
L’an dernier, l’élimination (tragique? radicale? rapide? foudroyante?) du Canadien en deuxième ronde, m’avait terrassée.
J’avais dû avaler les 3 premières saisons de Lance et Compte et la dernière de Lost comme antidépresseurs, avant de me remettre à fonctionner normalement. À ma décharge, cette élimination s’est produite LE SOIR DE MON 30IÈME ANNIVERSAIRE. Considérant en outre que cet affront rend mon 30 ième nul et non avenu, j’ai célébré, dimanche, mon deuxième trente ans.
Je passerai à 31 ans le jour où cette fichue équipe cessera de gâcher mon printemps, tiens. D’ici là je boude.
Or cette année, j’étais prête. Ma liste d’activités de remplacement est longue comme la file devant la SAQ les samedis soirs propices au rosé. Me suis mise au vélo. Je magasine des billets pour l’Impact. J’ai entendu dire qu’un bar sur Beaubien diffuse des matchs de lutte dans une ambiance kitch.
Puis samedi, lors de la fête d’un ami, j’ai eu une révélation: enfin, un sport de rechange qui rivalise avec le hockey. Une rencontre entre poésie et robustesse. Un sport, un vrai, je veux dire… pas juste à cause du casque, mais parce que quelqu’un gagne.
Découvrez l’art du sumo (merci, à X. K.R. à la camera et à J.B.V. à la figuration)
Le hockey pour les filles est une chronique pour mon amie Mimi: l’an prochain, fuck les playoffs, je veux du SUMO.
