s. On se demande sérieusement si hockey est héréditaire; discussion sur l’ADN… Quand le bus est entré sur Berri, j’avais choisi Zetterberg, Henrik, 33 buts, autant de passes, +26, 92 points au scrabble si mot compte double. Definitly pool material.

J’ai pris ma petite valise rouge à roulette qui fait couic-couic, heureuse d’être chez-moi et satisfaite d’être enfin sortie de mes ornières montréalo-tricolorienne.

*****

J’ai promis de prendre pour les Pingouins. Ils sont presque de la famille. 10 québécois sur 24, cette formation représente l’Est ET a humilié Prilly. Good girl. Et puis, visuellement, avec leurs pas-de-barbes et leur t-shirts en alimos, ils ont l’air d’enfants de 8 ans dans leur pydjamas à pattes attendant l’histoire pré-dodo. (Je soupçonne fortement mon l’instinct maternel d’interventionnisme, ici.)

Mais quand Mister Zee a compté, en troisième du match 1, ça été la fin du peu de résistance des Pens et ma rédittion. Je suis passée à l’Ouest.

C’est pavlovien : je suis attirée par les gilets rouges. C’est un réflexe acquis qui maintenant m’oblige. D’abord le CH, puis Team Canada. J’ai le rouge imprimé sur la rétine.

J’ai le cœur au Michigan.

____ Le hockey pour les filles est une chronique pour Mimi. Mimi, tu sais, le hockey, ça commence par des jeux simples. Comme tenir sur ses patins, toucher la rondelle et puis, bon, compter des butrs.

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Le hockey pour les filles : La science inexacte du bilan (part 2).

mai 6, 2008

Playoffs - jour 26
En attendant que les Penguins fassent payer les Flyers.
Par Miss Miller

Depuis 3 jours, on esquisse les bilans à coups de flèches, de X et de O.

J’accumule les cahiers sportifs spéciaux extra fin de saison dans ma salle de bain. Ça servira. Pas là tout de suite, mais cet été, quand il y aura le bise-bal en front page et la F1 en S2, je combatterai l’ennui; je me les taperai en rafale, entre 2 épisode de Lost version french. (Sinon, Mimi, on s’en servira pour ton party de peinture.)

C’est la tristesse, provoquée par l’onde de choc, peut-être.  Mais j’ai l’analyse sportive au vestiaire, besoin de vacances… Pas envie de hockey. Mais c’est à regarder les joueurs qui quittaient le Centre Bell en un tour de piste sur le catwalk du Bell Center (mon Dieu, ils doivent faire vivre le quartier 10-30), je sais pas… j’ai commencé à accepter la fin.

Et si c’est dans la trentaine qu’on prépare sa quarantaine, et bien, c’est en été qu’on prépare sa Coupe Stanley. Bob, Bob, Bob, mon cher Bob, il faut qu’on jase.

Koivu, Kovy, ça marchera pas.

Une monitrice de camp de vacances vous espliquerait ça, M’sieux Gainey. Kovy, c’est le leader négatif typique. Pour que ça roule, tu l’attrapes à coup de sans-toi-ça-marchera-pas-j’ai-besoin-d’aide-t’es-tellement-plus-cool-que-les-autres, ensuite, tu lui confies une grande responsabilité telle que porter la trousse de firstaid (en cas de pas de budget pour une trousse, un gros C fera l’affaire). L’effet devrai être instantané, il va tellement être heureux qu’il va attaché les lacets des plus petits et arrêter de patiner seul dans son coin. Koivu va devoir passer au Minnesota, s’habiller en sapin et fêter Noël en famille.

Pendant ce temps, mon Bob, tu devrais nous trouver un Autonome. Un qui n’a ni entendu parlé des cratères de poules, ni du taux d’imposition, ni du budget de déneigements. Seulement du 7ième joueur. Hossa coûte 8 piastres, tu dis?

Je ne suis pas forte-forte en finance, Boby, mais j’imagine que si tu faisais passer Ryder des avions d’origami à un airbus aircanadien, le Newfondlien se transformerait en marge de manœuvre, non? Peut-être qu’être droitier et roux, ça ne vaut pas 3 millions, finalement…

Pour le reste, Bob, je te fais confiance et te dis merci.

La saison 2007-08 a été un coup de foudre, un choc amoureux, une grande passion. Il est temps d’enlever mes lucky red shoes, de mettre le fanion à côté de la pelle, dans l’armoire loin loin. Troquer la Labatt 50 pour le rosé, et aller jouer au Volley. Fin du hockey, j’arrête, cold turkey, facile de même.

Bon, ok, Gab, donne-moi le remote et dis-moi à quelle heure il commence, le match de Pittsburg?

____  Le hockey pour les filles est une chronique pour Mimi. Mimi, pour répondre à ta question, Lost, ça commence jeudi 20h.

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Le hockey pour les filles: J’ai eu Price -1 ans….

mai 3, 2008

Playoffs - jour 24

J’ai fait mon bout.

À minuit, j’ai eu 30 ans. Indubitablement. Turns out, ça ne se soigne pas à coup de shooter, je vous assure, j’ai encore 30 ans. Mais donnez-moi 20 minutes de sieste, 2 tubes de cache-cernes, 2 oeufs bacon-soucisses et je vais être fraiche comme une fe-leur.

Alors souviens toi que toi et moi, on a un deal, mon Price. Je vieilli sans chialer, tu les lessives. Sans assouplisseur.

Au Québec, l’hiver, le hockey a remplacé le soleil, disait M’sieux Germain. Ab-so-fuckin’-lutely.

Alors fini le niaisage, day 24, pluie pas pluie, je sors babouches et lunettes soleil vintage et je profite de la ride. Je vais hockey complètement. 18h30, je m’assoie tellement proche de la tivi que je risquerai le coup de soleil. Debout en talon-hauts sur ma chaise de bois, armé du tout mon vocabulaire chrétien et scatologique, je vais go-habsée-go! Fuck le résultat. Faut savoir vivre avec pas-de-cass, m’a t-on dit, récemment. Je note, je note. J’ai le hockey dans le sang, j’en parlerai jusqu’à la Coupe, jusqu’au 1er juillet (j’t'attend, Gainey), déménagement ou pas, jusqu’au camp d’entraînement, même si je vais kayaquer en Croatie.

Je hockey .


____ Le hockey pour les filles est une chronique pour Mimi. Mimi, mon chaton, on s’la gagne tu, à soir?

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Le hockey pour les filles : Avoir 30 ans le jour d’un match sans lendemain.

mai 2, 2008

Playoffs - jour 23
C’est ben pas vrai qu’on va perdre la journée de ma fête…
Par Miss Miller

3 mai two thousand eight.
Je vais avoir 30 ans. Sans aucun doute.

Il y a de ces certitudes qui forment un roc sur lequel on peut bâtir une vie, tenter d’y greffer un sens. Il en est peu, toutefois. Dans une époque où la seule constante est le changement, vieillir est quasi rassurant. Le passage du temps comme rare composante certaine dont sera fait demain.

Je voudrais bien que demain soit une science exacte. Au pire une fatalité.
Mais demain est un entonnoir à travers lequel tout le reste passe. À l’embouchure, y a-t-il une victoire?

Il y a au moins de l’espoir.
(Pas t-un char d’espoir, mais de l’espoir quand même. Qui brille plus comme un bunch de pitounes de Lightbright que comme la flamme Olympique, mais bon, on pourra toujours éviter le boycott….)

On peut attendre des changements de trio.
On peut croire au réveil de l’attaque massive…
On peut se croiser les doigts au moment où Higgins toucher la poque.
And I still believe in Price.

(Au pire, Jimmy, entre la deux et la trois, qui se lève de sa chaise roulante, inspirant les valeureux guerriers…)

Je refuse que demain soit un jour sans lendemain. Un tier parce que c’est apocalyptique pas à peu près. Un tier parce que c’est inacceptable, comme concept, pour tout esprit rigoureux. Et puis, parce que je ne veux pas que le CH se fasse sortir des playoffs le jour de mes 30 ans.

Alors on fait quoi? C’est une pile-ou-face situation.

Caribou: Biron, l’homme au yeux de husky va rejoindre Avery dans la liste (le bottin?) de joueurs à qui on souhaite du mal. Il ne me restera qu’à aller m’acheter le dernier Pulitzer qui d’ailleurs parle de fin du monde. Il y a aussi sur la Main de St-Henri, le Restaurant John, depuis 1919, miantenant brunch de cabane à sucre…

Queen: Price est un roi et on célèbre jusqu’à plus soif en espérant ne pas se faire achever dimanche à Rockytown par un joueur au nom de junkfood…

Demain, 30 ans après le mai 1978, je vais avoir 30 ans. Indubitablement.
Et c’est bien ainsi. Sur le cupcake, on mettra 3 chandelles qui brilleront plus que des Lightbrights.

Un souffle. Mais je ne vous dit rien, sinon, mon vœu ne va pas se réaliser…

____ Le hockey pour les filles est une chronique pour Mimi. Si ça devait finir, demain, Mimi je veux te dire merci. Merci d’avoir dit, raconte-moi le hockey…En passant, t’es remise de la cravate vert lime, toi?

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Le hockey pour les filles : hairdo ou grande dépression…

avril 29, 2008

Playoffs - jour 20
Après 2 dégelées, avant la victoire
Par Miss Miller

On dirait qu’on a passé Hockeytown, ses banlieues et probablement le reste de tout le Canada au rouleau à gros poils. Avec de la peinture grise pas chère, je suppose, il y en a all over the place. Pire que gris, en fait. Il fait moyen, neutre, sale, moche. Le ciel est étouffant d’opacité. En retournant le carton de l’échantillon Sico, imprimé en lettres toutes aussi grises, il y aurait le nom de la couleur. Novembre.

Il fait tellement gris, soudainement, sur Montréal, que la morosité semble être un nouvel élément du tableau périodique composant l’oxygène. Deux défaites de suite et on oublie de se souvenir des belles choses, de profiter du moment.

Ou des plaisirs coupables. Et mon truc à moi, dans les playoffs, c’est… la question capillaire.

À l’aube de la vraie saison, les joueurs établissent des rituels. Signes de croix, tape aux chevilles, ordre d’entrée dans l’arène. Les joueurs ont tellement de codes, de fétiches, qu’on dirait un croisement entre une boutique X et un party d’anthropologues. Se faire pousser la barbe en est le chef de file, aussi classique que la robe noire ou Rubersoul des Beatles. Avec cette équipe dont la moyenne d’âge se situe au-dessous de notre glaciale température, j’imagine Sergei lever une main timide…’’C’est parce que moi, j’en ai pas, de barbe..’’

Solidaires, les Habs ont décidé de renouveler la tendance et passent à la tonte. Boule à zéro. Bra-vo! Et même si ceux qui venaient de se faire des mèches n’ont pas suivi, on sent l’idée du sacrifice.
Je trouve ça beau. La référence au guerrier qu’évoque la coupe Mohawk de Lapierre, Carey, Jaro et compagnie.
Et j’aime bien, la chevelure blonde de la coquette et têtue tête de Number 27, qui a cette année relevé le menton et décidé de jouer avec pas de casque. Une comète blonde?
Quand Latendresse se rase le crâne pour l’équipe, c’est du divertissement. Quand Koivu passe au rasoir, faisant du même coup clin d’œil à la tradition et pied-de-nez au cancer, je ne vois pas tant une coupe de cheveux qu’un homme qui se lève.
Je préfèrerais ne pas en voir 24, qui tombent.

Il fait triste, à Montréal, dans cette grisaille poste-défaite qui fait ressortir les mitaines et enlever les fanions. J’en ai marre de Philadelphie qui gagne nos matchs qu’on oublie d’aller chercher. Philly, ville de l’Amour Fraternel. Just fuckin’ kidding. Et just fuckin’ enough, la gentillesse. Ce soir, match pour hommes seulement.


____ Le hockey pour les filles est une chronique pour Mimi. En playoffs, Mimi, le hockey, c’est pas mal d’intimidation, d’intervention divine et gestion des poils. Le problème n’est pas tant dans le poil…

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Le hockey pour les filles : L’art de la date ou rendez-vous number two.

avril 25, 2008

Playoffs - jour 16
Après une genre de sorte de première victoire contre les Flyers.
Par Miss Miller

Je n’endosse pas l’étiquette femme/fan.

Outfit trop grand qui ne me conviendrait pas. Avec les vulgarités que j’émets, de toute façon, debout sur ma chaise de plastoche de taverne, je ne suis pas un parangon de féminité. Depuis quand quelqu’un aime les étiquettes, so far… Mais, à devoir choisir le moindre des maux, je choisirais l’épithète de fan post-lockout.

Je n’ai pas 12 ans.
J’ai connu le fluo, je me souviens du pas-de-bogue de l’an 2000.
J’étais majeure lors du Sommet des Amériques.
J’ai connu les Oillers avant les Nordiques. Je préfère rétrospectivement Fuhr à Roy.
J’ai le souvenir d’une équipe à Hartford, qu’elle ait été habillée en vert et que ce n’était pas tant une bonne idée, d’ailleurs. (Bon, après, ils ont habillé le Wild en sapin de Noël;  cela a relativisé le problème).

Ce n’est même pas un reste de frustration latente due à la sauvage expansion vers le sud des Nineties. Ce n’est ni même par résistance ou ignorance, donc, que j’aime ce nouveau souffle. 2004 nous avait fait des promesses de renouveau et de pureté. Paroles d’amoureux innocents à leurs balbutiements?

On nous avait promis mers et mondes, cette année-là.  Fin de l’accrochage, plus de vitesse, accent sur l’attaque, nouveaux sweatshirts.  Moins de goons, plus de patins. On fait tabula rasa, time to start fresh…

Belle illustration, ce soir, à l’écran. NY Rangers -Penguins, ça parle post-lockout very well. Jeu ouvert, ça va vite.

You blink, they score.
Je signale 33, c’est 3-0 NY
Je me mouche, c’est 3-2.
Aller-retour frigo, c’est 4-3 Pittsburg. Bah voyons. Je ne voulais même pas regarder le match et je suis scotchée.
Je me mouche, pas le temps de blâmer ma laryngite playoffienne et c’est 4-4.
You blink again, Sydney a gagné. Rien vu aller.

Mauvais exemple, hier soir. Philly’s Flyers-Canadiens, ça parlait ennuie pas si mal.
Mette bavait sur Mille qui bavait sur Mimi. Party de ZZZZZZZ dans mon salon.

You snore, they…sleep.
Ça a fini 4-3, on aurait dit 2-1.
J’ai dormi presque tout le match, surtout pendant que les Grands-Chefs, à Toronto, finissaient de se caller du poulet avant de rendre leur okay sur le but de Kovy.
Impressionnée par le seul fait qu’en jouant mal, on jouait mieux.
On dit que les équipes sont  équilibrées. Le CH a des bons trios, une défensive habile, Carey Price. Les Flyers ont une attaque intéressante, des arracheurs  de tête  et Martin Biron.

Depuis quelques jours, j’ai envie de comparer le style de jeu des Philadelphiens avec les habitants de la Ste-4 de lundi soir. On dirait qu’il y a des moments où ils n’ont pas tout à fait terminé de descendre du singe…

Lundi et mercredi ont laissé une mauvaise impression. En espérant qu’on endosse tous dès demain le bon uniforme. Montreal has nothing to do with the Streets-bullies.

____  Le hockey pour les filles est une chronique pour Mimi. Am I Crazy, où, malgré ses beaux yeux, Biron a l’air de refaire l’évolution Néanderthal-Homo Sapiens, en accéléré, mais à l‘envers?

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Le hockey pour les filles : post-coitum ou hangover: la ville est paumée.

avril 23, 2008

Playoffs - jour 14
Post-victoire Montréal-Bruins
Par Miss Miller

Le tact dans l’audace, c’est de savoir jusqu’où on peut aller trop loin.

C’est une phrase de Cocteau.
C’était l’alignement de Carbo.
Dans un jeu alphabétique, il a fait des changements de trios perspicaces.
Un plaisir visuel, de la vraie crème glacée.

Première ligne: Assistant-Cap’taine-Assistant
Deuxième: Kostitsyn-Plekanec-Kostitsyn

Il y avait de l’équilibre, dans ces trios symétriques.
Et de la beauté, dans la passe du patin de Koivu à Higgins. Les frères (K) enfin réunis sont devenus siamois. 3 buts, 2 passes, c’est pas du p’tit change. Les autres ont fait un bon échec-avant. Streit s’est pris pour Zetterberg et Komisarek, pour un Norris. Dans son bleu, Price s’en est payé un blanc.
La cravate Hermès a fait le reste.

Apothéose. Climax.

Me suis couchée avec en tête une image de chevaliers tricolors,heureux et suants, palette au ciel, remerciant la foule. Congé de moutons.
Puis Bang!
La Une de la Presse m’a ouvert les yeux mieux que mon allongé avec pas de lait.
J’ai pris 2-3 gorgées essayant en vain d’associer la voiture flambée avec le 5-0. Je n’ai pas trop compris le lien cause/consequence entre victoire et violence.

Que s’est-il passé Downtown Mourial?

On a gagné, donc je brûle un char?
Je suis fier de mon équipe, donc je casse une vitre?
Beau jeu blanc, mon Carey, alors foutons le feu?

On dit que ce ne sont pas des fans. Probablement. Mais ça s’est passé à côté du Centre Bell après le match. Grosse victoire. Alors ça prend des allures de Madame-White-avec-le-chandelier-dans-le-living-room quand même.
Pas moi qui va ouvrir l’enveloppe.

Mardi AM, la ville a l’air en hangover. On a ramassé les cendres mais il reste comme une couche de honte qui embue la victoire.
Je me sens floue. Je ne me sens pas le droit d’être contente.

Carbo, lundi soir, a commis un fashion faux-pas mais a coaché comme un roi.
Le septième joueur, lui, devra en donner plus que ça.

____ Le hockey pour les filles est une chronique pour mon amie Mimi. Mimi, oui c’est mieux Philadelphie. Ils ont un vintage jersey.

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Le hockey pour les filles : L’insoutenable possibilité de perdre.

avril 21, 2008

Playoffs - jour 12
7ième match Montréal-Boston
Par Miss Miller

Montréal, mon amour de ville a une dure journée.
Pas besoin de lui demander ce qui cloche, je le vois dans ses yeux; je la connais, ma ville. C’est une vieille copine.
Elle a les dents serrées; elle est un peu fébrile.
L’énervement sans la joie.

C’est l’urgence sûrement, la gravité de la situation qui l’ébranle, mais Montréal a, ce lundi, la zone du langage aussi développée qu’un ado de quinze ans.

Monosyllabique. Elle a perdu l’usage de l’adverbe, fin du sujet-verbe-complément.

Laconique. Une vraie entrevue de mi-période avec Carey Price.

On entend comme un murmure…

Il faut.
Ce soir, il faut.


____ Le hockey pour les filles est une chronique pour mon amie Mimi. Mimi, on a pas le choix. Go pour la cravate laide.