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Le hockey pour les filles : La science inexacte du bilan (part 2).

mai 6, 2008

Playoffs - jour 26
En attendant que les Penguins fassent payer les Flyers.
Par Miss Miller

Depuis 3 jours, on esquisse les bilans à coups de flèches, de X et de O.

J’accumule les cahiers sportifs spéciaux extra fin de saison dans ma salle de bain. Ça servira. Pas là tout de suite, mais cet été, quand il y aura le bise-bal en front page et la F1 en S2, je combatterai l’ennui; je me les taperai en rafale, entre 2 épisode de Lost version french. (Sinon, Mimi, on s’en servira pour ton party de peinture.)

C’est la tristesse, provoquée par l’onde de choc, peut-être.  Mais j’ai l’analyse sportive au vestiaire, besoin de vacances… Pas envie de hockey. Mais c’est à regarder les joueurs qui quittaient le Centre Bell en un tour de piste sur le catwalk du Bell Center (mon Dieu, ils doivent faire vivre le quartier 10-30), je sais pas… j’ai commencé à accepter la fin.

Et si c’est dans la trentaine qu’on prépare sa quarantaine, et bien, c’est en été qu’on prépare sa Coupe Stanley. Bob, Bob, Bob, mon cher Bob, il faut qu’on jase.

Koivu, Kovy, ça marchera pas.

Une monitrice de camp de vacances vous espliquerait ça, M’sieux Gainey. Kovy, c’est le leader négatif typique. Pour que ça roule, tu l’attrapes à coup de sans-toi-ça-marchera-pas-j’ai-besoin-d’aide-t’es-tellement-plus-cool-que-les-autres, ensuite, tu lui confies une grande responsabilité telle que porter la trousse de firstaid (en cas de pas de budget pour une trousse, un gros C fera l’affaire). L’effet devrai être instantané, il va tellement être heureux qu’il va attaché les lacets des plus petits et arrêter de patiner seul dans son coin. Koivu va devoir passer au Minnesota, s’habiller en sapin et fêter Noël en famille.

Pendant ce temps, mon Bob, tu devrais nous trouver un Autonome. Un qui n’a ni entendu parlé des cratères de poules, ni du taux d’imposition, ni du budget de déneigements. Seulement du 7ième joueur. Hossa coûte 8 piastres, tu dis?

Je ne suis pas forte-forte en finance, Boby, mais j’imagine que si tu faisais passer Ryder des avions d’origami à un airbus aircanadien, le Newfondlien se transformerait en marge de manœuvre, non? Peut-être qu’être droitier et roux, ça ne vaut pas 3 millions, finalement…

Pour le reste, Bob, je te fais confiance et te dis merci.

La saison 2007-08 a été un coup de foudre, un choc amoureux, une grande passion. Il est temps d’enlever mes lucky red shoes, de mettre le fanion à côté de la pelle, dans l’armoire loin loin. Troquer la Labatt 50 pour le rosé, et aller jouer au Volley. Fin du hockey, j’arrête, cold turkey, facile de même.

Bon, ok, Gab, donne-moi le remote et dis-moi à quelle heure il commence, le match de Pittsburg?

____  Le hockey pour les filles est une chronique pour Mimi. Mimi, pour répondre à ta question, Lost, ça commence jeudi 20h.

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Le hockey pour les filles: J’ai eu Price -1 ans….

mai 3, 2008

Playoffs - jour 24

J’ai fait mon bout.

À minuit, j’ai eu 30 ans. Indubitablement. Turns out, ça ne se soigne pas à coup de shooter, je vous assure, j’ai encore 30 ans. Mais donnez-moi 20 minutes de sieste, 2 tubes de cache-cernes, 2 oeufs bacon-soucisses et je vais être fraiche comme une fe-leur.

Alors souviens toi que toi et moi, on a un deal, mon Price. Je vieilli sans chialer, tu les lessives. Sans assouplisseur.

Au Québec, l’hiver, le hockey a remplacé le soleil, disait M’sieux Germain. Ab-so-fuckin’-lutely.

Alors fini le niaisage, day 24, pluie pas pluie, je sors babouches et lunettes soleil vintage et je profite de la ride. Je vais hockey complètement. 18h30, je m’assoie tellement proche de la tivi que je risquerai le coup de soleil. Debout en talon-hauts sur ma chaise de bois, armé du tout mon vocabulaire chrétien et scatologique, je vais go-habsée-go! Fuck le résultat. Faut savoir vivre avec pas-de-cass, m’a t-on dit, récemment. Je note, je note. J’ai le hockey dans le sang, j’en parlerai jusqu’à la Coupe, jusqu’au 1er juillet (j’t'attend, Gainey), déménagement ou pas, jusqu’au camp d’entraînement, même si je vais kayaquer en Croatie.

Je hockey .


____ Le hockey pour les filles est une chronique pour Mimi. Mimi, mon chaton, on s’la gagne tu, à soir?

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Le hockey pour les filles : Avoir 30 ans le jour d’un match sans lendemain.

mai 2, 2008

Playoffs - jour 23
C’est ben pas vrai qu’on va perdre la journée de ma fête…
Par Miss Miller

3 mai two thousand eight.
Je vais avoir 30 ans. Sans aucun doute.

Il y a de ces certitudes qui forment un roc sur lequel on peut bâtir une vie, tenter d’y greffer un sens. Il en est peu, toutefois. Dans une époque où la seule constante est le changement, vieillir est quasi rassurant. Le passage du temps comme rare composante certaine dont sera fait demain.

Je voudrais bien que demain soit une science exacte. Au pire une fatalité.
Mais demain est un entonnoir à travers lequel tout le reste passe. À l’embouchure, y a-t-il une victoire?

Il y a au moins de l’espoir.
(Pas t-un char d’espoir, mais de l’espoir quand même. Qui brille plus comme un bunch de pitounes de Lightbright que comme la flamme Olympique, mais bon, on pourra toujours éviter le boycott….)

On peut attendre des changements de trio.
On peut croire au réveil de l’attaque massive…
On peut se croiser les doigts au moment où Higgins toucher la poque.
And I still believe in Price.

(Au pire, Jimmy, entre la deux et la trois, qui se lève de sa chaise roulante, inspirant les valeureux guerriers…)

Je refuse que demain soit un jour sans lendemain. Un tier parce que c’est apocalyptique pas à peu près. Un tier parce que c’est inacceptable, comme concept, pour tout esprit rigoureux. Et puis, parce que je ne veux pas que le CH se fasse sortir des playoffs le jour de mes 30 ans.

Alors on fait quoi? C’est une pile-ou-face situation.

Caribou: Biron, l’homme au yeux de husky va rejoindre Avery dans la liste (le bottin?) de joueurs à qui on souhaite du mal. Il ne me restera qu’à aller m’acheter le dernier Pulitzer qui d’ailleurs parle de fin du monde. Il y a aussi sur la Main de St-Henri, le Restaurant John, depuis 1919, miantenant brunch de cabane à sucre…

Queen: Price est un roi et on célèbre jusqu’à plus soif en espérant ne pas se faire achever dimanche à Rockytown par un joueur au nom de junkfood…

Demain, 30 ans après le mai 1978, je vais avoir 30 ans. Indubitablement.
Et c’est bien ainsi. Sur le cupcake, on mettra 3 chandelles qui brilleront plus que des Lightbrights.

Un souffle. Mais je ne vous dit rien, sinon, mon vœu ne va pas se réaliser…

____ Le hockey pour les filles est une chronique pour Mimi. Si ça devait finir, demain, Mimi je veux te dire merci. Merci d’avoir dit, raconte-moi le hockey…En passant, t’es remise de la cravate vert lime, toi?

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Le hockey pour les filles : hairdo ou grande dépression…

avril 29, 2008

Playoffs - jour 20
Après 2 dégelées, avant la victoire
Par Miss Miller

On dirait qu’on a passé Hockeytown, ses banlieues et probablement le reste de tout le Canada au rouleau à gros poils. Avec de la peinture grise pas chère, je suppose, il y en a all over the place. Pire que gris, en fait. Il fait moyen, neutre, sale, moche. Le ciel est étouffant d’opacité. En retournant le carton de l’échantillon Sico, imprimé en lettres toutes aussi grises, il y aurait le nom de la couleur. Novembre.

Il fait tellement gris, soudainement, sur Montréal, que la morosité semble être un nouvel élément du tableau périodique composant l’oxygène. Deux défaites de suite et on oublie de se souvenir des belles choses, de profiter du moment.

Ou des plaisirs coupables. Et mon truc à moi, dans les playoffs, c’est… la question capillaire.

À l’aube de la vraie saison, les joueurs établissent des rituels. Signes de croix, tape aux chevilles, ordre d’entrée dans l’arène. Les joueurs ont tellement de codes, de fétiches, qu’on dirait un croisement entre une boutique X et un party d’anthropologues. Se faire pousser la barbe en est le chef de file, aussi classique que la robe noire ou Rubersoul des Beatles. Avec cette équipe dont la moyenne d’âge se situe au-dessous de notre glaciale température, j’imagine Sergei lever une main timide…’’C’est parce que moi, j’en ai pas, de barbe..’’

Solidaires, les Habs ont décidé de renouveler la tendance et passent à la tonte. Boule à zéro. Bra-vo! Et même si ceux qui venaient de se faire des mèches n’ont pas suivi, on sent l’idée du sacrifice.
Je trouve ça beau. La référence au guerrier qu’évoque la coupe Mohawk de Lapierre, Carey, Jaro et compagnie.
Et j’aime bien, la chevelure blonde de la coquette et têtue tête de Number 27, qui a cette année relevé le menton et décidé de jouer avec pas de casque. Une comète blonde?
Quand Latendresse se rase le crâne pour l’équipe, c’est du divertissement. Quand Koivu passe au rasoir, faisant du même coup clin d’œil à la tradition et pied-de-nez au cancer, je ne vois pas tant une coupe de cheveux qu’un homme qui se lève.
Je préfèrerais ne pas en voir 24, qui tombent.

Il fait triste, à Montréal, dans cette grisaille poste-défaite qui fait ressortir les mitaines et enlever les fanions. J’en ai marre de Philadelphie qui gagne nos matchs qu’on oublie d’aller chercher. Philly, ville de l’Amour Fraternel. Just fuckin’ kidding. Et just fuckin’ enough, la gentillesse. Ce soir, match pour hommes seulement.


____ Le hockey pour les filles est une chronique pour Mimi. En playoffs, Mimi, le hockey, c’est pas mal d’intimidation, d’intervention divine et gestion des poils. Le problème n’est pas tant dans le poil…

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Le hockey pour les filles : L’art de la date ou rendez-vous number two.

avril 25, 2008

Playoffs - jour 16
Après une genre de sorte de première victoire contre les Flyers.
Par Miss Miller

Je n’endosse pas l’étiquette femme/fan.

Outfit trop grand qui ne me conviendrait pas. Avec les vulgarités que j’émets, de toute façon, debout sur ma chaise de plastoche de taverne, je ne suis pas un parangon de féminité. Depuis quand quelqu’un aime les étiquettes, so far… Mais, à devoir choisir le moindre des maux, je choisirais l’épithète de fan post-lockout.

Je n’ai pas 12 ans.
J’ai connu le fluo, je me souviens du pas-de-bogue de l’an 2000.
J’étais majeure lors du Sommet des Amériques.
J’ai connu les Oillers avant les Nordiques. Je préfère rétrospectivement Fuhr à Roy.
J’ai le souvenir d’une équipe à Hartford, qu’elle ait été habillée en vert et que ce n’était pas tant une bonne idée, d’ailleurs. (Bon, après, ils ont habillé le Wild en sapin de Noël;  cela a relativisé le problème).

Ce n’est même pas un reste de frustration latente due à la sauvage expansion vers le sud des Nineties. Ce n’est ni même par résistance ou ignorance, donc, que j’aime ce nouveau souffle. 2004 nous avait fait des promesses de renouveau et de pureté. Paroles d’amoureux innocents à leurs balbutiements?

On nous avait promis mers et mondes, cette année-là.  Fin de l’accrochage, plus de vitesse, accent sur l’attaque, nouveaux sweatshirts.  Moins de goons, plus de patins. On fait tabula rasa, time to start fresh…

Belle illustration, ce soir, à l’écran. NY Rangers -Penguins, ça parle post-lockout very well. Jeu ouvert, ça va vite.

You blink, they score.
Je signale 33, c’est 3-0 NY
Je me mouche, c’est 3-2.
Aller-retour frigo, c’est 4-3 Pittsburg. Bah voyons. Je ne voulais même pas regarder le match et je suis scotchée.
Je me mouche, pas le temps de blâmer ma laryngite playoffienne et c’est 4-4.
You blink again, Sydney a gagné. Rien vu aller.

Mauvais exemple, hier soir. Philly’s Flyers-Canadiens, ça parlait ennuie pas si mal.
Mette bavait sur Mille qui bavait sur Mimi. Party de ZZZZZZZ dans mon salon.

You snore, they…sleep.
Ça a fini 4-3, on aurait dit 2-1.
J’ai dormi presque tout le match, surtout pendant que les Grands-Chefs, à Toronto, finissaient de se caller du poulet avant de rendre leur okay sur le but de Kovy.
Impressionnée par le seul fait qu’en jouant mal, on jouait mieux.
On dit que les équipes sont  équilibrées. Le CH a des bons trios, une défensive habile, Carey Price. Les Flyers ont une attaque intéressante, des arracheurs  de tête  et Martin Biron.

Depuis quelques jours, j’ai envie de comparer le style de jeu des Philadelphiens avec les habitants de la Ste-4 de lundi soir. On dirait qu’il y a des moments où ils n’ont pas tout à fait terminé de descendre du singe…

Lundi et mercredi ont laissé une mauvaise impression. En espérant qu’on endosse tous dès demain le bon uniforme. Montreal has nothing to do with the Streets-bullies.

____  Le hockey pour les filles est une chronique pour Mimi. Am I Crazy, où, malgré ses beaux yeux, Biron a l’air de refaire l’évolution Néanderthal-Homo Sapiens, en accéléré, mais à l‘envers?

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Le hockey pour les filles : post-coitum ou hangover: la ville est paumée.

avril 23, 2008

Playoffs - jour 14
Post-victoire Montréal-Bruins
Par Miss Miller

Le tact dans l’audace, c’est de savoir jusqu’où on peut aller trop loin.

C’est une phrase de Cocteau.
C’était l’alignement de Carbo.
Dans un jeu alphabétique, il a fait des changements de trios perspicaces.
Un plaisir visuel, de la vraie crème glacée.

Première ligne: Assistant-Cap’taine-Assistant
Deuxième: Kostitsyn-Plekanec-Kostitsyn

Il y avait de l’équilibre, dans ces trios symétriques.
Et de la beauté, dans la passe du patin de Koivu à Higgins. Les frères (K) enfin réunis sont devenus siamois. 3 buts, 2 passes, c’est pas du p’tit change. Les autres ont fait un bon échec-avant. Streit s’est pris pour Zetterberg et Komisarek, pour un Norris. Dans son bleu, Price s’en est payé un blanc.
La cravate Hermès a fait le reste.

Apothéose. Climax.

Me suis couchée avec en tête une image de chevaliers tricolors,heureux et suants, palette au ciel, remerciant la foule. Congé de moutons.
Puis Bang!
La Une de la Presse m’a ouvert les yeux mieux que mon allongé avec pas de lait.
J’ai pris 2-3 gorgées essayant en vain d’associer la voiture flambée avec le 5-0. Je n’ai pas trop compris le lien cause/consequence entre victoire et violence.

Que s’est-il passé Downtown Mourial?

On a gagné, donc je brûle un char?
Je suis fier de mon équipe, donc je casse une vitre?
Beau jeu blanc, mon Carey, alors foutons le feu?

On dit que ce ne sont pas des fans. Probablement. Mais ça s’est passé à côté du Centre Bell après le match. Grosse victoire. Alors ça prend des allures de Madame-White-avec-le-chandelier-dans-le-living-room quand même.
Pas moi qui va ouvrir l’enveloppe.

Mardi AM, la ville a l’air en hangover. On a ramassé les cendres mais il reste comme une couche de honte qui embue la victoire.
Je me sens floue. Je ne me sens pas le droit d’être contente.

Carbo, lundi soir, a commis un fashion faux-pas mais a coaché comme un roi.
Le septième joueur, lui, devra en donner plus que ça.

____ Le hockey pour les filles est une chronique pour mon amie Mimi. Mimi, oui c’est mieux Philadelphie. Ils ont un vintage jersey.

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Le hockey pour les filles : L’insoutenable possibilité de perdre.

avril 21, 2008

Playoffs - jour 12
7ième match Montréal-Boston
Par Miss Miller

Montréal, mon amour de ville a une dure journée.
Pas besoin de lui demander ce qui cloche, je le vois dans ses yeux; je la connais, ma ville. C’est une vieille copine.
Elle a les dents serrées; elle est un peu fébrile.
L’énervement sans la joie.

C’est l’urgence sûrement, la gravité de la situation qui l’ébranle, mais Montréal a, ce lundi, la zone du langage aussi développée qu’un ado de quinze ans.

Monosyllabique. Elle a perdu l’usage de l’adverbe, fin du sujet-verbe-complément.

Laconique. Une vraie entrevue de mi-période avec Carey Price.

On entend comme un murmure…

Il faut.
Ce soir, il faut.


____ Le hockey pour les filles est une chronique pour mon amie Mimi. Mimi, on a pas le choix. Go pour la cravate laide.

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Le hockey pour les filles : Soirée du hockey ou laundry day.

avril 19, 2008

Playoffs - jour 11
Par Miss Miller

C’est un entendant mes livres de recettes se lancer en bas de leur tablette, dans une tentative désespérée pour attirer mon attention, je suppose, que j’ai eu une prise de conscience.

Regard circulaire dans mon appart. Signes apparents de playoffs, ici.

Mes plantes sont en dépression ou en grève du zel (j’connais pas ça, les plantes).
Dans la cuisine, il y a une pandémie de vaisselle sale.
Ma garde-robe a migré sur le tapis de ma chambre.
Découragée, j’ai enfilé mon dernier t-shirt, celui qui, avant le crash boursier, celui de 1929, je veux dire, était jaune et blanc et qui est maintenant…comme beige-brun-gris-blanc, mais en même temps.
(Mimi, sur la une, fait dire que ça s’appelle taupe. )

Il-faut-teeeeeeellement-que-je-fasse-du-ménage.

En route vers le placard, j’ai croisé le remote, ouvert RDS : Capitals-Flyers.
Christooooooo!
(Mon chat Souffe, sur la deux, me fait dire que les bonhommes qui bougent, ils ne m’entendent pas.)

J’ai envoyé en texto à ma conscience : come on, c’est pas tous les jours les séries.
Texto de ma conscience : depuis 10 jours, heeee oui!
J’ai fermé cellulaire et conscience et j’ai regardé la troisième.

Pour les ceux qui ne sont pas hockey, Sex & the city, the movie est maintenant en salle et il y a une excellente expo d’installation video à la SAT. Mais à voir la fièvre envelopper la ville en concurrante crédible au smog, c’est à se demander s’il en reste?

Mourad, mon chauffeur de taxi préféré et moi, on jasait sport, cette semaine, coin Rachel et Parthenais. Bah, tu sais moi, je viens d’Algérie alors je suis plutôt foot, qui me dit. Et comme moi, je suis juste assez foot pour savoir que notre équipe, c’est pas les Alouettes, c’est l’Impact, et que Mourad est galant, on a parlé CH. Et ses mots me sont restés en tête.

Il a dit 15 ans…
Il a dit neige…
Et, Mourad a dit nous…

C’est ça qui se passe, à Montréal Ciudad. C’est comme si la guigne des 15 dernières années avait fondu en même temps que le contenu des 800 dépotoirs à neige de la ville.
La victoire, c’est inclusif. Tout le monde se sent CH. Canadiennement Hockey. Quand ma Française de voisine vient tapocher dans ma vitre après une victoire, je nous sens nous. Et je me sens chez moi.

À Montréal, Québec, Canada, tous les autobus, le 24 comme le 97, affichent des encouragements au Canadien au lieu de titrer la destination. Depuis 10 jours, on s’en va tous à GO HABS GO.

Terminus, les Ours.
C’est le temps d’aller en deuxième ronde.
Sinon demain, je porterai mon t-shirt Laundry day.


____ Le hockey pour les filles est une chronique pour Mimi Ouimet, Mimi, t’es mieux de patiner vite, parce que ma Mimi à moi, elle parle maintenant hockey very well.

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Le hockey pour les filles : To be a plan B.

avril 16, 2008

Playoffs - jour 8
Par Miss Miller

Call me capricieuse, call me princesse.
C’est quelque chose que je déteste.

Même feeling qu’être une date du lundi soir, cinq heure.
Même feeling que de se faire choisir dernier au ballon-chasseur.
Un citoyen de seconde zone.
Être un Plan B.

Dans l’Association Est, 16 avril two thousand eight, force est d’avouer que ce sont les Bruins, les négligés.
Ils ont fini 8ième,  sur la fesse. Leur premier trio a passé l’hiver sur la passerelle; un vrai festival de la blessure.
Bon d’accord, ils sont revenus plus fort dans le deuxième et troisième matchs, fermant le centre de la patinoire, étant plus intenses en échec-avant, courant après tout ce bouge.
Le printemps, peut-être.

Mais je n’y crois pas.
Et jusqu’ici, j’ai eu du flair. Montréal en 5, j’avais dit. I’m sticking to my gun.
Tellement qu’après des années noires, il y a une odeur de vengence dans l’air.

L’année post-lock out, j’avais fait une étonnante révélation à mon ami Tee.
Je ne me souviens pas des détails, mais ça devait être un jour…tard.
Devais être fatiguée, étourdie, grippée, faible et atteinte de la scarlatine.
Ou alors j’avais perdu un pari, je lui en devais une, si ça se trouve.
Ça avait été dit, en tout cas et c’était devenu indélibile.

Mon amour pour number 43. En 1990, pendant la Coupe Mémoriale, avec toute la sagesse de mes 12 ans, j’avais échangé Wayne Gretzky pour…Patrice Brisebois.

Avec 1 but et 2 passes en quatre matchs, Brisebois est le meilleur pointeur du CH.
J’ai vécu 18 ans d’opprobre, je goûte enfin la victoire. Pourtant P.B., c’était pour Carbo, pour Gainey, un plan B.
Devin? Avant-gardiste pas t-à-peu-près?
Je pense surtout qu’à la roulette russe hockey, il faut a priori savoir se méfier.

Plan A, demain, battre les B.
Nos premiers trios ne produisent pas, mais, au moins, on en a.
Sans déconner, vous prendriez, vous, les Bruins, dans votre équipe de ballon-prisonnier?

____  Le hockey pour les filles est une chronique pour mon amie Mimi.  Tu n ’es jamais mon plan B, mais tu es, souvent, mon Plus One.

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Le hockey pour les filles : Le hockey contre les filles.

avril 16, 2008

Playoffs - jour Komisarek
Par Miss Miller

C’est arrivé à mes oreilles via RDS avant même que la machine espresso ait fait pchuuuuuuuuuui.
Pleky a avoué jouer comme une « little girl ».
Méchant mea culpa.

J’ai passé un mois en Tchèquie et je ne suis toujours pas capable de dire, en cette langue, plus que : sel, poivre, bière, merci, adieu, deux bières. Il n’y a pas de vol direct entre le Czech et le French. Purs étrangers.
Espérons que le sens de ce que Thomas voulait dire s’est perdu dans la traduction.

Mais être une fillette cette semaine et revenir de ma pratique de soccer, de mon spectacle de théâtre ou de l’école avec des résultats contestables, je dirais à ma maman que j’ai fait une Plekanec de moi-même.

Ce serait dans l’air du temps.
Et ce serait de bonne guerre.

____ Le hockey pour les filles est une chronique pour mon amie Mimi. Mimi, vivre dangereusement, tu dirais que Pleky, il joue pas tant comme une fille, que comme Attawa.